Sermano

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Sermano
Sermano
Vue de Sermanu.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Collectivité territoriale unique Corse
Circonscription départementale Haute-Corse
Arrondissement Corte
Intercommunalité Communauté de communes Pasquale Paoli
Maire
Mandat
Jean Giudicelli
2020-2026
Code postal 20212
Code commune 2B275
Démographie
Population
municipale
71 hab. (2019 en augmentation de 14,52 % par rapport à 2013)
Densité 9,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 18′ 54″ nord, 9° 16′ 06″ est
Altitude 762 m
Min. 407 m
Max. 1 420 m
Superficie 7,62 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Corte
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Golo-Morosaglia
Localisation
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Sermano

Sermano, en corse Sermanu, est une commune française située dans la circonscription départementale de la Haute-Corse et le territoire de la collectivité de Corse. Le village appartient à la piève de Bozio. En 2009, Sermano devient le chef-lieu du canton de Bustanico.

Géographie[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la D 41, route reliant au nord-ouest la RN 193 à la D 39 à Feo (Favalello) au sud, et qui permet de rejoindre la RN 200. La D 41 dessert les villages de Tralonca, Santa-Lucia-di-Mercurio, et Sermano, et traverse les communes de Castellare-di-Mercurio et Favalello.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Sermano est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Corte, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 34 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (94,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (94,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (76,1 %), forêts (18,8 %), zones agricoles hétérogènes (5,1 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Au début du XVIe siècle, vers 1520, la piève du Bozio comptait environ 2 000 habitants. Elle avait pour lieux habités la Rebia, Arbitro, lo Pè de la Corte, la Casella, li Alzi, Arando, lo Pogio, Bostanico, Cormano, lo Castello, lo Favalello[8].

Au XVIIIe siècle, la piève du Bozio était composée des communautés de Favalello 72. Sermano 149. Castirla 179. Allando 159. Rebbia 189. Casanova, e Castello 164. Alzi 82. Pie di Corte 168. Bustanico 199. Arbitro 89[9].

Passant sous l'administration militaire française en 1769, elle devient la pieve de Mercurio. En 1790 la pieve de Mercurio prend le nom de son chef-lieu et devient le canton de Sermano.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1954, le canton de Sermano comprend les communes d'Alando, Alzi, Bustanico, Castellare-di-Mercurio, Favalello, Mazzola, Sant'Andrea-di-Bozio, Santa-Lucia-di-Mercurio, Tralonca et Sermano qui comptait alors 126 habitants. Sermanu en était le chef-lieu.

1971 - 1973 : le nouveau canton de Bustanicu est créé avec la fusion imposée des anciens cantons de Piedicorte-di-Gaggio, San Lurenzu et Sermanu.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 En cours Mathieu STRINA DVD Employé
mars 2001 2008 Christian GENASI    
maire en 1911 ? Jean-Paul MARIANI    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11].

En 2019, la commune comptait 71 habitants[Note 3], en augmentation de 14,52 % par rapport à 2013 (Haute-Corse : +6,41 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
203186234224251258275276264
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
286269263284276251263265246
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
242247234240253241162126108
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014
908576637678827260
2019 - - - - - - - -
71--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Architecture civile[modifier | modifier le code]

  • Monument aux morts, l'un des rares - voire l'unique - de l'île doté de la Tête de Maure.
  • Fontaines nombreuses dans le village.

Architecture sacrée[modifier | modifier le code]

Église romane Santi Niculaiu[modifier | modifier le code]

La chapelle Santi Niculaiu

L'église de Santi Niculau, en français Saint-Nicolas, est datée du XIe siècle. L'édifice, situé à environ 500 m au sud-ouest et en contrebas du village, est accessible par un sentier, le Mare a mare nord, à suivre à partir de la mairie. Construite au Xe siècle, elle a été remaniée au XVe siècle, aux XVIIe et XVIIIe siècles.

L'église serait antérieure au Xe siècle. Au XVIe siècle, elle est devenue l'église annexe de Sant'Andrea-di-Bozio, la nouvelle église piévane, et a dû le demeurer jusqu'à la construction de la nouvelle église, au XIXe siècle. Elle est classée Monument historique par arrêté du [14].

Elle abrite des fresques du XVe siècle.

Les fresques de Santi Niculaiu

Église de A Nunziata[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale de l'Annonciation (A Nunziata), de style baroque, est située au cœur du village

La chapelle Sant'Alesiu[modifier | modifier le code]

La chapelle de Sant'Alesiu (en français Saint-Alexis) est située à 1150 mètres d'altitude, en limite avec les communes de Rusio et Castellare di Mercoriu.

Sant'Alesiu

Les ruines de l'ancienne église piévane San Ghjuvanni et San Quilicu[modifier | modifier le code]

Les vestiges de l'ancienne église piévane sont toujours visibles. Le titre d'église piévane est attesté par le lieu-dit "U Collu di a Pieve" à quelques mètres des ruines. Il ne reste pas grand-chose, hélas. Geneviève Moracchini-Mazel explique que de mémoire de villageois les pierres de la vieille piévanie ont servi à construire l'église principale du village, de A Nunziata, au XIXe siècle.

Les vestiges de l'ancienne piévanie du Boziu, San Ghjuvanni è San Quilicu

Autres[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Fêtes et loisirs[modifier | modifier le code]

  • A Festa di u Viulinu avait été créée à Sermanu en 1997. Depuis 2001 elle est devenue un grand festival de danses et musiques à danser à Corte qui s'y déroule fin juillet : FestiBallu.

Randonnées[modifier | modifier le code]

Panneaux directionnels.

La commune est traversée latéralement par le sentier de grande randonnée Mare a mare Nord depuis Santa-Reparata-di-Moriani à l'est, en direction de Corte à l'ouest. Une variante démarre sous la chapelle San Nicolao et conduit à Corte en traversant le Tavignano et la RN 200 au sud de l'aérodrome de Corte.

Un gîte d'étape, le San Fiurenzu, se trouve à l'entrée orientale du village.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Pleyben - Châteaulin », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. ADECEC - CORSE : Eléments pour un dictionnaire des noms propres
  9. Francesco-Maria ACCINELLI L’histoire de la Corse vue par un Génois du XVIIIe siècle - Transcription d’un manuscrit de Gênes - ADECEC Cervioni et l’Association FRANCISCORSA Bastia 1974
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  14. Notice no PA00099248, base Mérimée, ministère français de la Culture.