Arthur Cravan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Arthur Cravan
Description de cette image, également commentée ci-après

Arthur Cravan en 1908.

Nom de naissance Fabian Avenarius Lloyd
Naissance
Lausanne, Suisse
Flag of Switzerland.svg
Décès
Rio Grande, Mexique
Mexique
Nationalité Suisse
Profession
poète, boxeur

Fabian Avenarius Lloyd dit Arthur Cravan, né le 22 mai 1887 à Lausanne (Suisse) et disparu vraisemblablement dans le golfe de Tehuantepec, au large de Salina Cruz (Mexique) en novembre 1918, est un poète et boxeur britannique de langue française. Considéré, tant par les dadaïstes que par les surréalistes comme un des précurseurs de leurs mouvements, Arthur Cravan a provoqué le scandale partout où il est passé.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Il est né Fabian Avenarius Lloyd, de Clara St-Clair Hutchinson (dite Nellie, ?-1934) et d'Otho Holland Lloyd (1856-1930), fils d'Horace Lloyd (1829-1874), conseiller de la reine Victoria. Son frère aîné, Otho Lloyd (1885-1979), deviendra peintre[1]. De par l'union de son père, il est le neveu d'Oscar Wilde qui avait épousé Constance Mary Lloyd, la sœur d'Otho, en 1884.

Paris[modifier | modifier le code]

Fabian en jeune boxeur mi-lourd (La Vie au grand air, mars 1910).

L'arrivée à Paris du jeune-homme date de l'hiver 1908. Il s'établit d'abord dans un hôtel rue Delambre, puis il loue un appartement au 67 rue Saint-Jacques, qu'il conservera jusqu'en 1915. Son café préféré est la Closerie des lilas[1].

La 10 juin 1909, Fabian produit en une de L'Écho des sports un texte intitulé « To be or not to be... american », fruit de son voyage aux États-Unis[2],[3].

À compter de février 1910, la presse sportive parisienne mentionne régulièrement les noms d'Otho et Fabian Lloyd, en tant que jeunes boxeurs suisses, catégorie mi-lourd. On trouve des comptes rendus de matchs dans L'Auto, La Boxe et les boxeurs, L'Éducation physique ; dans La Vie au grand air de mars, l'on apprend qu'il a battu un certain Pecqueniaux… par abandon de ce dernier, qui ne s'est pas présenté : il est déclaré champion de France des mi-lourds dans sa catégorie, sans avoir combattu. Entraîné par Fernand Cuny, les deux frères font alors partie de l'équipe du Club pugiliste de Paris, qui était chargée par la Fédération française des sociétés de boxe d'organiser les combats de novices[2]. Après le mois de mai, Fabian cesse les combats.

En 1912, il choisit probablement le pseudonyme de « Cravan » en hommage à sa fiancée d'alors, la Française Renée Boucher, née à Cravans, en Charente-Maritime.

Entre avril 1912 et mars 1915, à Paris, il est l'éditeur et le rédacteur unique de la revue Maintenant, dont il produit cinq numéros, mêlant critiques littéraires et artistiques aux excentricités et provocations de toutes sortes.

Dans un article publié dans le numéro 2 de Maintenant, daté de juillet 1913, Cravan fait une description hilarante et iconoclaste de sa visite chez André Gide :

« Monsieur Gide n´a pas l'air d'un enfant d'amour, ni d'un éléphant, ni de plusieurs hommes : il a l'air d´un artiste ; et je lui ferai ce seul compliment, au reste désagréable, que sa petite pluralité provient de ce fait qu´il pourrait très aisément être pris pour un cabotin ; ses mains sont celles d´un fainéant, très blanches. »

En 1932, André Breton affirmera dans une lettre qu'André Gide ne se releva jamais de ces quelques pages de critique désinvolte[4].

Dans le numéro 4 de cette revue, ayant insulté la peintre Marie Laurencin, il y publie le rectificatif suivant :

« Puisque j'ai dit : "En voilà une qui aurait besoin qu'on lui relève les jupes et qu'on lui mette une grosse ... quelque part", je tiens essentiellement qu'on comprenne à la lettre : "En voilà une qui aurait besoin qu'on lui relève les jupes et qu'on lui mette une grosse astronomie au Théâtre des Variétés". »

Plus loin, dans ce même article, portant sur "L'Exposition des Indépendants", Cravan s'en prend à tous les peintres médiocres et aussi à Guillaume Apollinaire qui, par la suite, lui envoie ses témoins.

Toujours à Paris, Cravan annonce son suicide public, l'auditorium étant rempli de curieux. Il les accusa alors de voyeurisme puis fit une conférence exceptionnellement détaillée de trois heures sur l'entropie.

Barcelone et la boxe[modifier | modifier le code]

Cravan pose pour le magazine espagnol Stadium (avril 1916).
Reproduction de l'affiche du combat entre Arthur Cravan et Jack Johnson à Barcelone, le 26 avril 1916.

En 1915, il quitte la France en guerre et traverse l'Europe entière, muni de faux passeports, puis trouve refuge à Barcelone en 1916 où il renoue avec la boxe en organisant un combat le 26 avril au Plaza de Torros Monumental, resté célèbre, avec le champion du monde Jack Johnson qui le met K.O. au sixième round : le combat dure 43 minutes[5]. Pour Bertrand Lacarelle, ce combat est en quelque sorte le premier « happening », la première « performance » de l'histoire de l'art[6]. Un autre combat a lieu le 26 juin suivant, cette fois au Frontón Condal de Barcelone contre le Français Franck Hoche (mort en 1964), mais ne dura qu'un round, Cravan s'étant présenté ivre et déclaré forfait au bout de douze minutes aux points[7].

États-Unis, Mexique : la rencontre avec Mina Loy[modifier | modifier le code]

Invité en 1917 par Francis Picabia et Marcel Duchamp[8] à donner une conférence à la Grand Central Gallery sur les artistes indépendants de France et d´Amérique, Arthur Cravan s'embarque ensuite pour New York. Mais, entré dans la salle chancelant et visiblement ivre, il tape du poing sur la table et commence à se dévêtir. Il est emmené menotté et traîné par les policiers en criant son indignation, selon le témoignage d'Henri-Pierre Roché, qui assiste à la scène avec ses amis Duchamp et Picabia[9]. Le lendemain, la presse new-yorkaise, tout en le blâmant, se montre pourtant compréhensive :

Monsieur Cravan était vraiment un peu fou, mais il était aussi sans doute indépendant. Or, le sujet de la conférence n'était-il pas l'indépendance des artistes ? (The Sun, 20 avril 1917)[10].

La revue 391 lancée par Picabia en janvier 1917 à Barcelone doit sans doute beaucoup à l'esprit de Cravan : la filiation entre lui et Dada s'y inscrit à partir de ce moment-là, mais Cravan n'a jamais formellement adhéré à ce mouvement.

Lors d'une soirée chez les époux Arensberg à Manhattan, il fait la connaissance de la poétesse Mina Loy, avec qui il commence à vivre une intense passion. En janvier 1918, elle le rejoint à Mexico où ils se marient en avril.

En novembre 1917, l'entrée en guerre des États-Unis, l'avait poussé, avec Mina, à chercher l'asile du côté du Mexique puis ce fut l'Argentine qui tenta le couple. Ils préparent leur voyage à la fin de l'été 1918, du moins c'est ce qu'il écrit dans une ultime lettre à sa mère Nellie le 3 septembre 1918.

Le 15 septembre 1918, il participe en tant que suisse, à son dernier combat de boxe, à la Plaza de Toros, à Mexico, contre l'Américain Jim Smith, qu'il perd en deux rounds.

Le 18 octobre 1918, le magazine mexicain Arte y deportes annonce un nouveau match de boxe entre Cravan et Smith, cette fois à Veracruz, mais qui n'eut pas lieu. Le couple se trouvent alors dans l'impossibilité d'embarquer depuis le port de Veracruz pour Buenos Aires, et ce, pour une raison inconnue. Ils repartent cette fois pour le cote Pacifique, et atteignent Salina Cruz. Mina, enceinte et fragile, embarque seule à bord d'un navire sanitaire japonais en direction de la capitale argentine où ils se donnent rendez-vous.

Selon un ami témoin appelé Owen Cattell, un pacifiste et déserteur américain dans une lettre dont l'original n'a pas été retrouvé, Arthur Cravan aurait ensuite embarqué de son côté, sur un bateau qu'il aurait acheté à Puerto Angel, mais devant rallier Salina Cruz par gros temps pour retrouver deux marins et Cattell, il aurait disparu dans l'isthme de Tehuantepec, durant la forte tempête qui dura plusieurs jours, vraisemblablement au début du mois de novembre 1918 : après cette date, on perd totalement toute trace de lui. Son corps n'a jamais été retrouvé. Mina Loy se lance alors dans une enquête à travers le monde, et ce, jusqu'en novembre 1921. La police mexicaine aurait fait état de deux corps d'hommes abattus près de la frontière du Mexique, au bord du Rio Grande del Norte ; le signalement de l'un d'eux, cheveux blonds cendrés et de très grande taille (Cravan mesurait près de 2 mètres et pesait plus de 100 kilos), pouvait correspondre à celui de Cravan[11]. L'une des questions que posa son frère Otho, qui crut longtemps que son frère avait fuit ses devoirs de père, est : pourquoi, en plein conflit, son frère voulait-il passer par le canal de Panama pour rejoindre Buenos Aires quand il n'avait aucun passeport en règle sur lui et qu'il était recherché pour ses activités de pacifistes ?[1]

Prenant pour modèle son mari disparu, Mina commencera un roman, Colossus, resté inachevé. De leur union est née en Grande-Bretagne, le 5 avril 1919, leur fille unique, nommée Jemima Fabienne Benedict (1919-1997). Les descendants d'Arthur Cravan vivent aujourd'hui à Aspen dans le Colorado.

Postérité[modifier | modifier le code]

André Breton accorde une grande importance historique à la revue Maintenant pour avoir été la première dans laquelle certaines préoccupations extra-littéraires et même anti-littéraires ont pris le pas sur les autres[4] : il affirme dans son Anthologie de l'humour noir qu'il est impossible de ne pas découvrir en Cravan les signes annonciateurs de Dada. Philippe Squarzonni, Sébastien Montag, Paskua se réclament de sa filiation.

Arthur Cravan a entraîné depuis les années 1970 une abondante littérature autour de sa personnalité [voir Bibliographie critique]. Dans une œuvre de fiction parue en 2006, le critique d'art Philippe Dagen va jusqu'à imaginer la « suite » de la vie d'Arthur Cravan, et qu'il ne serait pas mort en 1918.

À propos d'Arthur Cravan[modifier | modifier le code]

Dans l'ordre chronologique :

  • « Avant de parler, il a tiré quelques coups de pistolet puis a débité, tantôt riant, tantôt sérieux, les plus énormes insanités contre l’art et la vie. Il a fait l’éloge des gens de sport, supérieurs aux artistes, des homosexuels, des voleurs du Louvre, des fous, etc. Il lisait debout en se dandinant, et, de temps à autre, lançait à la salle d’énergiques injures. » — Paris-Midi, 6 juillet 1914.
  • « J'aime mieux Arthur Cravan qui a fait le tour du monde pendant la guerre, perpétuellement obligé de changer de nationalité afin d'échapper à la bêtise humaine. Arthur Cravan s'est déguisé en soldat pour ne pas être soldat, il a fait comme tous nos amis qui se déguisent en honnête homme pour ne pas être honnête homme. » — Francis Picabia, Jésus-Christ Rastaquouère (1920).
  • « Les connaisseurs respireront dans ces pages le climat pur du génie, du génie à l'état brut. Longtemps les poètes reviendront y boire comme à une source. » — André Breton, "Note sur Arthur Cravan"[12] (1942).
  • « Les gens que j'estimais plus que personne au monde étaient Arthur Cravan et Lautréamont, et je savais parfaitement que tous leurs amis, si j'avais consenti à poursuivre des études universitaires, m'auraient méprisé autant que si je m'étais résigné à exercer une activité artistique ; et, si je n'avais pas pu avoir ces amis-là, je n'aurais certainement pas admis de m'en consoler avec d'autres. » — Guy Debord, Panégyrique, tome premier (1989).
  • « Arthur Cravan, le « poète aux cheveux les plus courts du monde », le fondateur et seul rédacteur de la revue Maintenant (cinq numéros explosifs), boxeur, anarchiste, conférencier, danseur, aventurier, beau, insultant, direct, dissimulé, voyageur, déserteur. Il a hanté l'imagination révoltée d'André Breton et de Guy Debord. » — Philippe Sollers, Le Monde, 24 mai 1996[13].

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Les abrutis ne voient le beau que dans les belles choses. » (« Pif », Maintenant, no 5, mars-avril 1915)[14]
  • « J’ai toujours essayé de considérer l’art comme un moyen et non comme un but » (« André Gide », Maintenant, no 2, juillet 1913)[15]
  • « Dans la rue, on ne verra bientôt plus que des artistes et l’on aura toutes les peines du monde à y découvrir un homme. » (« L'Exposition des Indépendants », Maintenant, no 4, mars-avril 1914)[16]
  • « Je ne comprendrai jamais comment Victor Hugo a pu, quarante ans durant, faire son métier. Toute la littérature, c’est : ta, ta, ta, ta, ta, ta. L’Art, l’Art, ce que je m’en fiche de l’Art ! » (« Oscar Wilde est vivant ! », Maintenant, no 3, octobre-novembre 1913)[17]

Œuvre[modifier | modifier le code]

Page titre de Maintenant, avril 1912 (sources BnF).
Couverture du livre Œuvres d'Arthur Cravan (éditions Ivrea, 1992).

Sur les autres projets Wikimedia :

Revue Maintenant[modifier | modifier le code]

Arthur Cravan est le directeur de publication et le principal rédacteur de cette revue qui compte cinq livraisons entre avril 1912 et mars 1915.

  • Numéro 1, avril 1912
  • Numéro 2, juillet 1913
  • Numéro 3, Oscar Wilde est vivant !, octobre-novembre 1913
  • Numéro 4, L'Exposition des Indépendants, mars-avril 1914
  • Numéro 5, Poète et boxeur ou l'Âme au Vingtième Siècle, mars-avril 1915 —lire les numéros sur Gallica.

À la fin du no 5 est annoncé un numéro 6 [jamais paru], « à lire dans un an » avec au sommaire deux titres de poésie, « Les Tricots » et « Atmosphériques de la Morte de Couleur à Tahiti ».

Publications posthumes[modifier | modifier le code]

  • [Arthur Cravan, directeur de publication], Maintenant, texte présenté par Bernard Delvaille, Paris, Éditions Éric Losfeld, 1957 — réédition sous le titre, J'étais cigare : Maintenant, suivi de Fragments et d'une lettre, en 1970.
  • Maintenant : collection complète, reproduction en fac similé, préfaces de François Bott et Maria Lluisa Borras, Paris, Jean-Michel Place, 1977.
  • Œuvres. Poèmes, articles, lettres, repères biographiques, illustrations, témoignages sur Arthur Cravan, édition établie par Jean-Pierre Begot, Paris, Éditions Gérard Lebovici, 1987 ; réédition : Paris, Éditions Ivrea, 1992. (ISBN 2851841793).
  • Maintenant, texte intégral de la revue suivi de Poèmes, chronique, fragments et documents, présentés et annotés par Gabriel Saisseval, Toulouse, Éditions Ombres, 2010.
  • Pas Maintenant. 35 lettres inédites à Sophie Treadwell, suivi de la nouvelle édition de Notes d'après manuscrit, établi par Bertrand Lacarelle, Grenoble, Éditions Cent pages, 2014.

Bibliographie critique[modifier | modifier le code]

Monographies, dossiers, documents inédits[modifier | modifier le code]

  • Roger Lloyd Conover, Maria Llui͏̈sa Borràs, Jean-Pierre Begot (sous la direction), Arthur Cravan, poète et boxeur, catalogue d'exposition, Paris, Galerie 1900-2000/Terrain Vague, 1992.
  • Maria Lluïsa Borras, Cravan, une stratégie du scandale, biographie illustrée, Paris, Jean-Michel Place, 1996.
  • Philippe Squarzoni, Portrait inédit d'Arthur Cravan, Paris, Édition Le 9e Monde, 2003
  • Emmanuel Guigon (direction), Arthur Cravan, le neveu d'Oscar Wilde, catalogue, Strasbourg, Musée de arts modernes et contemporain de Strasbourg, 2005 — exposition du 18 novembre 2005 au 26 février 2006.
  • « Dossier sur Arthur Cravan » par Bertrand Lacarelle, dans Nouvelle Revue française no 587, Gaillimard, octobre 2008.
    Textes autobiographiques inédits, poèmes inédits
  • Dossier « Arthur Cravan est vivant ! » (textes, photos, documents d'archives inédits), dirigé par Bertrand Lacarelle, dans La Règle du jeu, no 53, Grasset, octobre 2013.
  • Very Boxe, 15 photographies inédites d'Arthur Cravan et Jack Johnson, texte de Bertrand Lacarelle, Orbis Pictus Club, 2014.

Articles, anthologies, essais[modifier | modifier le code]

  • « Arthur Cravan », dans André Breton, Anthologie de l'humour noir, Paris, Sagittaire, 1940, rééditions 1966 et suiv.
  • « Conférence prononcée à l'Ateneo de Barcelone le 17 novembre 1922 », dans André Breton, Les pas perdus, recueil d'articles, Paris, Gallimard, 1970.
  • Gabrielle Buffet-Picabia, Aires abstraites[Où ?], éd. P. Cailler, Genève, 1957
  • Blaise Cendrars, Le Lotissement du ciel, Denoël, 1949
    souvenirs de Cendrars sur Cravan dans le chapitre « La tour Eiffel sidérale ». Ce texte constitue en abrégé le sixième entretien de Blaise Cendrars vous parle, éd. Denoël, 1952
  • (en) Julien Levy, Memoir of an art Gallery, New York, 1977
    un chapitre de ce livre[Lequel ?] est consacré à Cravan
  • (en) Robert Motherwell, The Dada Painters and Poets, éd. Motherwell, New York, 1951
    dans ce livre figure la traduction en anglais de l'article « L'Exposition des indépendants »
  • Francis Picabia, Jésus-Christ Rastaquouère, 1920
  • André Salmon, Souvenirs sans fin, Gallimard, 1956
    nombreuses informations sur Cravan dans le chapitre « Éloge d'un grossier personnage »
  • Léon Trotsky, Ma vie[Où ?]
    Trotsky croise Cravan sur un navire en partance vers New York en 1916
  • Maria Lluïsa Borras, Picabia, Paris, Albin Michel, 1985
    plusieurs informations sur le séjour de Francis Picabia et Arthur Cravan à Barcelone, reprises dans la biographie ci-dessus
  • « Arthur Cravan », dans Noël Godin, Anthologie de la subversion carabinée, L'Âge d'Homme, Lausanne, 1988.
  • Correspondancier du Collège de ’Pataphysique, Viridis Candela 8e série, no 14, 15 décembre 2010.
  • Vincent Teixeira, « Assez, j'y vais, j'y erre - Arthur Cravan, Jacques Vaché, Jacques Rigaut, trois « gais terroristes » dans les lettres françaises », dans Fukuoka University Review of Literature and Humanities, XLV/I-II, septembre 2013.

Travaux d'imagination et d'adaptation[modifier | modifier le code]

  • Compagnie Myrtilles[Où ?], Cravan, mise en scène Lucille Calmel, 1998[18]
  • (es) Isaki Lacuesta, Cravan vs. Cravan, documentaire biographique, 2002, avec Frank Nicotra.
  • (en) Mike Richardson et Rick Geary, Cravan, bande dessinée, Dark Horse Comics, 2005.
  • Philippe Dagen, Arthur Cravan n'est pas mort noyé, roman, Paris, Grasset, 2006.
  • (en) David Lalé, Last Stop Salina Cruz, roman, Alma, 2007.
  • Bertrand Lacarelle, Arthur Cravan, précipité, poème, Paris, Grasset, 2010.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Chronologie », dans Maria Lluïsa Borràs, Cravan, une stratégie du scandale, Paris, Jean-Michel Place, 1996, p. 361-364.
  2. a et b « Bibliographie », dans Maria Lluïsa Borràs, Cravan, une stratégie du scandale, Paris, Jean-Michel Place, 1996, p. 373-374.
  3. La page du journal et le texte est publiée dans (en) Dafydd Jones (sous la direction), Dada Culture: Critical Texts on the Avant-Garde, collection « Avant-Garde Critical Studies » no 18, Amsterdam/NewYork, Éditions Rodopi, 2006, p. 201.
  4. a et b André Breton, lettre du 3 novembre 1932 à R. Gaffé, reproduite in Arthur Cravan, Œuvres, éd. Gérard Lebovici.
  5. Arthur Cravan, Œuvres, p. 273, éditions Ivrea, 1992.
  6. Arthur Cravan, un poète sur le ring, lefigaro.fr, 20 novembre 2014
  7. Selon Roselee Goldberg, La Performance : Du futurisme à nos jours, Thomas & Hudson / L'univers de l'art (ISBN 978-2-87811-380-8), p. Chapitre 3 / Dada : Dada à New York et à Barcelone, Arthur Cravan est mis KO dès le premier round, n'étant qu'un champion auto-proclamé, et s'étant présenté ivre au combat.
  8. cf. document autographe in Maria Lluïsa Borràs, infra, p. 372.
  9. Danielle Régnier-Bohler et Jean Clair (édition et notes), Victor (1958) dans Catalogue de l'exposition Marcel Duchamp, Paris, Centre Pompidou, 1977 volume IV, p. 58-59.
  10. Fernando Couto e Santos http://laplumedissidente.blogspot.fr/2014_08_01_archive.html
  11. Repères biographiques, dans Arthur Cravan, Œuvres. Poèmes, articles, lettres, édition établie par Jean-Pierre Begot, Paris, Éditions Ivrea, 1992, p. 278.
  12. Sur Arthur Cravan, andrebreton.fr
  13. Philippe Sollers, « Portrait d'un rebelle », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  14. Œuvres. Poèmes, articles, lettres, Paris, Éditions Ivrea, 1992, p. 93.
  15. Œuvres. Poèmes, articles, lettres, Paris, Éditions Ivrea, 1992, p. 33.
  16. Œuvres. Poèmes, articles, lettres, Paris, Éditions Ivrea, 1992, p. 69.
  17. Œuvres. Poèmes, articles, lettres, Paris, Éditions Ivrea, 1992, p. 50.
  18. Cravan, sur le site « Les archives du spectacle » ; sons, vidéos et photographies sur le site de la compagnie Myrtille

Liens externes[modifier | modifier le code]