Bataille de Sinope

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Vladimir Kosov. Bataille de Sinop.
Timbre de la Russie, bataille de Sinope, 2003 (Michel № 1128, Scott № 6800).

La bataille de Sinope est une bataille navale qui eut lieu le , dans le port de Sinope, dans le nord de la Turquie, pendant la guerre de Crimée (1853-1855). Elle est considérée comme la dernière grande bataille de la marine à voiles[réf. nécessaire] et c'est le premier engagement majeur du conflit.

Depuis quelques semaines, plusieurs escarmouches avaient opposé en mer Noire la marine impériale russe et marine ottomane (combat de Pitsounda). Les Turcs décidèrent de renforcer leur dispositif dans la région et plusieurs escadres furent donc envoyées croiser, dont celle de l'amiral Osman Pacha, qui mouilla à Sinope, rejoignant la frégate Kaid Zafer, qui avait fait partie d'une patrouille précédente et s'y trouvait déjà. Une frégate à vapeur (probablement la Taif), vint peu après grossir la flotte ottomane. Les Turcs auraient également souhaité envoyer des navires de ligne à Sinope, mais ils en furent dissuadés par l'ambassadeur britannique en poste à Constantinople. En effet, le Royaume-Uni et la France soutenaient l'Empire ottoman contre l'Empire russe mais ne voulaient pas la guerre ; quand il devint probable qu'elle allait néanmoins éclater, ils firent tout ce qui était en leur pouvoir pour que la Russie fût à l'origine du casus belli.

La flotte de la mer Noire russe, commandée par l'amiral Pavel Nakhimov, pénétra dans le port de Sinope, en deux lignes, composée de 3 navires de ligne chacune, et mouilla en face de la ligne ottomane. La bataille dura une heure. Les Russes utilisèrent des obus explosifs Paixhans pour détruire les navires ottomans, et seule la Taif échappa au désastre et réussit à rejoindre Constantinople le 2 décembre, poursuivie par les vapeurs russes.

La bataille conduisit la France et le Royaume-Uni à déclarer la guerre à la Russie, au début de l'année 1854, afin de soutenir l'Empire ottoman.

Navires engagés[modifier | modifier le code]

Russie[modifier | modifier le code]

Navires de ligne

  • Grand-duc Constantin (Veliky Kniaz Konstantin), 120 canons
  • Tri Sviatitelia, 120 canons
  • Ville de Paris (Parij), 120 canons (vice-amiral)
  • Impératrice Marie (Imperatriitsa Maria), 84 canons (Amiral)
  • Tchesma, 84 canons
  • Rostislav, 84 canons

Frégates

  • Koulevtcha, 54 canons
  • Kagoul, 44 canons

Navire de guerre à vapeur

  • Odessa, 4 canons
  • Crimée (Krym), 4 canons
  • Chersonèse (Khersones), 4 canons

Empire ottoman[modifier | modifier le code]

Frégates

  • Avni Illah, 44 canons
  • Fazl Illah, 44 canons (à l'origine le Rafail, capturé pendant la guerre de 1828-1829)
  • Nizamieh, 62 canons
  • Nessin Zafer, 60 canons
  • Navek Bahri, 58 canons
  • Damiat, 56 canons (égyptien)
  • Kaid Zafer, 54 canons

Corvettes

  • Nejm Fishan, 24 canons
  • Feyz Mabud, 24 canons
  • Kel Safid, 22 canons

Frégates/corvettes à vapeur

  • Taif, 12 canons
  • Erkelye, 10 canons

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) R. C. Anderson, Naval wars in the Levant, 1559-1853, Mansfield Centre, Conn, Martino Pub, (1re éd. 1952), 619 p. (ISBN 978-1-578-98538-8)

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