Barville (Vosges)

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Barville
Barville (Vosges)
Croix en pierre du XVIe siècle).
Blason de Barville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Neufchâteau
Canton Neufchâteau
Intercommunalité Communauté de communes de l'Ouest Vosgien
Maire
Mandat
Jean-Marie Crevisy
2014-2020
Code postal 88300
Code commune 88036
Démographie
Gentilé Barvillois, Barvilloises
Population
municipale
90 hab. (2016 en diminution de 1,1 % par rapport à 2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 23′ 05″ nord, 5° 47′ 15″ est
Altitude 371 m
Min. 291 m
Max. 405 m
Superficie 8,45 km2
Localisation

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Barville

Barville est une commune française située dans le département des Vosges en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Barvillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Autigny-la-Tour Harchéchamp Attignéville Rose des vents
Soulosse-sous-Saint-Élophe N Houéville
O    Barville    E
S
Rollainville Vouxey

Toponymie[modifier | modifier le code]

La version la plus courante de l'origine du nom et néanmoins peu probable est que Barville tient son nom du bar, poisson qui était fréquent dans le Vair, la rivière qui borde la commune. Ce poisson de mer, exceptionnellement présent dans les estuaires en marée montante ne peut aucunement se trouver en rivière continentale. Il n'est pas avisé de retenir cette version. [réf. nécessaire]

La seconde hypothèse peut être historique. Thierry le Diable, a hérité du château de châtelet (dicte "Le Châstelet") au XIIIe siècle à la mort de son père Ferry Ier seigneur de Bitche. Il épousa Gertrude fille de Mathieu II lui-même fils de Ferry II duc de Lorraine, frère de Thierry le Diable, qui aurait souhaité garder une marque des origines baroises de sa belle-sœur Agnès de Bar[réf. nécessaire].

La dernière version est toponymique et sûrement la plus probable. Bar a pour origine toponymique *barr qui signifie un lieu situé en hauteur ou au sommet. La forteresse du Châtelet se trouvait surmontée par le village en évolution autour de la cure (où résidait le Chapelain) et la chapelle située à l'emplacement du cimetière actuel. Cette position aurait favorisé le choix de nommer "le village du haut" Barville.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Origines religieuses

En 1584, les terres de la Baronnerie du Châtelet comprenaient les châteaux et villages de : Coussey, Attignéville, Autigny la Tour, Harchéchamp, Fruze, Pompierre, Rouvres la Chétive et Sartes. Barville, encore loin d'être considéré comme un village regroupait sur ses hauteurs l'église (ou chapelle) et le logement du chapelain qui fut remplacé par la cure datant de 1610 renommée par la suite "le manoir de Barville". Ce lieu de culte dépendait depuis 1226 de l'abbaye de l'Étanche que les Dames Secrètes de Remiremont avaient octroyé en contrepartie de céder deux tiers des dîmes et le droit de présentation à la cure. La chronique précise que plus tard Louis XIV aurait séjourné à la cure pendant son passage pour rejoindre l'Alsace en guerre et s'y serait confessé.

  • Le chatelet

Au XIIIe siècle, Thierry dit le Diable, fils cadet de Ferry Ier seigneur de Bitche, devint la souche de la famille du Châtelet. Sur ses terres, Thierry bâtit une grosse tour sur une éminence de terrain dominant le Vair et formant une presqu'île entourée par un des méandres du Vair. Cette tour fut appelée "le Chastelet" et c'est elle qui donna son nom aux descendants de son constructeur. Elle devient à son tour un donjon et chasteil dudit "Chastelet" en 1384. Puis, un bourg s'éleva au pied de la forteresse à son tour entouré d'une muraille. Celle-ci avait également ses tours : tours communes de la ville, tour carrée en 1735, tour de la Chancellerie et la tour de Lorraine séante à l'un des coins du bourg du Chastelet. Sur les hauteurs du bois actuel de Barville se trouvaient des croix de pierre. C'est là que se trouvait la potence où l'on pendait les malfaiteurs, criminels et autres paysans qui aient commis le crime de déplaire au seigneur[non neutre]. On dit encore, quand on passe à cet endroit, qu'on passe devant "la justice".

  • Barville de 1654 à 1870

L'origine de la création du village est inconnue mais on peut croire que son évolution s'est accélérée dans le courant du XIVe siècle avec sa séparation du seul fief reconnu du Châtelet. Les actes de baptêmes, mariages et sépultures commencent en 1654. On y retrouve mentionnées les maisons de Bassompierre, d'Anglure (comte de Bourlémont), de Maillard, d'Hennezel, du Vignot, des Evrard et de La Borde.

Sous Napoléon 1er, Mathieu de Barville revient au village pensionné après 14 campagnes. Il est nommé maire du village en 1814. Un général nommé Royer habitait le Châtelet et fut anobli comme baron par l'empereur. À la révolution de 1848, les plaques de cheminées portant les fleurs de lys sont retournées afin de se conformer au décret. En 1870, Rol Émile succède à Mathieu de Barville, alors âgé de 87 ans ce qui est exceptionnel à cette époque, et restera maire pendant 14 ans. A la déclaration de la guerre, Passetemps Théodore et Colnet Charles s'engagèrent comme francs-tireurs au camp de la Vacheresse. Le 15 août 1870 l'armée de Mac-Mahon passe en débandade et le 16 août les Allemands envahissent le village.

  • Les enfants de Barville / Harchechamp morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale
    • Barville : Henri Ladrange ; Jse Merlin ; Aimé Noël ; Georges Chauvet ; Gaston Durand.
    • Harchechamp : Marcel Thiéry ; Maurice Dufort ; Ch. Hyeuguenne ; Georges Renaux ; Henri Derbanne ; Are Mangeot ; Georges Joecker; Louis Mathieu ; Louis Voriot ; Jean Cripia.
    • Quatre soldats reposent au cimetière communal dans des sépultures militaires individuelles :
    • Louis Voriot, classe 1918 (20 ans), 55e bataillon de chasseurs à pied, mort pour la France le 9 novembre 1918. D'après les recherches, Louis Voriot serait décédé à deux jours de l'Armistice dans les derniers combats pour repousser l'ennemi dans la bataille de Rocroi dans les Ardennes.
    • Ernest Delaunai, Classe 1890 (47 ans), 238e régiment d'infanterie, décédé le 16 février 1917. Le soldat Delaunai n'est pas habitant de la commune et la mention "décédé" confirmerait qu'il serait mort de maladie lors de son passage dans le village.
    • Louis Mathieu, Classe 1916 (22 ans), 88e régiment d'infanterie, mort pour la France le 11 juin 1918.
    • Georges Chauvet, Classe 1900 (38 ans), 68e régiment d'infanterie, mort pour la France le 30 septembre 1918.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2014[modifier | modifier le code]

En 2014, le budget de la commune était constitué ainsi[1] :

  • total des produits de fonctionnement : 97 000 , soit 1 035  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 87 000 , soit 921  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 49 000 , soit 526  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 34 000 , soit 367  par habitant.
  • endettement : 0 , soit 0  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 23,45 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 9,82 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 21,62 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 38,75 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 17,78 %.

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 mars 1989 Alain Bernard (1948-2016)   VRP
mars 1989 mars 2014 Bernard Mathieu (1947-2016) DVD  
mars 2014 En cours Jean-Marie Crevisy    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3].

En 2016, la commune comptait 90 habitants[Note 1], en diminution de 1,1 % par rapport à 2011 (Vosges : -2,43 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
237243249260307295306324285
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
290298253237263213217200182
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
1521161099987919412793
1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 - -
83889071819190--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Epvre

Un inventaire topographique a été réalisé par les services de l’inventaire[6]

  • Église paroissiale Saint-Epvre[7],
  • Croix en pierre[8], classée au titre des monuments historiques par arrêté du 14 juin 1909,
  • Monument aux morts[9],
  • Demeure dit le Château[10],
  • Lavoir Saint-Epvre[11],
  • Pont routier[12].
  • Fermes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Nicolas Jeannoël, ecclésiastique[13].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or à la bande de gueules chargée de trois fleurs de lys d'argent.
Commentaires : Il s’agit du blason de la famille du Châtelet, d’ancienne chevalerie. Cette famille est l’une des quatre familles dites « Grands chevaux de Lorraine ».

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les comptes de la commune « Copie archivée » (version du 19 avril 2019 sur l'Internet Archive)
  2. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  6. Le patrimoine architectural et mobilier de la commune sur le site officiel du ministère français de la Culture (Bases Mérimée, Palissy, Palissy, Mémoire, ArchiDoc), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques) diffusion RMN, et service régional de l'inventaire général de la Région Lorraine
  7. « Eglise paroissiale Saint-Epvre », notice no IA00126965, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Croix en pierre », notice no PA00107090, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Synthèse des relevés
  10. « Demeure dite le Château », notice no IA00126967, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « lavoir, abreuvoir dit lavoir Saint-Epvre », notice no IA00126969, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « pont routier », notice no IA00126968, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Biographie vosgienne. Semaine religieuse du diocèse de Saint-Dié », sur le site personnel de Bernard Visse (consulté le 22 février 2016).