La Garçonne (film, 1936)

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La Garçonne

Titre original La Garçonne
Réalisation Jean de Limur
Scénario Albert Dieudonné
Acteurs principaux
Sociétés de production Franco London Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Drame
Homosexualité au cinéma
Sortie 1936
Durée 95 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Garçonne est un film français réalisé par Jean de Limur, sorti en 1936.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Les parents de Monique Lerbier veulent, par intérêt, la contraindre à épouser un homme qu’elle n’aime pas. Elle quitte alors le foyer familial et succombe à toutes les tentations charnelles et plaisirs artificiels qui lui étaient jusque-là inconnus…

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Remake de la première adaptation cinématographique réalisée par Armand Du Plessy, La Garçonne (1923) qui fut frappée par la censure, cette version, comme la suivante réalisée par Jacqueline Audry (La Garçonne sortie en 1957), échappera aux censeurs en évitant de montrer des étreintes féminines pourtant bien sages qui les avaient choqués dans les années 1920
  • Arletty[1] : « C’était avancé, comme idée. Victor Margueritte, l’auteur du roman, avait eu plusieurs procès. J’entretenais Marie Bell, dans le film. Une des dernières fois où nous nous sommes vues, peu de temps avant sa mort, nous avons évoqué ce souvenir. « Je t’entretenais dans La Garçonne, lui ai-je dit, heureusement que ce n’était pas dans la vie, tu m’aurais coûté cher ! » Il faut dire que Marie de devait pas être bon marché ! Et nous avons bien ri ! […] Le film a été un succès grâce au scandale qu’il provoque. Voir des « bonnes femmes » en garçonnes, fumant l’opium… […] Voir des homosexuelles-femmes, à cette époque-là ! »
  • La chanteuse (Édith Piaf) drague Monique (Marie Bell). Sa chanson donne une idée de l’atmosphère du film :

Mes sens inapaisés,
Cherchant pour se griser,
L'aventure des nuits louches,
Apportez-moi du nouveau.
Le désir crispe ma bouche.
La volupté brûle ma peau…

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Extrait d’Arletty ou la liberté d’être, portrait-entretien de Christian Gilles, Librairie Séguier, Paris, 1988 (ISBN 2-906284-86-6).

Lien externe[modifier | modifier le code]