Alain Bertrand (peintre)

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Alain Bertrand
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Alain Bertrand, né à Vert (Seine-et-Oise) le , est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Une enfance bercée par les US[modifier | modifier le code]

Fils de Micheline et André Bertrand, il est l’ainé d’une famille de 2 enfants. Très tôt, il montre une grande aptitude pour le dessin. Il s’amuse à copier les couvertures du journal de Mickey et du journal de Tintin dès son plus jeune âge. Refusant la discipline, il a une scolarité marquée par de nombreux changements d’écoles, il finit par être placé dans un internat à Évreux, qui se trouve à proximité d’une base militaire américaine, avec des Cadillac, des Chevrolet, des Oldsmobile… C’est là qu’il va découvrir cet univers US, avec ses voitures et son rock 'n' roll, dont il ne se détachera plus.

Premier metier : l'automobile[modifier | modifier le code]

Après l’armée, ou il passe un tiers du temps en prison militaire pour non-respect de l’autorité, il rentre chez Renault à Flins comme dessinateur industriel. Parallèlement à son travail, il commence à vendre des planches de BD à Tintin, Lucky Luke magazine, et Pilote, essentiellement sur l’histoire du rock. Dans le même temps il crée avec Pascal Garnier et Guy Maestracci un fanzine trimestriel : Gellule. C’est au cours d’un premier voyage aux US en 1976 qu’il découvre l’univers des Trucks qui l’inspira.

Un publicitaire à succès[modifier | modifier le code]

À son retour en France, ses illustrations de camions sous le bras, il rencontre Alain Marouani, directeur artistique aux éditions musicales Barclay, qui lui confiera la réalisation de cover- albums pour Eddy Mitchell, rhythm and blues, etc. Il collabore aussi avec Phonogram, Pathé Marconi, EMI et Sony Music. Il produit des illustrations pour Léo Ferré, Boris Vian, Rock Line, Santana, Earth Wind and Fire et Michel Polnareff. Simultanément, il réalise des couvertures de magazines pour le Point, le Nouvel Observateur, l’Express, l’Expansion, l’Auto Journal et l’Automobile Magazine. Il illustre également des articles rédactionnels dans Playboy, Best, et Rock and Folk.

C’est encore Alain Marouani qui lui présentera Patrice Larue avec qui il créera le studio Bahamas. Christian Larue, le frère de Patrice, fait aussi partie de l’aventure qui, en plus d’être une réussite professionnelle, deviendra une amitié qui perdure encore aujourd’hui. C’était alors le meilleur studio d’illustrations du moment[1]. Leur rapidité, la nouveauté de leur style et leur compréhension des besoins des clients font qu’ils sont contactés par les plus grandes agences de publicité telles Euro RSCG, BBDO, DDB, Mac Cann Erickson, Publicis. Avec elles, ils travaillent sur des campagnes pour Darty, Renault, Peugeot, Twix, Pirelli. Bientôt leur réputation dépasse les frontières et ils travaillent en Suisse, Allemagne, Espagne, mais également pour la Young et Rubicam à New York pour des campagnes comme New York Telephone, Jeep, Atari et bien d’autres. Ils réalisent des affiches de cinéma comme Coup de cœur de Francis Ford Coppola ; Y a-t-il un français dans la salle ? de Jean-Pierre Mocky et Mummy dearest avec Faye Dunaway[2]. Cette affiche sera classée dans les meilleures affiches d’après-guerre par Art Mordern Movie Poster. Ils créent également des affiches de toutes sortes, notamment pour le football, dont une pour l’Euro 84. En vingt ans le studio réalise près de 2000 campagnes et est maintes fois cité dans le magazine Stratégie. Il est récompensé par des Markers d’argent Mecanorma.

Une reconversion réussie[modifier | modifier le code]

Petit à petit Alain prend ses distances avec l’univers de la publicité, lassé de tous ces travaux de commande. Il préfère la peinture où il peut visiter ses sujets de prédilection que sont les États-Unis des fifties et la musique des seventies[3]. Sa première exposition à la galerie Sibony, Place des Vosges à Paris est un succès. D’autres suivront avec des sujets sur Cuba en sépia et des tableaux en noir et blanc sur les États-Unis. Puis, il est contacté par la Catto Gallery à Londres[4] et la galerie Pieters à Knock le Zout en Belgique. Ses œuvres Sequiros de la victoria[5] et Université de la Havane[6] feront sensation. Il expose aussi à Flushing Meadows dans le VIP room donnant sur le central durant le Tournoi de tennis, puis à Miami, Singapour, New York et à Chicago. En 2011 et 2012, en plus de ses galeries fidèles, il a exposé à Faro au Portugal, ou il a réalisé une édition spéciale pour le lancement de la Galerie Art Catto au Portugal[7]. Ses toiles ont également été exposées à Malmö en Suède et Honfleur.

Par la suite, ses sujets évoluent. Il aime de plus en plus peindre des « murals » sur des thèmes tels que les comix, les cartoons, le surf, le rock 'n' roll et le blues. Des rock stars telles que Johnny Hallyday et Jeff Beck[8] et des stars de cinéma comme Ian McKellen achètent ses tableaux. Il entre dans de grandes collections comme celle de Peter Kneip au Luxembourg[9],[10] ou ses œuvres côtoient celles de grands maitres comme Andy Warhol [Pit Wagner], [Bruno Wekemans] ou Keith Haring.

Il fait aussi des Art nose sur aluminium, fac- similé de nez de bombardiers de la Deuxième Guerre mondiale . En 2008, la Catto gallery et les éditions critères publient un livre sur Alain Bertrand nommé Alain Bertrand - American Classic[11] Alain fait partie d’une association nommée Artist’Auto qui expose chaque année à Rétromobile, Porte de Versailles à Paris. Hormis la peinture Alain Bertrand est un grand collectionneur de disques vinyles et de voitures américaines.

Il est marié et a deux filles.

Galerie : Quelques œuvres de Alain Bertrand[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

Personnelles[modifier | modifier le code]

Collectives[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'auto Journal Auto journal, 23 septembre 2010, page 94-99
  2. (en) The Daily Telegraph, 20 mai 2006, MarketNews
  3. https://www.dailymotion.com/video/xfwgz1_alain-bertrand-et-son-oldsmobile-super-88_auto Interview de 6 min sur la webTV http://www.motorcollectors.com/
  4. (en) Art of England (UK), octobre 2011 (pages 20 et 21)
  5. (en) KNEIP Art Collection Book, page 67
  6. (en) KNEIP Art Collection Book, page 69
  7. (en) Esential Portugal Magazine no 25 du 01/2012, page 44
  8. http://www.yvelines1.com/2012/06/15/grand-angle-jeudi-14-juin/ Reportage au JT France 3 Yvelines du 15 juin 2012 (à partir de 41:30)
  9. (en) KNEIP Art Collection Book, page 66-71
  10. https://www.youtube.com/watch?v=uOhzsP-BYNI%7C (de) Reportage RTL Luxembourg sur la collection privée Art Kirchenberg - KNEIP (minute 00:22 à 00:27)
  11. http://www.artnet.com/galleries/exhibitions.asp?gid=220&cid=138012%7C page sur artnet sur le lancement du livre american classic (réalisé par la catto gallery de londres)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Bertrand, American Classic. Édition Critères.org
  • KNEIP Art Collection Book (Luxembourg)
  • Catto Gallery Artist Book (London, Portugal)
  • (fr) Art actualités, juin 2003 (pages 46 et 47)
  • (fr) Automobiles magazine, août 2003 (pages 94 et 95, rubrique Art)
  • (fr) Route nostalgie, novembre 2003 (pages 27 et 28)
  • (fr) Global Renault, magazine d'entreprise, 7 mars 2004 (page 47)
  • (fr) La Vie de l'auto, 29 mars 2001 (en converture + page 20)
  • (fr) Classic et racing art, avril /mai 2003 (page 20)
  • (fr) Nitro, avril /mai 2008 (page 12)
  • (fr) Nitro, juin / juillet 1995 (pages 38 et 39, peintre du mois)
  • (fr) Made in USA, février / mars 2002 (page 18)
  • (fr) Auto journal, 23 septembre 2010 (pages 94–97, rubrique Art)
  • (en) Octane (UK), juin 2006 (pages 110 et 111)
  • (en) Art of England (UK), octobre 2011 (pages 20 et 21)
  • (en) Hemming art classic car (USA), février 2007 (pages 66 et 67)
  • (en) Daily Telegraph (UK), 20 mai 2008 (rubrique Art market)
  • (en) Classic car motoring art (USA), juin 2000 (pages 34 et 35)
  • (en) N W (UK), janvier 2004 (couverture et page 5)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]