Blue Öyster Cult

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Blue Öyster Cult

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Le Cronos du BöC

Informations générales
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre musical Hard rock, heavy metal, rock psychédélique
Années actives Depuis 1967
Labels Columbia Records, CMC International
Site officiel blueoystercult.com
Composition du groupe
Membres Buck Dharma
Eric Bloom
Richie Castellano
Jules Radino
Kasim Sulton

Blue Öyster Cult est un groupe de rock américain, dont le style oscille entre le hard rock, le heavy metal et le rock psychédélique.

Historique[modifier | modifier le code]

Blue Öyster Cult se forme en 1967 à Long Island sous l'impulsion de deux journalistes de rock, Sandy Pearlman et Richard Meltzer, membres du groupe de rock psychédélique The Cows, créé trois ans plus tôt. Mais avant même leur rencontre, chaque membre du futur Blue Öyster Cult a déjà un passé musical au cœur de son lycée ou de sa grande école.

Tout commence lorsque Bruce Abbott (futur coauteur du titre Golden age of leather, sur l'album Spectres) présente Donald Roeser à Albert Bouchard. Ensemble, ils fondent un premier groupe, The Disciples, qui deviendra l'année suivante Travesty. Ils écument les soirées étudiantes et les boîtes locales, et finissent par délaisser leurs études pour se consacrer entièrement à la musique.

Travesty se sépare, Donald Roeser reste à Long Island tandis qu'Albert Bouchard part pour Chicago où il a obtenu quelques engagements. Lorsque Donald fait la rencontre du critique rock Sandy Pearlman et retrouve Albert revenu à New York, ils forment un nouveau groupe, y intégrant un nouveau musicien : Allen Lanier. Pearlman baptise cette formation Soft White Underbelly - en référence à une citation de Winston Churchill comparant la péninsule italienne au ventre-mou des forces de l'Axe, première d'une série d'allusions occultes au conflit de la seconde guerre mondiale dans l'œuvre discographique du Blue Öyster Cult.

Eric Bloom, Allen Lanier et Donald Roeser en concert en 2006
Eric Bloom et Buck Dharma lors d'un concert du BÖC à West Fargo (Dakota du Nord) le 21 juin 2008

Le groupe tourne de plus en plus, assurant les premières parties de Muddy Waters et du Grateful Dead, mais une évidence s'impose : il manque un chanteur... Les Braunstein rejoint alors le groupe, dont le bouche à oreille dit le plus grand bien. Le président d'Elektra Records les remarque lors d'un concert et les signe instantanément, vraisemblablement très attiré par Les...

Début 1969, Soft White Underbelly entre en studio afin d'enregistrer son premier album pour Elektra, mais des divergences opposent Les Braunstein aux autres membres du groupe : il les quitte alors que l'album est presque terminé. Elektra, contrarié par le départ du chanteur sur lequel tout avait été misé, auditionne alors Eric Bloom, une vieille connaissance de Long Island, et décide de terminer la production de l'album avec lui.

Avec le départ de Braunstein et l'arrivée d'Eric Bloom, le groupe change à nouveau de nom et devient Stalk Forrest Group. Sandy Pearlman imagine alors de donner un nom de scène à chaque membre (Buck Dharma, Jesse Python, La Verne, Prince Omega et Andy Winters) ; seul Donald Roeser accepte de conserver le sien, on le connaîtra désormais sous le pseudonyme de Buck Dharma.

Après quelques concerts, Elektra décide de rompre leur contrat ; Andy Winters quitte alors le groupe et est remplacé à la basse par Joe Bouchard, le frère d'Albert. En 1970 le Stalk Forrest Group livre un grand concert en plein air qui éveille la curiosité de la maison de disques Columbia : un nouveau contrat est signé. Il faut donc, selon la tradition Pearlman, trouver un nouveau nom au groupe : Blue Öyster Cult. Le nom ne signifie pas « Culte de l'huître bleue » mais « Secte de l'huître bleue », le terme « cult » étant employé aux États-Unis au sens de secte.

Ils deviennent un groupe à succès durant cette décennie, notamment grâce au titre (Don't fear) The Reaper en 1976. Sous l'impulsion de leurs mentors et producteurs des débuts, Sandy Pearlman et Murray Krugman, ils cultivent une esthétique sombre et un certain ésotérisme hermétique confirmé par leur logo (le Cronos inspiré du symbole astrologique de Saturne. Le tréma ajouté sur le « O » a été à l'origine d'une mode dans les noms de groupes de metal (Motörhead, Mötley Crüe, par exemple...). La musique du groupe est très influencée par Black Sabbath, MC5, les Stooges, et Steppenwolf, selon les propres dires du chanteur Eric Bloom et du guitariste Donald Roeser. L'influence de Black Sabbath est perceptible dans des morceaux comme Cities on flame with rock and roll, ou Godzilla. Celle de MC5 et des Stooges dans Hot rails to hell, figurant sur l'album Tyranny and mutation. Et enfin celle de Steppenwolf dans des morceaux comme The Red and the black, Career of evil ou Subhuman (Blue Öyster Cult reprendra d'ailleurs Born to Be Wild, célèbre chanson de Steppenwolf).

Après la parution de l'album Secret Treaties (1974) dont la pochette illustre un Messerschmitt 262, chasseur à réaction allemand qui connut une renommée éphémère au printemps 1945, le groupe est accusé de véhiculer dans certaines de ses chansons, et plus largement dans toute l'imagerie développée autour de lui par ses mentors et producteurs Pearlman et Krugman, des références à certaines idéologies considérées comme extrêmes, en particulier le nazisme, mais aussi à des courants philosophiques polémiques (l'on parla de Nietzsche pour le titre Subhuman). Tout cela n'était qu'une rumeur journalistique fondée sur une interprétation hâtive de textes sortis de leur contexte (en Europe surtout, mais aussi aux USA), il est vrai parfois tendancieux parce qu'assez abscons. Le groupe dut se justifier dans la presse (l'article de Lester Bangs paru dans le fameux magazine rock Creem de septembre 1974) et rappeler à tout le monde que cette accusation était ridicule, la plupart d'entre eux étant juifs, et que tout cela n'était que du Rock 'n' Roll. Cette image les poursuit quand même jusqu'après la sortie du double live On Your Feet or on Your Knees en 1975, dont, une fois de plus, la superbe pochette prête à confusion : une limousine ornée de fanions imprimés du signe de kronos est garée devant une chapelle, le titre de l'album en renforçant même le côté obscur, manipulateur et fascinant.

Après leur départ du Blue Öyster Cult, les frères Bouchard fonderont chacun un nouveau groupe. Albert Bouchard montera The Brain Surgeons, et Joe The Cult Brothers, qui deviendra The X Brothers.

Collaborations[modifier | modifier le code]

Michael Moorcock a écrit les paroles de trois chansons :

La chanteuse Patti Smith, qui fut un temps la compagne du claviériste/guitariste Allen Lanier, a coécrit six morceaux avec BÖC :

  • Baby Ice-dog sur l'album Tyranny and mutation ;
  • Career of evil sur l'album Secret Treaties ;
  • Debbie Denise sur l'album Agents of Fortune ;
  • Revenge of Vera Gemini (qu'elle chante en duo avec Albert Bouchard) sur l'album Agents of Fortune ;
  • Shooting shark sur l'album The Revölution by Night ;
  • Fire of Unknown Origin, morceau enregistré initialement pour Agents of Fortune avant d'être écarté puis repris par BÖC plusieurs années plus tard dans une toute autre version sur l'album portant ce nom. Le poème originel figure aussi en bonus de la version remastérisée de l'album Wave (1979) de la chanteuse.

Allen Lanier avait rendu la pareille à sa compagne en jouant sur son premier album, notamment sur le morceau Elegy.

Reprises[modifier | modifier le code]

Le groupe a enregistré quelques reprises :

  • Born to Be Wild de Steppenwolf, dans l'album concert On Your Feet or on Your Knees (1975);
  • I Ain't Got You de Jimmy Reed (version de The Yardbirds (1964)), sous le titre Maserati GT (I Ain't Got You), sur le même album;
  • Kick Out the Jams du groupe MC5 (1969), sur l'album concert Some Enchanted Evening (1978);
  • We Gotta Get Out Of This Place des Animals (1965) sur le même album ;
  • Roadhouse Blues des Doors (1970), sur l'album concert Extraterrestrial Live (1982), avec Robbie Krieger, guitariste des Doors.

Par ailleurs, plusieurs morceaux du Blue Öyster Cult ont été repris par d'autres groupes :

  • (Don't Fear) the Reaper
    • par Gus — figure dans la bande originale du film Scream de Wes Craven : au début du film, c'est le morceau qu'écoute Sidney Prescott (Neve Campbell) lorsque son petit copain Billy Loomis (Skeet Ulrich) la rejoint en passant par la fenêtre de sa chambre,
    • par le groupe de Love Metal HIM ou encore par Evanescence lors d'un concert donné au Vino's en 1998. Une reprise de ce titre figure aussi sur un EP de Clint Ruin & Lydia Lunch sorti en 1991 et justement nommé Don't Fear the Reaper,
    • à la fin de l'épisode Les Obsèques du Père Noël de la série Six Feet Under (Saison 2), ainsi qu'à la fin de l'épisode There Will Be Blood - Type A de la série Médium (saison 6),
    • sur la bande originale de Fantômes contre fantômes de Peter Jackson, réinterprétée par les Mutton Birds,
    • spar le groupe de doom metal suédois Candlemass sur son EP de 2010 ;
  • This Ain't The Summer of Love a été reprise par L7 pour la bande originale du film Souviens-toi l'été dernier ;
  • Godzilla a été reprise par Fu Manchu en 1997 sur l'EP Godzilla et sur l'album Eatin' Dust (1999), ainsi que par Racer X sur l'album Superheroes ;
  • le groupe Metallica a fait, en 1998, une adaptation de leur morceau Astronomy sur leur album de reprises Garage Inc. ;
  • le groupe américain Iced Earth a repris, sur l'album Tribute to the Gods (2002), Cities on Flames et Burnin' For You ;
  • le groupe américain Voodoo Screw Machine a repris, sur l'album A Kiss Before Drowning (2005), Flaming telepaths.

Membres[modifier | modifier le code]

Discographie (sélective)[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Albums live[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

Vidéographie[modifier | modifier le code]

  • 1998 : Live 1976
  • 2002 : Black and Blue (filmé en 1981 lors de la tournée avec Black Sabbath)
  • 2002 : A Long Day's Night

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 2013 : BLUE ÖYSTER CULT  : La carrière du mal, par Mathieu Bollon & Aurélien Lemant, aux éditions Camion Blanc, 722 pages.

Liens externes[modifier | modifier le code]