Villeneuve de Grenoble

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45° 09′ 49″ N 5° 44′ 10″ E / 45.163491, 5.736065

Parc Jean-Verlhac à la Villeneuve.

La Villeneuve est un grand ensemble d'urbanisation situé au sud de la ville de Grenoble. Cet ensemble est composé de plusieurs quartiers, dont l'emblématique quartier de l'Arlequin, distribués autour du centre moderne de Grenoble autour de Grand'Place. Si la Villeneuve est la plus importante opération d’urbanisme qu’ait connu l'agglomération de Grenoble, elle est aussi celle qui aura suscité le plus d’intérêt et de polémique.

Dès sa création en 1972, la Villeneuve a été une expérimentation sociale et urbaine d'envergure nationale avec ses réalisations dans l'éducation nouvelle, la création d'équipement intégré et un nouvel urbanisme qui a préfiguré de nombreuses réalisations dans les villes nouvelles.

En 2010, des incidents provoquent une intervention de 300 policiers pendant plusieurs jours. Nicolas Sarkozy prononce le discours de Grenoble qui marque une rupture importante de son quinquennat.

Cet ensemble classé label patrimoine du XXe siècle fait l'objet d'un projet de rénovation urbaine signé le 3 juillet 2008, qui prévoit la démolition du 50 galerie de l'Arlequin, projet contesté par certains habitants du quartier.

Sommaire

Historique [modifier]

Emprise foncière de la Villeneuve de Grenoble (en rouge) et d'Echirolles (en noir)
Emprise foncière de la Villeneuve de Grenoble et d'Echirolles.

Grenoble, dans les années 1960, connaît à la fois une expansion démographique exceptionnelle, un sous-équipement chronique et une nette situation d’enclavement. La construction anarchique correspond tellement mal à la demande que quelques milliers de logements en accession restent vides faute d’acquéreurs solvables alors qu’une demande égale en locatif reste insatisfaite.

Après plusieurs tentatives pour donner à l’agglomération un plan d’aménagement cohérent, l’État désigne Henri Bernard, grand prix de Rome, comme urbaniste ; mesure d’autant plus nécessaire que Grenoble vient d’être choisie comme ville d’accueil des Jeux olympiques d'hiver de 1968.

Simultanément, les villes de Grenoble et d’Échirolles, mitoyennes, décident de créer chacune une zone à urbaniser en priorité (ZUP) sur un vaste espace entre les deux communes occupé par l'aéroport de Grenoble-Mermoz. Chacune désigne un architecte en chef, Grenoble choisissant l’urbaniste chargé du plan d’aménagement de l’agglomération. Celui-ci remet ses projets début 1965.

Approuvés par l’État, ils sont rejetés par la commune d’Echirolles et l’opposition municipale à Grenoble.

Or les élections de mars 1965 reconduisent la municipalité d’Echirolles et amènent au pouvoir l’opposition grenobloise. De nouveaux projets deviennent possibles d’autant que se constitue rapidement un syndicat intercommunal pour l’étude des problèmes d’urbanisme, groupant toutes les communes de l’agglomération, et qu’est mise en place une agence d’urbanisme, municipale puis d’agglomération.

La Villeneuve dans l’agglomération [modifier]

Village olympique de Grenoble.

Les deux municipalités de Grenoble et d’Échirolles décident d’étudier leurs deux ZUP dans le cadre du schéma directeur de l’agglomération et selon un plan d’aménagement commun, chacune se réservant de réaliser son opération en fonction de ses besoins propres.

L’esquisse d’aménagement des deux ZUP est approuvée par les deux communes en 1967. Cohérente avec le schéma directeur de l’agglomération, elle propose de créer, à la jonction des deux communes, une zone centrale destinée à accueillir :

  • les équipements et services nécessaires à toute la partie sud de l’agglomération ;
  • un centre secondaire destiné à accueillir également les grands équipements d’agglomération ne pouvant trouver leur place dans le centre ville.

Sur chacune des deux communes, trois quartiers de deux mille logements chacun sont reliés à ce centre et accompagnés de zones d’activités.

Ces projets intègrent évidemment les dispositions prévues précédemment pour la bonne tenue des Jeux olympiques, dont le village d’accueil.

La mise en place [modifier]

Maquette en bois de la Galerie de l'Arlequin, Villeneuve de Grenoble
Maquette en bois de la galerie de l'Arlequin, Villeneuve de Grenoble.

La municipalité de Grenoble, conduite par Hubert Dubedout, confie à l’agence d’urbanisme le programme de sa ZUP et à l’atelier d'urbanisme et d'architecture le parti architectural.

Elle confirme la SADI (Société d’aménagement de l’Isère) comme aménageur ; puis précise ses objectifs :

  • mixité des logements,
  • simultanéité de mise en service des logements et d’une large gamme d’équipements publics,
  • priorité aux transports en commun et aux cheminements piétons,
  • création de zones d’emplois les plus intégrées possible aux quartiers et au centre, construction par tranche correspondant à la totalité d’un quartier,
  • constitution sur place d’une équipe commune à tous les organismes impliqués dans les études et la réalisation : l’équipe Villeneuve[1].

Le choix du projet [modifier]

Croquis des Villeneuves de Grenoble et Echirolles reliées par un centre.

Fin 1967, le conseil municipal choisit, parmi trois projets d’urbanisme qui lui sont proposés, celui qui correspond le mieux à ses objectifs.

Au nord du « centre secondaire », deux quartiers constitués d’immeubles assez hauts pour dégager entre eux un grand parc, mais de hauteurs variables et formant un ensemble permettant de disposer du rez-de-chaussée pour une galerie piétonne reliant logements et équipements au centre.

Côté parc, les équipements collectifs, côté opposé les accès voitures et les transports en commun. Un troisième quartier est prévu à l’est du centre.

Chacun de ces quartiers est accompagné de petites zones d’accueil d’activités ou de services. Le « centre » lui-même est accessible côté Echirolles et côté Grenoble par les cheminements piétons issus des quartiers. Il accueille la gare des transports en commun qui longent les quartiers. Des parkings publics sont prévus sous la dalle piétonnière sur laquelle il est bâti.

Ce projet est approuvé par l’État début 1968.

La réalisation [modifier]

Galerie de l'Arlequin.

Suite au déroulement des Jeux olympiques à Grenoble, le stade olympique de Grenoble est démonté pour laisser place au premier projet qui prend le nom de galerie de l'Arlequin. Mis en chantier en 1970, ce quartier, appelé ainsi en référence à ses façades colorées, est habité en avril 1972, avec la moitié adjacente du parc Jean Verlhac et les équipements collectifs prévus. La répartition des logements est sensiblement conforme aux objectifs de mixité, mais son architecture innovante dans des logements accessibles par de longues coursives, souffre quelque peu d’un financement insuffisant.

Les quartiers [modifier]

La première tranche du Centre secondaire de l’agglomération, commun aux deux ZUP de Grenoble et d’Echirolles, est mise en service en 1975 avec le centre commercial Grand'place, des bureaux et des équipements d’agglomération.

Le deuxième quartier, les Baladins, est habité entre 1978 et 1981 en même temps que l’achèvement du parc. Si le schéma d’urbanisme est proche de celui de l’Arlequin, son architecture est plus diversifiée et son programme d’équipements tient compte des enseignements tirés du premier quartier.

Les zones d’activités accueillent progressivement activités de service et grandes entreprises de nouvelle technologie comme Bull.

Les équipements publics [modifier]

L’équipe Villeneuve poursuit alors les études, en particulier pour les équipements publics de quartier selon les orientations municipales. Il s’agit des équipements correspondant aux besoins quotidiens des habitants au delà des découpages par ministères financeurs, ce qui implique bientôt un arbitrage de la DATAR (Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale) et la création d'un « équipement intégré », chaque ministère versant sa participation à un ensemble commun, sans exiger une propriété spécifique de bâtiments.

L’objectif était en effet d’abord une série d’innovations dans les programmes des équipements éducatifs, de santé et autres, innovations qui n’étaient pas acceptés par chacun des ministères.

À l'Arlequin, le Centre d'éducation permanente et d'animation sociale et culturelle (C.E.P.A.S.C.) regroupe dans un même équipement intégré un collège-maison de quartier avec une bibliothèque, une salle de spectacle (l'Espace 600, des salles de réunion, un centre audiovisuel, un centre social, des services, un restaurant self-service et des ateliers. Cette réalisation s'est fortement inspirée des community college britanniques. D'autres équipements existent dont cinq groupes scolaires primaire et maternelle, un centre mutualiste de santé, deux gymnases et une piscine, qui donnent sur le parc. Une zone d’activité de deux hectares borde l’ensemble au sud de l’Ecole nationale supérieure d’architecture, achevée en 1976.

Art urbain [modifier]

En 1967, un symposium international de sculpture est organisé à Grenoble dans le cadre du programme de préparation des Jeux olympiques. Selon Jacques Joly, cet évènement marque le retour des artistes sur la scène urbaine en France[2]. À la Villeneuve, la municipalité souhaite associer des plasticiens à la conception de la galerie de l'Arlequin, non pas seulement pour la décoration mais à la conception même du volume.

Si Jean Dewasne fut contacté, cette tentative tourna court. La décoration sera finalement confiée à Henri Ciriani et à Huidobro, membres de l'AUA. En 2012, les esquisses de Ciriani pour la Villeneuve seront exposés à Beaubourg dans une salle consacrée au chromatisme. Cet échec explique la piêtre qualité de la galerie de l'Arlequin, malgré ses nombreuses potentialités. En 1975, un travail de coloration et d'esthétique est confié au plasticien Guy de Rougemont considéré par Jacques Joly comme un rattrapage, une intervention ex-post très classique[2].

Finalement ce sera dans le quartier des Baladins que réussira l'articulation entre la dimension de l'art à la conception architecturale et urbanistique, avec la création par K. Schultze de sculptures en briques représentant des géants assis, couchés et désarticulés.

En 1975, un groupe de six artistes travaillant en coopérative, les Malassis réalisera une grande fresque peinte sur les murs du centre commercial de Grand'Place à partir de variations inspirés par le tableau de Géricault, Le Radeau de la Méduse. L'œuvre propose une critique de la société capitaliste dans ce haut lieu de la fonction marchande, les auteurs allant même jusqu'à signifier que « le radeau de la Méduse, c'est le naufrage de notre société de consommation[2] »… L'œuvre provoqua un intense débat dans la presse locale. Elle fut recouverte en 2000 dans la plus profonde indifférence.

Ernest Pignon-Ernest, considéré comme l'un des précurseurs de l'art urbain réalise une fresque sur la bourse du travail situé entre la galerie de l'Arlequin et Grand'Place. Cette fresque est encore visible aujourd'hui même partiellement dégradée.

De 1983 aux années 2000 [modifier]

En 1983, la municipalité d'Union de la gauche n'est pas reconduite. La nouvelle équipe abandonne la construction du troisième quartier et modifie quelque peu le contenu des zones d'activités.

En 1987, la première ligne A de tramway de l’agglomération, prévue dès la fin des années 1970, remplace la ligne d’autobus 15. Elle traverse la Villeneuve du nord au sud, avec deux arrêts et arrive dans la gare centrale qui est modifiée en conséquence.

En 1989, une charte d'objectif est signé avec l'État et la région Rhône-Alpes pour lancer une opération de développement social des quartiers. Quelques années plus tard le quartier est classé en zone d'éducation prioritaire. Pour la première fois, la Villeneuve est associée à un grand ensemble en difficulté.

Progressivement, dans les années 1990 et 2000, le centre se complète avec des bureaux et des équipements d’agglomération comme la patinoire Pôle Sud. Les anciennes zones industrielles, non comprises dans la ZUP, accueillent un nouveau quartier : Vigny-Musset, achevant ainsi de souder la Villeneuve au tissu urbain résidentiel grenoblois.

Les municipalités successives d'Echirolles maintiennent leur programme et terminent le troisième quartier et les zones d’activités et de services au début des années 1980.


La Villeneuve : image et vécu [modifier]

Plus importante peut-être que l’histoire de sa réalisation est celle de son vécu. Dès sa création, pour tous ses aspects innovants, la Villeneuve fut la cible de multiples critiques, dont celle, systématique, de l’opposition municipale. Trente-cinq ans plus tard il convient d’être nuancé.

  • D’une part, parce que ni la société française ni la société grenobloise ne sont les mêmes en 2009 qu’au milieu des années 1960. Aux « Trente Glorieuses » a succédé la crise. Les aspirations d’ouverture et d’acceptation des différences ont fait place au repli sur soi et à la hantise de la sécurité. À la croissance a succédé le chômage, en particulier des jeunes, partie importante de la population dans ces quartiers les plus jeunes de Grenoble.
  • D’autre part, parce qu’après la période de création d’un mode de vie qui se voulait nouveau et l’enthousiasme militant que cela impliquait, est venue la période où la municipalité en place de 1983 à 1995 a considéré la Villeneuve comme le quartier d’accueil privilégié des populations en difficulté[réf. nécessaire], entraînant un certain retrait des classes moyennes sur qui reposait en grande partie l’ouverture sociale. L’abandon, dans certains équipements, des programmes expérimentaux en ont changé la perception, voire l’utilisation, par les groupes sociaux qui en avaient porté la conception.

Enfin, un sous entretien des logements sociaux et des équipements collectifs en a dégradé l’image. Les efforts, parfois timides, parfois d’ampleur inapplicable, entrepris depuis 1995, n’ont pas permis de rattraper partout une certaine dégradation du bâti. Les problèmes inhérents aux quartiers dont une partie de la population est en difficulté, sont apparus. La situation s'aggrave d'autant plus que lorsque des équipements publics sont détruits.

Toutefois, la Villeneuve reste un quartier apprécié[3] de ses habitants pour la qualité des logements, l’agrément du parc, la multiplicité de ses équipements et la vigueur de ses associations. Mais son image à l’extérieur pâtit de celle des « grands ensembles ».

Les évènements de juillet 2010 [modifier]

En juillet 2010 un malfaiteur armé, habitant de la Villeneuve est tué par la police après un braquage du Casino d'Uriage le 16 juillet 2010[4]. La nuit suivante éclatent des émeutes qui impliquent une trentaine de personnes décidées à venger à mort le malfaiteur décédé. Les affrontements sont violents, plusieurs dizaines de voitures sont brulées et les forces de l'ordre sont visées par des tirs à balles réelles à deux ou trois reprises[5]. Une opération de police, relayée fortement par les médias locaux et nationaux, est alors lancée à Arlequin Nord, déployant jusqu'à 300 hommes dont des brigades d'interventions spéciales du RAID et GIPN. Pendant plusieurs jours, la Villeneuve est isolée du reste de la ville, notamment à cause de l'arrêt du tram.

Ces évènements ont fortement marqué la population locale. Beaucoup d'habitants se sont indignés du mode d'intervention policière[réf. nécessaire]. Les centres de santé ont recueilli de nombreux témoignages de traumatismes causés par la violence « des jeunes du quartier » et par l'intervention policière[6]. Celle-ci parait à de nombreux égards disproportionnée puisque des témoignages indiquent que seulement une trentaine de jeunes se sont opposés aux forces de l'ordre, ce qui est loin de constituer une "émeute"[réf. nécessaire]. Il est probable que la disproportion de l'intervention policière de juillet 2010 a été causée par une panique des responsables policiers locaux, ce qui a laissé la porte ouverte à une intervention pilotée par le ministère de l'Intérieur avec des brigades d'interventions spéciales du RAID et du GIPN. Ce fait divers inspire en partie, le « discours de Grenoble » du président de la République Nicolas Sarkozy qui marque un tournant deux ans seulement avant la présidentielle de 2012.

Les nombreuses associations de la Villeneuve ont réagit à travers la création d'un collectif interassociatif, rebaptisé depuis "Villeneuve Debout"[7]. Ce rassemblement est à l'origine de nombreux évènements comme "les 4 heures pour la Villeneuve" ou les contre discours de Grenoble. Par ailleurs, une expérimentation des méthodes du "community organizing" inspiré par Saul Alinsky se déroule en partie dans le quartier de la Villeneuve depuis septembre 2010[8].

Suite aux évènements de juillet 2010 et au meurtre de deux jeunes adultes le 28 septembre 2012[9], la Villeneuve est classée zone de sécurité prioritaire et devient pour l'opinion publique un parangon des quartiers confrontés aux problèmes graves de délinquance[10] et d'insécurité hors région parisienne. La cité de L'Arlequin, notamment, serait devenue, selon le magazine Valeurs actuelles, « une forteresse pour les voyous » et un refuge pour les trafics de drogue hors de tout contrôle policier[11]

Rénovation urbaine [modifier]

Selon le site de l'ANRU : « depuis le lancement du programme de rénovation urbaine, la politique de la ville porte une attention particulière au quartier de La Villeneuve à Grenoble. Après une phase de concertation avec les élus locaux, l’ANRU a signé en 2008 une convention de rénovation urbaine pour ce quartier prioritaire : 75 millions d’euros sont investis, dont 17,9 millions d’euros de l’ANRU »[12].

Initialement, des études sont réalisées avec le groupement Lacaton Vassal, Interland et Bazar Urbain qui indique la non-nécessité d'une démolition d'une partie de la galerie de l'Arlequin : « ne pas démolir pour éviter de détruire le système urbain qui, globalement, reste une alternative valide à l'ère du développement durable. Un regard tourné, vers ce qui fonctionne, vers le potentiel, vers la charge active contenue dans ces immeubles plutôt que leur face désenchantée(...). La démolition n'est pas compatible avec la démarche proposée »[13]. Toutefois, la mairie rompt le contrat avec ces groupements pour engager un travail avec Yves Lion. Cette fois-ci, le projet prévoit la démolition du 50 galerie de l'Arlequin, la démolition des silos, le déplacement du marché, la réhabilitation thermique de logements.

Dès lors, les habitants vont se mobiliser pour demander plus de concertation et refuser la démolition du 50 galerie de l'Arlequin. La plupart des associations du quartier ont pris position contre la démolition dont l'Union de Quartier, la CSF[Quoi ?] et le collectif interassociatif. Après l'élection de François Hollande et à l'occasion des 40 ans de la Villeneuve, les habitants rassemblés au sein du collectif "Vivre à la Villeneuve" écrivent à la ministre du logement et de l'égalité des territoires, Cécile Duflot, pour exiger une renégociation du projet de rénovation urbaine de la Villeneuve[14]. Il s'appuie notamment sur sa déclaration d'investiture : "ce qui se fait pour les habitants, sans les habitants se fait le plus souvent contre eux"[15], paraphrasant Nelson Mandela. Cette lettre ouverte va susciter plusieurs réactions au sein de la presse locale. Par exemple, à la veille des élections législatives, le premier adjoint de la ville de Grenoble dénonce une "manipulation politique" [16]. Toutefois, la ministre annonce qu'elle "partage la volonté de concertation avec les habitants des quartiers dans le cadre du renouvellement urbain" et est très sensible aux projets d'ateliers populaires d'urbanisme portés par les habitants.

Voir aussi [modifier]

Liens internes [modifier]

Liens externes [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • René Jullian : Histoire de l’architecture moderne en France, éd. Philippe Sers 1984, pages 238 sqq.
  • Jacques Joly, Jean-François Parent : Grenoble de 1965 à 1985, paysage et politique de la ville, PUG 1988
  • Jean-François Parent, Jean Louis Schwartzbrod : Deux hommes, une ville : Grenoble, La Pensée Sauvage 1995
  • Jacques Joly : Formes urbaines et pouvoir local, Grenoble dans les années 1960-1970, Presses universitaires du Mirail 1995

Notes et références [modifier]

  1. Chef de projet Jean-François Parent qui a donné le fond de cet article.
  2. a, b et c Jacques Joly, Formes urbaines et pouvoir local, le cas de Grenoble des années 60 et 70.
  3. Villeneuve de Grenoble, la trentaine, paroles d’habitants, Hervé Bienfait ; éditions Cnossos ; 2005.
  4. Vanessa Laime, Un malfaiteur tué lors d'une fusillade avec les policiers, DL, 17 juillet 2010
  5. Le braqueur du casino d'Uriage sera inhumé dans l'après-midi, sur lepoint.fr. Mis en ligne le 22 juillet 2010, consulté le 11 juin 2012.
  6. A Grenoble la cité modèle rattrapée par la précarité, ALICE GÉRAUD, Libération.fr, 20 juillet 2010
  7. : Article de Ligne A sur le collectif interassociatif
  8. [www.projet-echo.org : Expérimentation des méthodes du Community organizing en France]
  9. Grenoble : "Certains jeunes de la Villeneuve n'ont plus peur de rien", Le Point.fr, 6 octobre 2012
  10. Un arsenal découvert à la Villeneuve, le Dauphine.com, 27 septembre 2012
  11. Grenoble : La Villeneuve, de l'utopie à l'horreur, Pierre-Alexandre Bouclay, Valeurs actuelles, 11 octobre 2012
  12. Quartier de la Villeneuve et rénovation urbaine, http://www.ville.gouv.fr/?quartier-de-la-villeneuve-a
  13. Lacaton Vassal, Interland, Bazar Urbain, dossier de propositions, p.5 et 45
  14. Collectif Vivre à la Villeneuve, Lettre à la ministre du logement et de l'égalité des territoires, 2 Juin 2012
  15. Cécile Duflot, Discours d'investiture, 17 mai 2012
  16. Saléra Benarbia, "Je ne me laisserai pas intimider par une manipulation politique", Dauphiné Libéré, 9 Juin 2012