32X

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Mega Drive 32X
32X

Fabricant SEGA
Type Périphérique de console de jeux
Génération Quatrième

Date de sortie Drapeau du Japon Novembre 1994
Drapeau des États-Unis Décembre 1994
Drapeau européen Janvier 1995
Média Cartouche et CD

Précédent Mega Drive Logo Mega Drive 32X

Mega Drive 32X
Saturn Suivant

Le 32X est une extension de la Mega Drive, console de jeu vidéo de quatrième génération du constructeur japonais Sega. Branché dans le port cartouche de la Mega Drive, celui-ci permet d'augmenter la puissance de cette dernière en la transformant en un système 32 bits. Lorsqu'il est utilisé, le 32X devient maître de la Mega Drive et augmente ses capacités de calcul, lui permettant de gérer de nouveaux effets graphiques, tel que de la 3D mappée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Début 1994, Sega s'attèle à un nouveau projet destiné à envisager la prochaine génération de console qui succèdera à la Mega Drive. Trois projets sont alors mis en route sous les noms de code respectifs de Mars, Jupiter et Saturn[1]. L'annonce par Sony du lancement de la PlayStation précipite les choses : le projet Mars est confié à Sega of America, l'équipe japonaise concentre ses efforts sur la Saturn, tandis que le projet Jupiter est abandonné. Après plusieurs mois de développement, le projet Mars est rebaptisé 32X et la console est prête à être lancée sur le marché japonais.

La machine se révèlera finalement être un échec commercial pour Sega, et on estime que seuls 200 000 exemplaires ont été vendus dans le monde. Ce fiasco était somme toute assez prévisible compte tenu du contexte dans lequel la console est sortie. Lancée sur la même période que la Saturn et n'offrant aucun avantage technique par rapport à sa consœur, elle a été boudée par le public de joueurs ainsi que par les éditeurs. Sega a réalisé ses plus mauvaises ventes sur son propre territoire, les japonais ayant réservé un accueil relativement froid au 32X. Les ventes quelque peu meilleures sur le territoire américain n'empêcheront pas la console de voir sa durée de vie considérablement raccourcie[1].

Sega Neptune[modifier | modifier le code]

Une seconde version du 32X avait été prévue par Sega sous le nom de code Neptune. Le projet se présentait sous la forme d'un prototype réunissant une Mega Drive et un 32X en un seul bloc[2]. Cependant face au peu de succès rencontré par le module 32 bits et l'arrivée imminente de la Saturn, Sega abandonna l'idée et la console resta à l'état de projet.

De nombreux fans sont cependant parvenus à inclure les composants du 32X à l'intérieur d'une Mega Drive II, ou allant parfois jusqu'à reproduire la coque du prototype de Sega, pour donner vie à la Neptune[réf. nécessaire].

Spécifications techniques[modifier | modifier le code]

  • Processeur : 2 Hitachi SH-2 (mêmes processeurs que sur la Saturn, mais cadencés à 23 Mhz) ;
  • Coprocesseur : 68000, Zilog Z80, VDP de la 32X, VDP de la Mega Drive ;
  • Effets graphiques : Textures mapping, deux frame buffers ;
  • Couleurs : 32768 simultanémant ;
  • Mémoire : 512 Ko de mémoire additionnelle ;
  • Son : 2 canaux supplémentaires, mixés avec ceux de la Mega Drive ;
  • Polygones : 50000 par seconde.

Liste de jeux[modifier | modifier le code]

Les jeux sur cartouche[modifier | modifier le code]

34 jeux sont sortis sur cartouche :

D'autres jeux étaient prévus comme Ecco the Dolphin, Sonic the Hedgehog 4, Dynamite Headdy, Thunderhawk 2 et Virtua Cop mais ne sont pas sortis suite à l'échec du 32X.

Les jeux sur CD[modifier | modifier le code]

En plus des jeux 32X sur cartouche, 6 jeux utilisant le support CD en association avec l'extension Mega CD sont sortis. Ces jeux sont sortis sous la référence Sega Mega-CD 32X, ou Sega CD 32X en Amérique du Nord.

D'autres jeux sur CD étaient prévus mais ne sont pas sortis suite à l'échec du 32X, dont le très attendu Shadow of Atlantis et Dragon’s Lair 2: Time Warp, ainsi que des remakes de jeux Mega CD avec des vidéos de meilleure qualité comme Tomcat Alley Deluxe, Midnight Raiders, Wirehead et Loadstar: The Legend of Tully Bodine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]