Emmanuel Gambardella

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Emmanuel Gambardella
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 65 ans)
MontpellierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Emmanuel Bonaventure GambardellaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Distinction

Emmanuel Gambardella, né le à Sète et mort le à Montpellier, est un journaliste sportif français qui devient dirigeant de football .

Biographie[modifier | modifier le code]

Élève du collège municipal de sa ville natale, il découvre le football et participe à la fondation de l'AS sétoise en 1904. Tout en gardant les buts de l'équipe première, il assure le secrétariat du club et siège en 1909 au comité régional de l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA). Après le service militaire de 1910 à 1912 et la mobilisation de 1914 à 1919, il prend la charge, aux côtés du vice-président Georges Bayrou, du secrétariat administratif du Football Club de Sète 34 (FC Sète) devenu depuis la guerre le principal acteur local du ballon rond.

La rédaction du bulletin imprimé du club, Les dauphins, le conduit vers le journalisme dans le quotidien du soir de la ville, L'information méridionale, dès février 1921, puis dans la feuille spécialisée créée en mai, L'information sportive méridionale, avant l'appel l'année suivante à la tête de la rédaction du Languedocien sportif à Montpellier, puis de 1928 à 1930, d'un hebdomadaire nîmois dont l'extension des ambitions géographiques se trouve affirmée en 1929 par le titre des Sports du Sud-Est[1].

Le music-hall ne procure pas une audience aussi large aux revues dont Gambardella, depuis 1920, écrit les paroles et ce n'est qu'exceptionnellement que l'un de ces spectacles s'impose hors du Languedoc avec un succès à Nice pendant l'été 1925. Le librettiste, qui a bien réussi avec une opérette à Bordeaux en 1923, échoue avec une autre à Paris en 1928.

Quant à l'homme de football, s'il est éclipsé sur le plan local par Bayrou qui préside le FC Sète, il est appelé, avec le journaliste parisien Gabriel Hanot, comme expert à la commission créée en 1929 par la Fédération française de football association (FFFA) pour étudier le statut du joueur rétribué. Sa contribution décisive à l'instauration du professionnalisme en 1932 est reconnue par la fédération : présidence de la commission du championnat de France professionnel, vice-présidence de la commission de classement et du statut des joueurs professionnels.

Gambardella qui a participé, de 1930 à 1933, à la tentative malheureuse de lancement d'un troisième quotidien montpelliérain, Le Sud, apporte sa compétence à plusieurs feuilles parisiennes, en même temps qu'au Petit méridional, tout en abordant des sujets plus variés au Républicain du Gard, le journal nîmois du soir étroitement lié au Sports du Sud-Est où il est revenu de 1932 à la disparition en 1938. Chevalier de la Légion d'honneur en 1935, il préside le syndicat des journalistes professionnels de Montpellier. La guerre et la défaite le ramènent à L'information sportive méridionale où il lui faut approuver la politique vichyste d'abandon du professionnalisme.

Membre de l'équipe des fondateurs du Midi libre lancé le , Gambardella, après la crise qui secoue le quotidien montpelliérain l'année suivante, se trouve porté à la présidence du conseil d'administration. Cette fonction qu'il conserve jusqu'à sa mort, ne l'empêche pas de conduire, à la tête du groupement des clubs autorisés, la restauration du football professionnel, avant de succéder à Jules Rimet à la présidence de la Fédération française de football (FFF). À côté de ses responsabilités administratives, le journaliste apporte au Midi libre, avec une coopération à la rubrique sportive, une chronique montpelliéraine, tout en assumant la responsabilité des programmes de la station locale de radiodiffusion. Après son inhumation au cimetière marin de Sète, son nom est donné en 1953 à la coupe nationale des juniors[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Yves Dupont 1973, p. 298-308
  2. « L’hommage du foot à Emmanuel Gambardella », sur republicain-lorrain.fr, (consulté le 18 décembre 2016)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yves Dupont, La mecque du football ou mémoires d'un dauphin, Nîmes, Yves Dupont, , 395 p. (OCLC 461514033, ASIN B0014MFNS2)
  • Roland Andréani, "Football, presse et chanson : les trois carrières d'Emmanuel Gambardella (1888-1953)" dans "Jeux et sports dans l'histoire", tome 2 "Pratiques sportives", Paris, Comité des travaux historiques et scientifiques, 1992, p. 355-366.
  • Roland Andréani, "Le destin régional et national d'un Sétois d'origine italienne : Emmanuel Gambardella (1888-1953)" dans "Bulletin de la Société d'Études Historiques et Scientifiques de Sète et sa région", no 19-20-21, 1995, p. 103-108.