Stormbringer (épée)

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Stormbringer
Personnage de fiction apparaissant dans
Cycle d'Elric.

Caractéristique Épée runique
Pouvoirs spéciaux Absorbe et transfère la force vitale d'un individu
Genre Fantasy
Famille Mournblade (« sœur »)
Affiliation Les dieux du Chaos
Entourage Elric de Melniboné (porteur)

Créé par Michael Moorcock
Première apparition The Dreaming City (en)
(juin 1961)
Dernière apparition The Dreamthief's Daughter (2001)

Stormbringer est une épée de fiction apparaissant dans le Cycle d'Elric de l'écrivain Michael Moorcock. Elle fait sa première apparition dans la nouvelle « La Cité qui rêve » (The Dreaming City (en)), parue en juin 1961 dans le no 47 du magazine Science Fantasy.

C'est l'arme d'Elric de Melniboné, le héros du roman. Grande épée noire dont la lame est gravée de runes, Stormbringer a pour particularité d'absorber l'âme des êtres qu'elle tue et de transmettre une partie de leur force vitale à celui qui la manie.

Créée par les forces du Chaos, Stormbringer possède une sœur jumelle, Mournblade.

Histoire fictionnelle[modifier | modifier le code]

Elric[modifier | modifier le code]

Stormbringer a été forgée par une race très ancienne pour emprisonner une puissante entité, voire déité, appartenant au Chaos. Cette épée aurait appartenu aux empereurs de Melniboné lors des jeunes années de ce royaume. Puis, jugée trop dangereuse (Balo, un dieu et bouffon à la cour du Chaos, dira d'elle qu'elle est puissante dans « tous les mondes »), Stormbringer fut envoyée dans une autre dimension avec sa sœur jumelle Mournblade. D'autres lames similaires apparaissent dans le dernier tome du cycle d'Elric, Stormbringer.

Elric de Melniboné découvre l'épée en poursuivant son cousin Yyrkoon après que celui-ci a enlevé sa bien-aimée, Cymoril. Leur affrontement s'achève dans la Caverne de la Chair, un lieu extraplanaire où Elric s'empare de Stormbringer tandis qu’Yyrkoon échoue à maîtriser sa jumelle Mournblade. Ces événements sont relatés dans la préquelle du cycle, Elric des Dragons.

Grâce à la force que lui transmet l'épée, Elric, un albinos chétif, ne dépend plus des drogues qui lui étaient jusqu'alors nécessaires pour sa survie, mais c'est un avantage à double tranchant : Elric ne parvient pas toujours à maîtriser la soif de sang de Stormbringer (qui tue parfois de son propre chef). C'est ainsi qu'il tue bon nombre de ses amis à cause de l'épée, notamment sa promise Cymoril, son allié l'archer rouge Rackhir, sa maîtresse Zarozinia et son meilleur ami Tristelune d'Elwher. Finalement, Elric lui-même succombera à son épée, qui partira en défiant jusqu'à la Balance Cosmique, mais ne survivra pas à la conjonction du million de sphères, où toutes les règles du Multivers seront redéfinies, faute d'un Champion Éternel à accompagner (Corum se suicidera pour ne pas lui être lié).

Les autres Champions Éternels[modifier | modifier le code]

D'autres incarnations du Champion Éternel manient parfois une épée noire similaire à Stormbringer, par exemple Erekosë dans Le Champion éternel, ou une incarnation similaire comme l'Épée de l'Aube de Dorian Hawkmoon.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Livres de Moorcock mettant en scène Stormbringer :

  • The Dreaming City (en) (1961)
  • The Stealer of Souls (1963)
  • Stormbringer (1965)
  • The Singing Citadel (1970)
  • The Vanishing Tower (1970)[1]
  • Elric of Melniboné (1972)[2]
  • The Sailor on the Seas of Fate (1976)
  • The Weird of the White Wolf (1977)
  • The Bane of the Black Sword (1977)
  • Elric at the End of Time (1984)
  • The Fortress of the Pearl (1989)
  • The Revenge of the Rose (1991)
  • The Dreamthief's Daughter (2001)

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Jeux[modifier | modifier le code]

  • En 1979 le scénario pour le jeu de rôle Advanced Dungeons & Dragons intitulé White Plume Mountain (en), écrit par Lawrence Schick (en) et publié par TSR[3] comportait une épée magique appelée Blackrazor, une lame vampirique noire créée à partir d'un être extra-dimensionnel. Schick a déclaré plus tard qu'il était « un peu gêné à ce jour par Blackrazor, dans la mesure où c'est une telle arnaque flagrante de la Stormbringer d'Elric ; Je ne l'aurais pas mis dans le scénario si j'avais jamais pensé qu'il pourrait être publié »[4].
  • Dans le jeu de rôle Mournblade, publié en par le Département des sombres projets.

Musique[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Titre alternatif : The Sleeping Sorceress
  2. Titre alternatif : The Dreaming City
  3. (en) Lawrence Schick (en), White Plume Mountain, TSR, Inc., , cover, 3 – 5, 9, 13 p. (ISBN 978-0-935696-13-4)
  4. (en) James Maliszewski, « An Interview with Lawrence Schick », Grognardia.Blogspot.com, .
  5. https://www.songfacts.com/facts/blue-oyster-cult/black-blade
  6. https://gopherproxy.meulie.net/sdf.org/0/users/jstg/bocfaq/boc_moorcock.txt
  7. (en) Jason Heller, « Blue Öyster Cult’s “Veteran Of The Psychic Wars” is even bigger than the movie that inspired it », sur Avclub.com, Music, .
  8. « Shurik'N – La Garde meurt mais ne se rend pas (hidden track) Lyrics », sur genius.com
  9. « "Lune Noire", le premier album de Sheldon, est disponible », sur Hip Hop Corner, (consulté le ).

Articles connexes[modifier | modifier le code]