Château d'Yvoire

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Château d'Yvoire
Image illustrative de l'article Château d'Yvoire
Le château d'Yvoire vu depuis le lac Léman.
Période ou style Médiévale
Type Donjon
Début construction Début XIIIe siècle
Propriétaire initial Comte Amédée V de Savoie
Destination initiale Château fort
Propriétaire actuel Famille Bouvier d'Yvoire
Destination actuelle Fermé au public
Coordonnées 46° 22′ 17″ nord, 6° 19′ 34″ est
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Comté de Savoie
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Commune Yvoire

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

(Voir situation sur carte : Haute-Savoie)
Château d'Yvoire

Géolocalisation sur la carte : Rhône-Alpes

(Voir situation sur carte : Rhône-Alpes)
Château d'Yvoire

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château d'Yvoire

Le château d'Yvoire est un ancien château fort, du XIIIe siècle, centre de la seigneurie d'Yvoire érigée en baronnie, qui se dresse sur la commune d'Yvoire dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Situation[modifier | modifier le code]

Le château d'Yvoire est situé dans le département français de la Haute-Savoie sur la commune d'Yvoire, au bord du lac Léman. Situé sur un point dominant le lac Léman, il permet de contrôler la navigation entre le petit lac et le grand lac, ainsi que la route qui relie Genève à la haute vallée du Rhône et à l’Italie.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1306[1], le comte de Savoie Amédée V (1249-1323) fait construire durant la longue guerre delphino-savoyarde, un puissant château fort sur l'emplacement d'une ancienne place forte militaire stratégique genevoise, en même temps que les fortifications du bourg d'Yvoire.

Le château connait de nombreuses guerres durant le Moyen Âge qui opposèrent les comtes de Genève, les Bernois, les sires de Faucigny, les Dauphins de Viennois, la maison de Savoie et le royaume de France.

En 1592, la République de Genève fait incendier et ravager le château et démolir les remparts du village du côté du lac. Il ne reste alors que les fossés et les murs d’enceinte du grand donjon quadrangulaire actuel qui est alors partiellement aménagé pour être rendu habitable.

Plusieurs propriétaires se succèdent jusqu’à la famille Bouvier d'Yvoire qui possède le donjon et l'occupe depuis 1655. Entre 1919 et 1939, le baron Félix Bouvier d’Yvoire entreprend d'importants travaux de restauration du donjon d'origine pour lui donner sa forme actuelle, avec entre autres la reconstruction en 1939 du toit et des quatre échauguettes d’angles.

En 1986, Yves et Anne-Monique d'Yvoire font transformer l'ancien jardin potager du château en jardin botanique touristique baptisé « Labyrinthe Jardin des Cinq Sens », classé depuis jardin remarquable.

Avec son bourg médiéval touristique pittoresque, Yvoire est à ce jour membre de l’association « Les Plus Beaux Villages de France » et patrimoine des Pays de Savoie.

Description[modifier | modifier le code]

Le château d'Yvoire se présente aujourd'hui sous la forme d'une grosse tour quadrangulaire de 25,50−26 × 15,10−14,90 mètres de côté et des murs épais de 2,30 mètres. Pour Louis Blondel, la tour ne serait pas antérieur au début du XIIIe siècle[1].

Châtellenie d'Yvoire[modifier | modifier le code]

Le château d'Yvoire est le centre d'une châtellenie, dit aussi mandement[2].

Dans le comté de Savoie, le châtelain est un « [officier], nommé pour une durée définie, révocable et amovible »[3],[4]. Il est chargé de la gestion de la châtellenie ou mandement, il perçoit les revenus fiscaux du domaine, et il s'occupe de l'entretien du château[5].

Les châtelains d'Yvoire au XIVe siècle sont[6] :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Matthieu de la Corbière, L'invention et la défense des frontières dans le diocèse de Genève. Étude des principautés et de l'habitat fortifié (XIIe – XIVe siècle), Annecy, Académie salésienne, 2003, 647 p., p. 293.
  2. Payraud 2009, p. Annexe 8 : liste des ensembles fortifiés intégrés au corpus.
  3. Christian Sorrel, Histoire de la Savoie : images, récits, La Fontaine de Siloé, , 461 p. (ISBN 978-2-8420-6347-4, lire en ligne), p. 146-147.
  4. Nicolas Carrier, « Une justice pour rétablir la « concorde » : la justice de composition dans la Savoie de la fin du Moyen Âge (fin XIIIe -début XVIe siècle) », dans Dominique Barthélemy, Nicolas Offenstadt, Le règlement des conflits au Moyen Âge. Actes du XXXIe Congrès de la SHMESP (Angers, 2000), Paris, Publications de la Sorbonne, , 391 p. (ISBN 978-2-85944-438-9), p. 237-257.
  5. Alessandro Barbero, « Les châtelains des comtes, puis ducs de Savoie en vallée d'Aoste (XIIIe-XVIe siècle) », dans Guido Castelnuovo, Olivier Mattéoni, « De part et d'autre des Alpes » : les châtelains des princes à la fin du moyen âge : actes de la table ronde de Chambéry, 11 et 12 octobre 2001, , 266 p. (lire en ligne).
  6. Payraud 2009, p. 671-682, Annexe 11 : liste des châtelains recensés dans le cadre de cette étude.