Budelière

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Budelière
Budelière
Vue générale de Budelière
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Creuse
Arrondissement Aubusson
Intercommunalité Creuse Confluence
Maire
Mandat
Lionel Couturier
2020-2026
Code postal 23170
Code commune 23035
Démographie
Gentilé Budeliérois
Population
municipale
713 hab. (2018 en diminution de 7,16 % par rapport à 2013)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 13′ 15″ nord, 2° 28′ 09″ est
Altitude Min. 293 m
Max. 449 m
Superficie 25,07 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Montluçon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Évaux-les-Bains
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Voir sur la carte administrative de Nouvelle-Aquitaine
City locator 14.svg
Budelière
Géolocalisation sur la carte : Creuse
Voir sur la carte topographique de la Creuse
City locator 14.svg
Budelière
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Budelière
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Budelière
Liens
Site web budeliere.jimdo.com/

Budelière est une commune française située dans le département de la Creuse, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Budelière est située au nord-est du département de la Creuse, dans le canton de Chambon-sur-Voueize, au cœur du Pays Combraille. Elle se trouve à environ 52 km du chef-lieu de département, Guéret, à 18 km de Montluçon, 6 km de Chambon-sur-Voueize et 8 km d'Évaux-les-Bains. Délimitée à l'Ouest par l'étang de Réberie et à l'Est par les gorges de la Tardes, site classé Natura 2000, Budelière bénéficie d'une nature encore très préservée.

La commune est constituée des villages ou hameaux suivants : Les Bruyères, Chassagne, Chassat, La Chatelane, Le Châtelet, Chaumonteil, Chévechère, Le Clos, Les Coutures, La Denèche, la Gare, Grand Cros, Lonlevade, Madelaine, Maschaumeix, Montbardoux, La Montenelle, Moulin Chaponnet, Petit Cros, Pont et Poirier, Richeboeuf, Rochette, Le Rouchaud, Sac, Saget, Sauzet, Thermont, La Trimouille, Les Trimouilles, Vernon, Vernude, La Villederie.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Budelière est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montluçon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 58 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (73,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (73,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (40,5 %), zones agricoles hétérogènes (25,8 %), forêts (23,4 %), terres arables (7,2 %), eaux continentales[Note 3] (1,9 %), zones urbanisées (1,3 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Budeliérois[7].

Le nom de la commune provient directement de l'occitan Budalièra.

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte postale de la gare vers 1920.

Cette commune est l'héritière d'un passé qui remonte à la fin du néolithique, avec la présence d'un ancien dolmen aujourd'hui en ruine, sur le site des Chavadis.

L'histoire de la commune se confond ensuite avec celle de deux de ces anciennes paroisses : les deux Châtelet. Ce sont le Châtelet ou Châtillon d'Entraigues, au confluent de la Tardes et du ruisseau de Lascaux, et le Châtelet-Landré, sur l'éperon rocheux entre la Tardes et le ruisseau du Châtelet. La première paroisse, ancien oppidum gaulois, avait une église dépendant du diocèse de Bourges. Elle était primitivement dédiée à saint Martin, puis à saint Marien et tardivement à sainte Radegonde. La seconde paroisse, mentionnée dans les bulles de 1119 et 1158, était dédiée à saint Martial et dépendait du diocèse de Limoges.

En 1834, la commune de Sainte-Radegonde (ou Saint de Chatelloy), fut supprimée pour être réunie au Châtelet-Landré ; cette commune de Sainte-Radegonde avait porté, durant la Révolution, le nom de Les Cottes[8].

En 1851, le siège de la commune est transféré du Châtelet-Landré à Budelière où existait déjà un habitat avec deux manoirs, Budelière et Le Clos.

En 1899, le hameau d'Entraigues passe de Budelière à Évaux-les-Bains.

La mine d'or du Châtelet est située sur la commune de Budelière, la mine a produit 11 tonnes d’or entre son ouverture en 1905 et sa fermeture en 1955.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1989 Raymond Aucouturier PCF Conseiller général (1979-1989)
1995 2001 Claude Debouche DVG Enseignant
mars 2001 2020 Jacques Constantin DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10].

En 2018, la commune comptait 713 habitants[Note 4], en diminution de 7,16 % par rapport à 2013 (Creuse : −2,79 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
400408426421439733718767782
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
750760780797809830898896886
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7577891 0667311 1361 019867830915
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
742689623715756755781785773
2017 2018 - - - - - - -
717713-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 17 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  2. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 25 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 17 avril 2021)
  7. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr.
  8. Nom de l'an II d'après EHESS-Cassini, avéré en tant que nom révolutionnaire sur Archives départementales de la Creuse, p. 6 (prairial an II).
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.