L7 (groupe)

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L7
Description de cette image, également commentée ci-après

L7 en concert au Bataclan de Paris, le 17 juin 2015. De gauche à droite : Suzi Gardner, Dee Plakas, Donita Sparks et Jennifer Finch.

Informations générales
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre musical Grunge[1], hard rock[2], metal alternatif, punk rock[3]
Années actives 1985-2001, depuis 2014
Labels Epitaph Records, Sub Pop Records, Slash Records, Man's Ruin Records, Wax Tadpole Records
Site officiel l7theband.com
Composition du groupe
Membres Donita Sparks
Suzi Gardner
Jennifer Finch
Demetra Plakas
Anciens membres Janis Tanaka
Gail Greenwood

L7 est un groupe de rock féminin américain, originaire de Los Angeles, en Californie. Il est associé aux mouvements grunge et riot grrrl[4], et actif entre 1985 et 2001. Les L7 reviennent en 2014[5].

Biographie[modifier | modifier le code]

L7 est formé en 1985 à Los Angeles par Donita Sparks et Suzi Gardner[5]. Le groupe sort son premier album, éponyme, en 1988, au label Epitaph Records. Smell The Magic, le deuxième album du groupe, sort en 1990, au label Sub Pop. En 1991, le groupe réalise Rock For Choice[6], une association « pro-choix », c'est-à-dire soutenant le droit des femmes à l'avortement. Cette initiative est soutenue par d'autres groupes de l'époque, comme Nirvana, Pearl Jam, Red Hot Chili Peppers ou Rage Against the Machine. Rock for Choice, élue association féministe de l'année en 1993[6], existe encore, et organise des concerts.

En 1992, L7 publie l'album Bricks are Heavy qui se vend à environ 225 000 exemplaires[7]. Produit par Butch Vig, l'album contient le titre Pretend We're Dead qui devient un hit, aidé par un vidéo-clip multidiffusé sur MTV. Le titre reste vingt semaines dans le classement Alternative Songs du Billboard[8].

Le groupe est également connu pour les frasques de Donita Sparks, par exemple sur la scène du festival de Reading, en 1992, où, en réponse aux projectiles que le public jette sur le groupe, elle lance son tampon usagé dans la foule[9]. La chanteuse se distingue également en exhibant ses poils pubiens pendant l'émission The Word sur Channel 4, chaîne britannique[9]. En 1994, le groupe apparaît dans le film Serial Mother (Serial Mom), de John Waters, et une affiche du groupe est visible dans le film Urban Legend (1998).

La bassiste, Jennifer Finch, quitte le groupe courant 1996, avant la sortie d'un cinquième album, intitulé The Beauty Process: Triple Platinum[6]. Elle est remplacée successivement par Gail Greenwood et Janis Tanaka. Slap-Happy sort en 1999, sans connaître le succès des albums précédents. Au début des années 2000, le site officiel de L7 indique que le groupe est en pause ; la chanteuse Donita Sparks et la bassiste Jennifer Finch s'étant investies dans d'autres projets musicaux : The Stellar Moments pour Donita Sparks, Other Star People et The Shocker pour Jennifer Finch.

Le , L7 annonce, sur sa page Facebook, que le line-up originel, Donita Sparks, Suzi Gardner, Jennifer Finch et Demetra Plakas pourrait se réunir. Dans cette optique, le site web est remanié et inclut une mailing list pour les fans. Le , le groupe est listé dans la programmation du 10e Hellfest[10], en , à Clisson (Loire-Atlantique). Le 17 juin 2015, trois jours avant leur passage au Hellfest, L7 donne son 1er concert sur le sol Français depuis prêt de 15 ans lors d'une soirée mémorable au Bataclan quelques mois seulement avant l'attentat, et affiche sold out.

Un documentaire a été réalisé sur le groupe, largement financé par Kickstarter. Le film documentaire "L7: Pretend We're Dead", réalisé par Sarah Price, a été présenté pour la première fois en avant première à Los Angeles à la fin de l'année 2016.

Membres[modifier | modifier le code]

Membres actuels[modifier | modifier le code]

  • Donita Sparks – chant, guitare (1985–2001, depuis 2014)
  • Suzi Gardner – guitare, chant (1985–2001, depuis 2014)
  • Jennifer Finch – basse, chant (1987–1996, depuis 2014)
  • Demetra Plakas – batterie, chant (1988–2001, depuis 2014)

Anciens membres[modifier | modifier le code]

  • Janis Tanaka – basse (1999–2001)
  • Greta Brinkman – basse (1996)
  • Gail Greenwood – basse, chant (1996–1999)
  • Roy Koutsky – batterie (1987–1988)
  • Anne Anderson – batterie (1988)

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

  • 1988 : L7
  • 1990 : Smell The Magic
  • 1992 : Bricks Are Heavy
  • 1994 : Hungry For Stink
  • 1997 : The Beauty Process: Triple Platinum
  • 1999 : Slap-Happy

Compilations et albums live[modifier | modifier le code]

  • 1998 : Live: Omaha to Osaka
  • 2000 : The Best of the Slash Years
  • 2014 : Hollywood Palladium
  • 2016 : Wireless

EPs et singles[modifier | modifier le code]

  • 1990 : Shove
  • 1992 : Pretend We're Dead
  • 1992 : Everglade
  • 1992 : Monster
  • 1994 : Andres
  • 1997 : Drama
  • 1997 : Off the Wagon
  • 1999 : Freeway
  • 1999 : Mantra Down

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Prato, Greg, « L7 - biography », AllMusic (consulté le 2 septembre 2015).
  2. (en) Farnell, Shauna, « Nostalgia Is Heavy: L7 on Hitting the Stage for the First Time in 18 Years », Spin, (consulté le 2 septembre 2015).
  3. (en) « Women Who Rock: Greatest Breakthrough Moments: 1992 Punk rockers L7 break ultimate rock taboo », Rolling Stone (consulté le 2 septembre 2015).
  4. (en) Nicholas Jackson, « The Greatest Female Guitarists of All Time, A–G Issue No. 35 Venus Magazine March 1, 2008 », Venuszine.com, (consulté le 19 août 2011).
  5. a et b (en) Martin C. Strong, The Great Rock Discography, Édimbourg, Mojo Books, (ISBN 1-84195-017-3), p. 589.
  6. a, b et c (en) Philippe Morrison, « Chronique de l'album The Beauty Process: Triple Platinum de L7 », sur magicrpm.com, Magic, .
  7. SPIN sur Google Livres
  8. (en) Phoebe Reilly, « Look Back at 20 Years of Pretend We're Dead », sur spin.com,
  9. a et b (en) Tim Lusher, « Best moments of The Word: from grunge to gross-out », sur theguardian.com, The Guardian,
  10. « Derniers groupes confirmés », sur hellfest.fr, (consulté le 25 janvier 2015).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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