Évires

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Évires
Image illustrative de l'article Évires
Blason de Évires
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Annecy
Canton Annecy-le-Vieux
Intercommunalité CC du Pays de la Fillière
Commune Fillière
Code postal 74570
Code commune 74120
Démographie
Population 8 968 hab. (2015 en augmentation de 593,04 % par rapport à 2010)
Densité 460 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 02′ 18″ nord, 6° 13′ 30″ est
Altitude Min. 593 m
Max. 955 m
Superficie 19,49 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

Voir sur la carte administrative de la Haute-Savoie
City locator 15.svg
Évires

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

Voir sur la carte topographique de la Haute-Savoie
City locator 15.svg
Évires

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 15.svg
Évires

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 15.svg
Évires

Évires est une ancienne commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Au , elle est regroupée avec Avernioz, Thorens-Glières, Les Ollières et Saint-Martin-Bellevue pour former la commune nouvelle de Fillière.

Géographie[modifier | modifier le code]

Évires est une commune classée en zone montagne avec une altitude moyenne de 774 m (min. 593 m, max. 955 m).

Le col d'Évires (810 m), emprunté par la route nationale et l'autoroute A410, marque la ligne de partage des eaux entre le bassin versant de l'Arve (bassin économique de la vallée de l'Arve et de Genève) et celui du Fier (bassin économique d'Annecy). La ligne de chemin de fer d'Aix-les-Bains-Le Revard à Annemasse passe à cet endroit en souterrain. Le climat y est très rigoureux en hiver à cause de sa situation entre les deux grandes vallées ce qui engendre beaucoup de courants d'air.

La commune est traversée par 7 ruisseaux (le Courtet, le Grand Verray, le Mallessert, le Moulin, les Povrets, la Querche et les Sauffres) et le Daudens, un affluent de la Filière.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Arbusigny La Chapelle-Rambaud Rose des vents
Menthonnex-en-Bornes N Etaux
O    Évires    E
S
Groisy Thorens-Glières La Roche-sur-Foron

Toponymie[modifier | modifier le code]

Évires est dérivé du gaulois « eve » (eau), le nom est déjà mentionné en 1273, mais aussi « Aquaria in Bornis » et « Cura de Aquaria » vers 1344. Le sol de la commune est gorgé d'eau à cause de la présence de terres argileuses.

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Évire, selon la graphie de Conflans[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les voies : située sur le parcours entre Boutae (Annecy) et Genève, une voie romaine traversait autrefois la commune par le hameau de Chaumet. Au XVIIIe siècle, une nouvelle voie relie La Roche-sur-Foron à Cruseilles et passe par le Bois Noir. La première route nationale est ouverte en 1824 pour relier Annecy et La Roche-sur-Foron et passe par le col d'Évires.

Une première école est créée par le curé Jean-Gaspard Cochet en juin 1687.

1883-1884, construction de la ligne de chemin de fer entre Annecy et La Roche-sur-Foron. Un tunnel de 1 577 m est construit pour passer sous le col. L'électrification par caténaire est réalisée en 1951.

En 2015, un projet de fusion des communes de la communauté de communes du pays de la Fillière est soumis à un référendum[2],[3]. L'objectif est de créer une commune suffisant forte avant la fusion de la CCPF en 2017 avec la communauté de l'agglomération d'Annecy Un référendum a été tenu le 11 octobre 2015 sur l'ensemble des communes de la CCPF pour décider de la création d'une commune nouvelle sur les bases de la communauté de communes, pour ensuite intégrer la communauté de l'agglomération annécienne[4]. À la suite d'un référendum , la proposition de fusion à 9 est stoppée[4].

La commune fusionnera avec Thorens-Glières, Aviernoz, Les Ollières et Saint-Martin-Bellevue au pour donner naissance à la commune nouvelle appelée Fillière[5].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Evires

Les armes d'Évires se blasonnent ainsi :

Tiercé en fasce ; au premier d'or à la croix d'azur ajourée du champ ; au second d'or chappé ployé de gueules ; au troisième d'azur à la jumelle ondée d'argent, surmontée d'un écusson de gueules à la croix d'argent brochant sur la partition.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Jean Tissot    
mars 2001 mars 2008 Claude Nanjod DVG Conseiller général du canton de Thorens-Glières (1995-2008)
mars 2008 mars 2014 Catherine Gurliat DVG ...
mars 2014 en cours Joël Duperthuy DVD Professeur
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune d'Évires est jumelée avec :

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7].

En 2015, la commune comptait 8 968 habitants[Note 1], en augmentation de 593,04 % par rapport à 2010 (Haute-Savoie : +7,57 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
784 824 850 854 1 133 1 152 1 166 1 193 1 128
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 217 1 281 1 313 1 322 1 247 1 241 1 259 1 230 1 147
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 001 928 964 930 772 736 705 637 651
1982 1990 1999 2004 2009 2014 2015 - -
776 943 1 061 1 259 1 271 1 415 8 968 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • Agriculture, élevage, forêt.
  • Commerce : une dizaine de commerces.
  • Artisanat : une vingtaine d'artisan et petites entreprises.
  • Emplois en Suisse et dans l'agglomération d'Annecy.

Équipements[modifier | modifier le code]

  • École primaire publique.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Curé Jean-Gaspard Cochet (1633-1708), vicaire (1663) puis curé d'Évires (1670-1708)[10].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Évènements[modifier | modifier le code]

  • Fête du Far-West (dernier week-end de juillet, 10e en 2011).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 12
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  2. « Commune nouvelle Fillière
  3. Fusion des villages et petites intercommunalités: économies en vue ou perte d'identité?  », BFM TV, 9 octobre 2015, Philippe Gril
  4. a et b La Rédaction, « La fusion des neuf communes du Pays de Fillière ne se fera pas », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne).
  5. Une nouvelle municipalité en Haute-Savoie: Fillière regroupe 5 anciennes communes, France TV Info, 30 mai 2016
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  10. http://www.mesancetresbressansetsavoyards.fr/article-l-eglise-et-la-reforme-catholique-en-savoie-jean-gaspard-cochet-cure-1633-1708-99247054.html Curé Jean-Gaspard Cochet (1633-1708)