Bataille de Préveza

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Bataille de Préveza
Description de cette image, également commentée ci-après
Bataille de Préveza, tableau par Ohannes Umes Behzad, 1866.
Informations générales
Date
Lieu Préveza
Issue Victoire ottomane
Belligérants
Sainte Ligue :
Emblem of the Papacy SE.svg États pontificaux
Flag of Genoa.svg République de Gênes
Drapeau de la République de Venise République de Venise
Drapeau de l'Espagne Monarchie espagnole
Drapeau des chevaliers hospitaliers Hospitaliers
Empire ottoman
Commandants
Andrea Doria
Marco Grimani (it)
Alessandro Contarini
Francesco Pasqualigo
Khayr ad-Din Barberousse
Forces en présence
138 à 168 galères ; 70 à 140 galions
55 000 à 59 000 soldats et 2 500 canons
122 galères
20 000
Pertes
13 navires détruits
36 barques capturées
~3 000 prisonniers
[réf. nécessaire]
Aucune perte navale
~400 morts
~800 blessés
[réf. nécessaire]

Guerre vénéto-ottomane (1537-1540)

Coordonnées 38° 58′ nord, 20° 45′ est

La bataille de Préveza, livrée le au large de Préveza, dans le golfe Ambracique, oppose au cours de la guerre vénéto-ottomane (1537 – 1540), la flotte ottomane, commandée par Khayr ad-Din Barberousse, et la flotte de la Sainte Ligue réunie autour du pape, commandée par l'amiral génois Andrea Doria. La flotte musulmane a battu la flotte chrétienne lors de cette bataille

Contexte[modifier | modifier le code]

Khayr ad-Din Barberousse, pacha de la flotte ottomane.

La bataille navale eut lieu les et [1] entre les forces réunies dans la Sainte Ligue autour du pape Paul III. Cette force navale est composée de la Papauté, de l'Espagne de Charles Quint, de la république de Gênes, de la république de Venise et de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, pour affronter une force légèrement inférieure de Khayr ad-Din Barberousse[2] mais pas encombrée de petits barques.

Forces[modifier | modifier le code]

La taille de la flotte de la Sainte Ligue diffère selon les auteurs : 138 galères et 70 vaisseaux selon A. Galotta[2], 195 navires portant 59 000 soldats et 2 500 canons selon Claudia Merlo et Mario Brunetti ; 168 galères et 140 galions portant 55 000 soldats (80 galions espagnols et portugais, 10 galions et 70 galères vénitiennes, 36 galères papales, 10 galères maltaises, 1 galion et 52 galères génois, pour finir 49 galions venus d'autres Etats) selon I. Bostan[3]. Le commandant en chef de la Ligue est Andrea Doria, l'amiral génois au service de l'empereur Charles Quint. La flotte papale est sous les ordres l'amiral Marco Grimani (it) (patriarche d'Aquileia), celle d'Espagne sous Alessandro Contarini et la flotte vénitienne sous celle de Francesco Pasqualigo qui est arrivés en premier sur les lieux[2].

La flotte de Barberousse compte 122 galères et galiotes[réf. nécessaire].

La bataille navale[modifier | modifier le code]

Les forces de Barberousse étaient ancrées dans le golfe d'Arta quand les forces d'Andrea Doria les découvrent le matin du 26, s'ensuit un premier affrontement non décisif entre les galères[2]. Le matin du 27, Barberousse constate que Doria a levé le blocus de la baie de Préveza pendant la nuit et fait voile en direction du cap Ducato dans l'île de Sessola. Le temps de les rejoindre et Barberousse engage l'arrière de la flotte, c'est-à-dire les plus petits bâtiments. Doria, voyant cela, décide de leur porter secours puis finalement, les abandonnant à leur sort, donne l'ordre de faire voile sur Corfou[2].

Conséquences[modifier | modifier le code]

En dépit des faibles pertes de la flotte d'Andrea Doria et de l'absence d'un engagement de taille entre les deux flottes, l'épisode constitue un succès pour Khayr ad-Din Barberousse. Le revers assure aux Ottomans la suprématie en Méditerranée jusqu'à la bataille de Lépante en 1571[2].

Référencement[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. A. Galotta, 1997, p. 1 157.
  2. a b c d e et f Article « Préveza » de l'Encyclopédie italienne.
  3. (tr) Idris Bostan, « Prezeve Deniz Muharebesi », TDV Islam Ansiklopedisi,‎ (lire en ligne)

Sources[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roger Crowley, Empires of the Sea, faber and faber, 2008.
  • (en) John Hattendorf et Ernest King, Naval Strategy and Power in the Mediterranean : Past, Present and Future, Routledge, , 480 p. (ISBN 978-1-136-71317-0, présentation en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]