Steppenwolf

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Steppenwolf (homonymie).
Steppenwolf
Description de cette image, également commentée ci-après
John Kay à Lillehammer en Norvège en 2007
Informations générales
Pays d'origine Drapeau du Canada Canada
Genre musical Acid rock[1], blues rock[2], hard rock[3], heavy metal[4]
Années actives 19671972, 19741976, depuis 1980
Composition du groupe
Membres John Kay
Danny Johnson
Michael Wilk
Steve Mackay
Ron Hurst

Steppenwolf est un groupe de rock canadien, originaire de Los Angeles, en Californie[5]. Issu des années 1960 et 1970, il est surtout connu pour les succès de Born to Be Wild, Magic Carpet Ride ainsi que The Pusher.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts et déclin (1967–1976)[modifier | modifier le code]

Le nom du groupe vient d'un roman de l'auteur allemand Hermann Hesse, Der Steppenwolf (Le Loup des steppes, 1927)[6].

À l'origine, les membres du groupe sont John Kay, chant et guitare électrique, Jerry Edmonton à la batterie, Michael Monarch à la guitare, Goldie McJohn à l'orgue et claviers, et Rushton Moreve à la basse. En 1968, Nick St. Nicholas remplace Moreve à la basse. John Kay commence à jouer en 1964 à Toronto avec Jerry Edmonton et Goldy McJohn dans un groupe de blues, The Sparrow, ou Jack London and The Sparrows. En 1967, ils s'installent à San Francisco et forment Steppenwolf.

Leur premier album, l'homonyme Steppenwolf, est enregistré très vite, car leur démo a déjà convaincu une maison de disque. Ce premier album comprend des reprises, comme Sookie Sookie de Don Covay, ou encore Berry Rides Again, originellement de Chuck Berry, mais aussi des compositions originales[6]. Le groupe trouve la gloire quand leur troisième single, Born to Be Wild, ainsi qu'une autre de leurs chansons, The Pusher, sont utilisés dans le film Easy Rider de, et avec Denis Hopper, Peter Fonda et Jack Nicholson dans les rôles principaux. Born to be Wild devient alors un classique rock de la rébellion[6].

D'autres succès suivent comme Magic Carpet Ride de l'album Steppenwolf the Second et Rock Me de l'album At Your Birthday Party. Les albums les plus politiques du groupe, Monster et For Ladies Only, sont des instantanés des attitudes rock 'n roll de l'époque (fin des années 1960, début des années 1970). Le groupe se sépare en 1971, et John Kay entame une carrière solo. Steppenwolf se reforme en 1974 pour l'album Slow Flux, puis se sépare à nouveau en 1976.

John Kay and Steppenwolf (depuis 1980)[modifier | modifier le code]

John Kay reforme encore une fois le groupe au début des années 1980 et part en tournée sous le nom John Kay et Steppenwolf. Il sort également un album solo en 2001.

Le groupe est cité dans un livre appelé Der Steppenwolf de l'auteur allemand Hermann Hesse, né à Calw ; la ville invitera donc le groupe à jouer à l'International Hermann-Hesse-Festival en 2002[7] aux côtés notamment de Anyone's Daughter.

Membres[modifier | modifier le code]

Membres actuels[modifier | modifier le code]

  • John Kay - guitare, chant (depuis 1968)
  • Michael Wilk - claviers (depuis 1982), basse (depuis 1987)
  • Ron Hurst - batterie (depuis 1987)
  • Danny Johnson - guitare (depuis 1996)

Anciens membres[modifier | modifier le code]

  • Goldy McJohn - claviers (1968-1974)
  • Michael Monarch - guitare (1968-1969)
  • Jerry Edmonton - batterie (1968-1976)
  • Rushton Moreve - basse (1968-1969)
  • Nick St. Nicholas - basse (1969-1971)
  • Dennis Edmonton - guitare (1970)
  • Larry Byrom - guitare (1970-1971)
  • George Biondo - basse (1970-1976)
  • Kent Henry - guitare (1972)
  • Bobby Cochran - guitare (1974-1976)
  • Andy Chapin - claviers (1975)
  • Wayne Cook - claviers (1976)
  • Brett Tuggle - claviers (1981)
  • Mike Palmer - guitare (1981-1984)
  • Steve Palmer - batterie (1981-1984)
  • Chad Peery - basse (1981)
  • Welton Gite - basse (1982)
  • Gary Link - basse (1984)
  • Rocket Ritchotte - guitare (1987-1996)

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

  • 1968 : Steppenwolf
  • 1968 : The Second
  • 1969 : At Your Birthday Party
  • 1969 : Monster
  • 1970 : 7
  • 1971 : For Ladies Only
  • 1974 : Slow Flux
  • 1975 : Hour Of The Wolf
  • 1976 : Skullduggery

Albums live et compilations[modifier | modifier le code]

John Kay and Steppenwolf[modifier | modifier le code]

  • 1981 : Live In London (live)
  • 1982 : Wolftracks
  • 1984 : Paradox
  • 1987 : Rock&Roll Rebels
  • 1990 : Rise and Shine
  • 1995 : Live at 25 (live)
  • 1996 : Feed the Fire

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bob Larson, The day music died, Bob Larson Ministries, (ISBN 978-0-88419-030-1, lire en ligne), p. 56
  2. Babacar M'Baye et Alexander Charles Oliver Hall, Crossing Traditions: American Popular Music in Local and Global Contexts, Scarecrow Press, (ISBN 978-0-8108-8828-9, lire en ligne), p. 132
  3. Martha Bayles, Hole in Our Soul: The Loss of Beauty and Meaning in American Popular Music, University of Chicago Press, (ISBN 978-0-226-03959-6, lire en ligne), p. 246
  4. M. Paul Holsinger, War and American Popular Culture: A Historical Encyclopedia, Greenwood Publishing Group, (ISBN 978-0-313-29908-7, lire en ligne), p. 381
  5. (en) AllMusic
  6. a, b et c Christian Eudeline, Du hard rock au metal - Les 100 albums cultes, Paris, Gründ, (ISBN 978-2-324-00828-3), p. 01.
  7. « Hermann-Hesse-Stadt Calw », Calw.de, (consulté le 5 novembre 2011).

Liens externes[modifier | modifier le code]