Appeville-Annebault

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Appeville-Annebault
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Bernay
Canton Pont-Audemer
Intercommunalité Communauté de communes de Pont-Audemer Val de Risle
Maire
Mandat
Michel Denhez
2014-2020
Code postal 27290
Code commune 27018
Démographie
Gentilé Appevillais
Population
municipale
999 hab. (2014)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 19′ 51″ nord, 0° 38′ 35″ est
Altitude Min. 19 m – Max. 132 m
Superficie 13,35 km2
Localisation

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Appeville-Annebault

Appeville-Annebault est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Appeville-Annebault est une commune du nord-ouest du département de l'Eure en région Normandie. Située à 120 mètres d'altitude, à cheval sur la région naturelle du Roumois et la vallée de la Risle, elle s'étend sur 13,4 km2 soit 66,2 hab/km².

Vue d'Annebault, dans la vallée de la Risle

La route départementale 130 relie la commune à Pont-Audemer et Brionne par la vallée. La route départementale 89 fait le lien entre la vallée et le plateau. Elle place la commune à proximité de la route nationale 175 et la sortie A13 de Bourneville.

Communes limitrophes de Appeville-Annebault[1]
Corneville-sur-Risle, Colletot Cauverville-en-Roumois Brestot
Condé-sur-Risle, Corneville-sur-Risle Appeville-Annebault[1] Brestot, Illeville-sur-Montfort
Condé-sur-Risle Montfort-sur-Risle, Saint-Philbert-sur-Risle Illeville-sur-Montfort

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Risle et le ruisseau de la Freulette y prend sa source[2].

Boisement[modifier | modifier le code]

La partie sud-est de la commune d'Appeville-Annebault est couverte par la forêt de Montfort.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme latinisée Apevilla entre 1070 et 1082, le déterminant complémentaire Annebaut apparaît en 1740, puis paroisse d'Annebaud en 1761, Appeville dit Annebaut en 1780 - 1789[3].

Il s'agit d'une formation médiévale en -ville au sens ancien de « domaine rural », terme issu du gallo-roman VILLA « grand domaine rural ». Le premier élément est, comme dans la plupart des cas, un nom de personne germanique, ici il est question plus précisément du nom de personne vieux norois Api « le singe, le fou[4] » (qui a évolué en Ebbe en danois moderne, cf. aussi l'anglais ape « grand singe »), d’où la signification globale de « domaine rural d’Api ». Le même personnage se retrouve aussi dans Aptuit (parfois écrit Aptuy) au hameau contigu de Corneville-sur-Risle[5]. Le second élément est alors l'appellatif -tuit (autrement thuit) d'origine scandinave thweit et signifiant « essart, défrichement ». Il est possible qu'Aptot, situé à dix kilomètres de là, soit formé également avec le nom du même personnage, à moins qu'il ne s'agisse d'un homonyme[5]. Le second élément -tot, d'origine scandinave, signifie « emplacement, ferme » (cf. danois, anglo-danois -toft).

Il y a plusieurs autres Appeville en Normandie, dont Appeville (Manche).

Annebault est le nom du marquis d'Annebault (Grand amiral de France) qui fut (par mariage) Seigneur d'Appeville, dont la famille était originaire d'Annebault dans l'actuel département du Calvados[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 23 août 1413, Jehan d'ANNEBAULT, chevalier, bénéficie d'un répit d'aveu pour le fief d'Aubigny qui est un hameau d'Appeville-Annebault. Référence: Dépouillements systématiques de dom LENOIR (volume 21) par Bertrand PÂRIS.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Michel Denhez DVD Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 999 habitants, en augmentation de 13,27 % par rapport à 2009 (Eure : 2,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 023 1 086 1 120 1 147 1 147 1 088 1 071 1 033 1 040
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
993 951 895 807 771 720 684 657 644
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
645 554 526 502 524 528 536 530 562
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
556 643 617 723 779 779 848 882 999
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-André

La commune d'Appeville-Annebault compte un édifice classé au titre des monuments historiques :

  • L'église Saint-André d'Appeville (XIVe et XVIe) Logo monument historique Classé MH (1862)[10]. Dédiée à saint-André, cette église fut commencée en 1518 (par Jean IV d'Annebault)[11] et achevée par les soins des deux illustres frères d'Annebault. L'église est construite entièrement de pierres. Leurs armes reproduites dans différents endroits attestent suffisamment qu'ils avaient dû contribuer pour une large part dans les réparations[pas clair]. Le chœur de l'église a d'abord été construit au XIVe siècle, et après, la nef et la tour au XVIe siècle. L'un des éléments les plus intéressants de cette construction semble être une corniche extraordinairement ouvragée d'animaux et fruits qui fait, sous le toit, le tour de la nef.

Par ailleurs, de plusieurs autres édifices sont inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel :

  • La chapelle Sainte-Catherine (XIIe) au lieu-dit Rondemare[12]. Elle était placée sous le patronage de l'abbaye de Corneville ;
  • Le monument aux morts (XXe)[13] ;
  • Un édifice fortifié, manoir des XIe, XIIe et XVIe siècles au lieu-dit le Vieux Montfort[14]. La motte a été érigée au XIe ou au XIIe siècle. La date de construction du logis est inconnue ; il fait l'objet d'un restauration au XVIe siècle ; il est détruit après 1854. Le manoir devient la propriété de l'abbaye du Bec-Hellouin entre 1255 et 1346. Ne subsistent aujourd'hui que des vestiges ;
  • Deux maisons au lieu-dit l'Ermitage : l'une du XIXe siècle[15], l'autre du XVIIIe siècle[16] ;
  • Une ferme du XVIIIe siècle au lieu-dit le Moulin Mignon[17] ;
  • Un château du XVIe siècle au lieu-dit Annebault[18]. La construction de ce château a commencé en 1522 pour l'amiral Claude d'Annebault, mais a été interrompue en 1546. L'édifice est aujourd'hui entièrement détruit ;

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Natura 2000[modifier | modifier le code]

  • Risle, Guiel, Charentonne[19].

ZNIEFF de type 1[modifier | modifier le code]

  • Les prairies et les étangs de la Mulotière et de la Thillaie[20] ;
  • La mare de la Forge[21] ;
  • Le chêne à la Vierge[22].

ZNIEFF de type 2[modifier | modifier le code]

  • La vallée de la Risle de Brionne à Pont-Audemer, la forêt de Montfort[23].

Site classé[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le ruisseau de la Freulette (H6237801) ».
  3. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 53 - 54.
  4. Site de Nordic Names (English) : origine du nom Api
  5. a, b et c François de Beaurepaire, Op. cité.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. « Église Saint-André », notice no PA00099311, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Famille d'Annebault, thèse sur Claude d'Annebault sur le site Thèses.enc.Sorbonne.fr.
  12. « Chapelle Sainte-Catherine », notice no IA00019606, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Monument aux morts », notice no IA00019604, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Édifice fortifié, Manoir », notice no IA00019608, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Maison », notice no IA00019610, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Maison », notice no IA00019611, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Ferme », notice no IA00019605, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Château », notice no IA00019607, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Risle, Guiel, Charentonne », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 7 avril 2016).
  20. « Les prairies et les étangs de la Mulotière et de la Thillaie », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 7 avril 2016).
  21. « La mare de la forge », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 7 avril 2016).
  22. « Le chêne à la Vierge », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 7 avril 2016).
  23. « La vallée de la Risle de Brionne à Pont-Audemer, la forêt de Montfort », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 7 avril 2016).
  24. « La vallée de la Risle à Appeville-Annebault, Écaquelon, Freneuse-sur-Risle, Glos-sur-Risle, Illeville-sur-Montfort, Montfort-sur-Risle, Pont-Authou, Saint-Philbert-sur-Risle, Thierville », sur Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement Normandie (consulté le 2 août 2017).

Liens externes[modifier | modifier le code]