Aviernoz

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Aviernoz
Aviernoz
Façade de l'ancienne mairie d'Aviernoz (1869), au printemps 2019.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Annecy
Canton Annecy-le-Vieux
Intercommunalité CC du Pays de la Fillière
Commune Fillière
Maire délégué Claude Jacob
Code postal 74570
Code commune 74022
Démographie
Gentilé Vernodiens
Population 897 hab. (2014 en augmentation de 16,19 % par rapport à 2009)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 58′ 44″ nord, 6° 13′ 25″ est
Altitude Min. 578 m
Max. 1 673 m
Superficie 15,90 km2
Localisation
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Aviernoz

Aviernoz (le -z ne se prononce pas[Note 1]) est une ancienne commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Au , elle est regroupée avec Thorens-Glières, Évires, Les Ollières et Saint-Martin-Bellevue pour former la commune nouvelle de Fillière.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le pays de Fillière, canton de Thorens-Glières. Sa superficie est de 1 590 hectares étagée entre 578 et 1 673 m d'altitude. Elle comporte plusieurs hameaux d'habitations (le Village, le Vuaz, Possy, les Côtes et Charbonnières).

Aviernoz est bordée par l'ancienne commune de Thorens-Glières au nord, Villaz au sud, l'ancienne commune de Les Ollières à l'ouest et Dingy-Saint-Clair au sud-est.

Toponyme[modifier | modifier le code]

Dans divers documents on peut trouver Aviernnaz, Vernod et Vernoud, provenant du terme « verne » désignant un endroit où l'on trouve de l'aulne glutineux. En patois, le Z final signifie que la dernière syllabe est atone, il ne faut donc pas prononcer le Z et le O est quasiment muet[Note 1].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Avyêrno, selon la graphie de Conflans[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

La paroisse d'Aviernoz était liée à celle des Ollières jusqu'en 1682, date à laquelle elle devient indépendante. L'église, la cure et un cimetière de 700 m2 sont alors implantés au hameau du Crêt-des-Pierres. Lors de la création du nouveau chef-lieu, l'église est déplacée en 1896, puis en 1947 le cimetière est lui aussi transféré. En 2010, l'association des « Compagnons d'Aviern » décide de redonner vie à ce cimetière en le transformant en cimetière paysager.

En 2015, un projet de fusion des communes de la communauté de communes du pays de la Fillière est soumis à un référendum[5],[6]. L'objectif est de créer une commune suffisant forte avant la fusion de la CCPF en 2017 avec la communauté de l'agglomération d'Annecy. Un référendum a été tenu le 11 octobre 2015 sur l'ensemble des communes de la CCPF pour décider de la création d'une commune nouvelle sur les bases de la communauté de communes, pour ensuite intégrer la communauté de l'agglomération annécienne[7]. À la suite de ce référendum, la proposition de fusion est à 9 stoppée[7].

La commune fusionnera avec Thorens-Glières, Évires, Les Ollières et Saint-Martin-Bellevue au pour donner naissance à la commune nouvelle appelée Fillière[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Depuis 1944, cinq maires se sont succédé :

Liste des maires (et syndics) successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1944 mars 1977 Marcel Encrenaz    
mars 1977 mars 2001 Renaud Métral-Boffod    
mars 2001 mars 2008 Jean Duret    
mars 2008 mars 2014 Claude Clerc    
mars 2014 En cours
(au avril 2014)
Claude Jacob   Retraité

Population et société[modifier | modifier le code]

Les habitants de Aviernoz sont appelés les Vernodiens[9]. Le sobriquet en patois des habitants était Pétachas (les empêtrés), au XIXe siècle[10].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12].

En 2014, la commune comptait 897 habitants[Note 2], en augmentation de 16,19 % par rapport à 2009 (Haute-Savoie : +6,72 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
461490491450612624657626565
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
586576624616576576506510469
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
444437407406396351306310281
1982 1990 1999 2004 2009 2014 - - -
356444614725772897---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
  • 615 habitants permanents en 1999, dont 49,3 % de femmes, ? % de célibataires, 8,0 % de chômeurs, 12,5 % de retraités.
  • 725 habitants permanents en 2004, dont 48,8 % de femmes, 31,6 % de célibataires, 4,6 % de chômeurs, 11,9 % de retraités.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune administre une école maternelle et une école primaire.

Problématique[modifier | modifier le code]

Des associations écologistes ont manifesté contre la présence de mâchefers sur le site de la carrière des Lapiaz à Aviernoz. La mise en place d'une protection et le suivi périodique du site a permis de mettre en évidence la préservation de l'environnement[15].

Économie[modifier | modifier le code]

  • Agriculture et élevage. Fin 2012, il restait 5 exploitations agricoles importantes et pérennes.
  • Artisanats et services : menuiserie, BTP, taille de pierres, plâtres, eau, gaz, couvertures, charpentes, électricité, nettoyage, équipements mécaniques.
  • Petite industrie : mécanique de précision.
  • Commerces et services : hôtel-auberge, café-bar, coiffure, meubles, restauration, commerces de marchés, soins du corps, taxis, édition.
  • Professions libérales : assurance, conseil aux entreprises, informatique, design.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Maurice, édifiée dans un style savoyard en 1891[16],[17].
  • Vieux cimetière du Crêt-des-Pierres, inutilisé depuis 1947, réaménagé et rénové en 2010-2011 par les compagnons d'Aviern', il est devenu un cimetière paysager.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Jean-Bernard Challamel, Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes. Le Genevois et Lac d'Annecy (Tome III), Roanne, Éditions Horvath, , 422 p. (ISBN 2-7171-0200-0), p. 646, « Aviernoz » ; pp. 615-616, canton Thorens-Glières.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Le -oz final ne se prononce pas, mais indique que l'accentuation du mot va sur la première syllabe[1],[2],[3].
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : 1er janvier 2014.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Henri Dénarié, « Berlioz ne rime pas avec myxomatose », La Voix des Allobroges,‎ (lire en ligne) (Article publié dans le numéro 13 de La Voix des Allobroges, été 2007)
  2. Jean-Baptiste Serron avec Marc Bron, « Comment bien prononcer les noms de nos communes? », L'Essor savoyard,‎ (lire en ligne).
  3. « Toponymie arpitane : les noms en -oz, -az, -ex, -ix », sur Arpitan.com - Fédération internationale de l'arpitan (consulté le 20 juillet 2016).
  4. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie : Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 12
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  5. « Commune nouvelle Fillière
  6. Fusion des villages et petites intercommunalités: économies en vue ou perte d'identité?  », BFM TV, 9 octobre 2015, Philippe Gril
  7. a et b La Rédaction, « La fusion des neuf communes du Pays de Fillière ne se fera pas », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne).
  8. Une nouvelle municipalité en Haute-Savoie: Fillière regroupe 5 anciennes communes, France TV Info, 30 mai 2016
  9. « Aviernoz », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté le 21 septembre 2018), Ressources - Les communes.
  10. François Miquet, Sobriquets patois et dictons des communes et hameaux de l'ancien genevois et des localités limitrophes, Annecy, , 27 p. (lire en ligne), p. 16.
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  15. Tribunal administratif de Grenoble no 1203108, mars 2015
  16. Observatoire du Patrimoine Religieux, « Eglise St Maurice », sur www.patrimoine-religieux.fr, Bayard Service Web
  17. Archives départementales de la Haute-Savoie, « Une église neuve à Aviernoz ! », sur archives.cg74.