Brestot

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Brestot
Brestot
La mairie.
Blason de Brestot
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Bernay
Intercommunalité Communauté de communes de Pont-Audemer / Val de Risle
Maire
Mandat
Émilie Da Silva
2020-2026
Code postal 27350
Code commune 27110
Démographie
Gentilé Brestotois
Population
municipale
627 hab. (2019 en augmentation de 21,04 % par rapport à 2013)
Densité 72 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 21′ 09″ nord, 0° 41′ 10″ est
Altitude Min. 50 m
Max. 139 m
Superficie 8,73 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Rouen
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Pont-Audemer
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Brestot

Brestot est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Boisement[modifier | modifier le code]

Une partie sud et, dans une moindre mesure, une partie ouest de la commune de Brestot est couverte par la forêt de Montfort.

En novembre 2015, le Conseil départemental de l'Eure a acquis 6 ha de terrains en friche ou agricoles, répartis sur quatre parcelles, et a conventionné avec l’Office national des forêts pour que celui-ci réalise des travaux de reboisement. Ces hectares, qui viennent agrandir la forêt de Montfort, seront, courant 2016, plantés de châtaigniers, de chênes, de charmes, d’aulnes de Corse, d’érables sycomores, d’alisiers et de cormiers.

Cette opération constitue l'une des mesures compensatoires à la construction de la déviation de Pont-de-l'Arche, dont le tracé avait nécessité d'empiéter sur 54 ha de la forêt domaniale de Bord. Le Département de l’Eure a été obligé de compenser trois fois plus et de réintroduire 163 ha de surfaces boisées, attenants à des forêts domaniales euroises[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 10,5 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,5 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,9 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 13,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 835 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,5 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Jumieges », sur la commune de Jumièges, mise en service en 1978[9] et qui se trouve à 13 km à vol d'oiseau[10],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 11,6 °C et la hauteur de précipitations de 844,1 mm pour la période 1981-2010[11]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Rouen-Boos », sur la commune de Boos, dans le département de la Seine-Maritime, mise en service en 1968 et à 38 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 10,1 °C pour la période 1971-2000[13] à 10,5 °C pour 1981-2010[14], puis à 11 °C pour 1991-2020[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Brestot est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[16],[17],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rouen, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 317 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (69,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (69,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (40,8 %), forêts (30,6 %), prairies (23,8 %), zones agricoles hétérogènes (4,7 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[22].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Bretot vers 1040[23]; Breitot vers 1080[23] et au XIIe siècle (charte de Galeran de Meulan); Braetot en 1250 (cartulaire du Bec); Braistot en 1547 (Etat civil)[23], on prononce « Brétô »[23], sans articuler le s purement graphique, conformément à l'étymologie. Puis Bretot en 1722; Braietot en 1828[24].

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale d'origine scandinave composée de l'adjectif norrois breiðr « grand, large » et topt « terrain avec habitation, ferme, propriété »[23]. Homonymie avec Bratoft (Angleterre, Breitoft vers 1115)[23].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Emmanuel de Lévis-Mirepoix    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Thierry Mellot    
mars 2014 En cours Jean-Michel Ollivier SE Ingénieur conseil

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[26].

En 2019, la commune comptait 627 habitants[Note 8], en augmentation de 21,04 % par rapport à 2013 (Eure : +0,75 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0028931 024971909868854789745
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
736721676624598576558504462
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
432416376301281320293288283
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
284267294337424404458465501
2017 2019 - - - - - - -
596627-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Brumare.

La commune de Brestot compte un édifice inscrit au titre des monuments historiques :

Par ailleurs, de nombreux autres édifices sont inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel :

  • l'église Saint-Sauveur / Sainte-Marie (XIe, XIIe, XIVe, XVIIIe et XIXe)[30] ;
  • le presbytère (XVIIIe)[31] ;
  • une croix de cimetière du XVIIe siècle dans le cimetière de l'église Saint-Sauveur[32] ;
  • deux manoirs : l'un du XVIIe siècle au lieu-dit les Roussettes[33], l'autre du XVIe siècle au lieu-dit le Quesney[34] ;
  • cinq fermes : deux du XVIIIe siècle au lieu-dit les Godebouts[35],[36], une du XVIIIe siècle au lieu-dit les Bourguignons[37], une du XVIIIe siècle au lieu-dit le Mont Rôti[38] et une dernière du XVIIIe siècle au lieu-dit les Chèvres[39].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

ZNIEFF de type 1[modifier | modifier le code]

  • Le chêne à la Vierge[40].

ZNIEFF de type 2[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Brestot Blason
Parti : au 1er d'azur à la Vierge à l'Enfant d'or, au 2e de sinople au château du lieu d'argent ouvert, ajouré et essoré de sable et au chef de gueules chargé de deux léopards d'or l'un au-dessus de l'autre ; enté de sable au bœuf arrêté d'or surmonté d'une gerbe de blé du même.
Détails

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[5].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée ».
  2. « La forêt de Montfort pousse de 6 hectares », sur Le site de la préfecture de l'Eure (consulté le ).
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  5. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  6. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  7. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  8. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  9. « Station Météo-France Jumieges - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  10. « Orthodromie entre Brestot et Jumièges », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station Météo-France Jumieges - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  12. « Orthodromie entre Brestot et Boos », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. « Station météorologique de Rouen-Boos - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Rouen-Boos - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Station météorologique de Rouen-Boos - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  18. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  22. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  23. a b c d e et f François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 77.
  24. Ernest Poret de Blosseville, Dictionnaire topographique du département de l’Eure, Paris, , p. 35.
  25. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  29. « Château de Brumare », notice no PA00099358, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  30. « Église Paroissiale Saint-Sauveur », notice no IA00019623, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  31. « Presbytère », notice no IA00019625, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  32. « Croix de cimetière », notice no IA00019630, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  33. « Manoir », notice no IA00019633, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  34. « Manoir », notice no IA00019624, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  35. « Ferme », notice no IA00019626, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  36. « Ferme », notice no IA00019632, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  37. « Ferme », notice no IA00019629, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  38. « Ferme », notice no IA00019628, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  39. « Ferme », notice no IA00019627, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  40. « Le chêne à la Vierge », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  41. « La vallée de la Risle de Brionne à Pont-Audemer, la forêt de Montfort », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).