Verbe auxiliaire

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En grammaire, un auxiliaire est un verbe juxtaposé à un verbe principal constituant ainsi avec lui une forme composée ou périphrastique . Il ajoute divers traits grammaticaux au verbe principal dont les plus fréquents sont le temps, l'aspect, la voix, le mode, mais aussi d'autres catégories grammaticales comme la polarité négative ; il a donc la même fonction que les affixes grammaticaux et peut correspondre à un morphème du verbe principal à une époque antérieure de la langue ou dans une autre langue ; dans celles qui distinguent les personnes par des désinences (langues indo-européennes, en particulier), c'est l'auxiliaire qui les indique, et le verbe principal (le verbe lexical ou auxilié) prend une forme impersonnelle (infinitif, participe, radical), qui concourt à la signification grammaticale du composé. En devenant auxiliaire, un verbe lexical se grammaticalise et peut de ce fait perdre ou voir modifié tout ou partie de la valeur sémantique qu'il possède quand il est ou était employé seul.

En français, il en existe deux de base : être et avoir suivis du verbe au participe passé. Ils sont utilisés pour conjuguer certains temps du passé et la voix passive. D'autres verbes, considérés également comme des auxiliaires aspectuels ou modaux, toujours suivis d'un second verbe à l'infinitif, sont traditionnellement appelés semi-auxiliaires en grammaire française.


Sommaire

Les auxiliaires du français [modifier]

L'emploi des verbes être et avoir [modifier]

L'un et l'autre peuvent être employés seuls avec leur sens plein, celui de exister, demeurer (Je pense, donc je suis ; je suis à la maison) et de posséder hors de soi ( j'ai ce livre ) ou en soi (j'ai chaud). Ils perdent leur signification propre lorsqu'ils sont suivis d'une autre forme verbale et deviennent de ce fait des auxiliaires de temps. La conjugaison les fait suivre du participe passé pour former à l'indicatif le passé composé ( il a parlé / il est parti ), le passé antérieur ( quand il eut parlé... / quand il fut parti ), le plus-que-parfait ( il avait parlé / il était sorti ), le futur antérieur ( quand il aura parlé... / quand il sera sorti ) ; au subjonctif le passé ( il faudrait qu'il ait parlé / il faudrait qu'il soit sorti ), le plus-que-parfait ( il souhaitait qu'il eût parlé / il souhaitait qu'il fût sorti ) ; le conditionnel passé ( il aurait / il eût parlé / il serait / il fût sorti ) . Quand l'auxiliaire s'emploie lui-même à un temps composé suivi d'un participe passé, il permet de former des temps surcomposés d'un usage aujourd'hui régional (quand il a eu fini de déjeuner, il s'est endormi).

L'auxiliaire être est par ailleurs le mode de formation unique des formes passives à tous les temps ( il est / a été / avait été / .../ mordu par un chien errant ).

Au regard du choix de l'auxiliaire, les verbes français se répartissent en trois catégories : la grande majorité fonctionne avec avoir, un petit nombre avec être, quelques-uns avec les deux [1].

Avoir sert d'auxiliaire à lui-même ( j'ai eu, j'avais eu ... ) ainsi qu'au verbe être ( j'ai été, j'avais été... ).

Pour les autres verbes, le choix entre les deux auxiliaires dépend de leur nature : être s'emploie avec tous les verbes pronominaux, avoir avec tous les verbes transitifs ; ceux qui sont intransitifs recourent le plus souvent aussi à avoir ; c'est en particulier le cas de tous les verbes essentiellement impersonnels ( il a plu ... ) et des auxiliaires modaux ( il a fallu, il a pu ... ) . Une vingtaine de verbes intransitifs seulement, mais très courants, comme aller, venir et ses composés dont devenir, arriver, (re)partir, (r)entrer, (re)sortir, (re)monter, (re)descendre, (re)tomber naître, mourir, décéder, demeurer, rester emploient être : presque tous sont de sens perfectif et expriment un déplacement ou un changement ( demeurer et rester qui font exception ont pu être conjugués avec avoir jusqu'au XXe siècle[2]). Toutefois certains verbes perfectifs de mouvement s'emploient avec avoir : atteindre ou sauter, par exemple. Les théories rendant compte de l'usage de l'auxiliaire être ne font pas consensus. La grammaire relationnelle considère ainsi comme verbe ergatifs ceux qui recourent à être parce que, à la différence des autres verbes, leur sujet est un objet profond, ce qui s'observe dans l'analogie entre le sujet/patient issu d'une transformation passive et le sujet d'une forme verbale composée avec être : Pierre travaille le bois / Pierre sortLe bois est travaillé / Pierre est sorti. De même : Pierre sort/ monte/ meurt peut être transformé en Je l'ai vu sorti/monté/mort alors que Pierre travaille ne peut donner *Je l'ai vu travaillé [3]. Dans cette perspective on peut s'interroger sur la nature du verbe être dans cet emploi, auxiliaire ou copule[4] ?

Enfin certains verbes comme accourir, (ap)paraître, atterrir, acceptent avoir et être le choix se faisant selon que l'accent est mis sur l'action ( Son dernier roman a paru l'an dernier ) ou le résultat de l'action ( Son dernier roman est paru ) .

Origine des auxiliaires être et avoir [modifier]

Le verbe être descend du latin esse qui sert également d'auxiliaire du passif, mais dans des emplois moins nombreux que dans les langues romanes, puisque les passifs n'y recourent qu'aux temps du perfectum : auditus est, il/elle a été entendu(e) ; auditi eratis, vous aviez été entendus. C'est un suffixe qui indique le passif aux temps de l'infectum : audit, il/elle entend ; auditur, il/elle est entendu(e). Toutefois les verbes dits déponents qui se conjuguent comme des passifs, mais ont un sens actif présentent aussi des formes périphrastiques : imitatus est, il/elle a imité auxquels font écho par leur forme et leur sens les intransitifs français recourant à l'auxiliaire être (il est allé). Les verbes être et esse remontent à une racine PIE *es- qui a donné naissance à des formes apparentées dans de nombreuses langues indo-européennes utilisées comme copule ou comme auxiliaire [5].


Le verbe avoir descend du latin habeo - habere, je possède/je tiens - posséder/tenir, qui n'est pas utilisé comme auxiliaire en latin classique. Il l'est devenu dans toutes les langues romanes à partir de certaines tournures employées seulement avec des verbes exprimant des opérations intellectuelles ( connaître, tenir pour certain, comprendre )[6]. Ce type d'expression s'est progressivement généralisé. Ainsi on trouve en latin classique : Meam fidem habent cognitam ( Le participe parfait cognitam est accordé au c.o.d meam fidem ), ils tiennent ma loyauté pour connue, ils ont eu l'expérience de ma loyauté. Puis sur le même modèle, avec d'autres verbes : « Habeo litteras scriptas », « j'ai une lettre écrite » (scriptas, participe parfait accordé au c.od. litteras), dans le sens j'ai une lettre et j'ai fini de l'écrire, tournure qui ne se substitue pas à la forme grammaticale du verbe conjugué au parfait : « Litteras scripsi », « j'écrivis une lettre ». Dans les expressions précédentes habeo conserve sa valeur sémantique de posséder (avoir en soi ou avec soi) qu'il perd en latin tardif. Ainsi Grégoire de Tours écrit au VIe siècle : « episcopum invitatum habes », « tu as invité l'évêque » où le c.od. reste accordé au participe. Celui-ci est juxtaposé à habeo qui a perdu tout sens propre. L'ordre des deux composants demeure variable jusqu'au français classique avant que s'impose définitivement la périphrase avoir + participe passé.


Les auxiliaires à valeur aspectuelle et modale [modifier]

  • Être et avoir. Aussi longtemps que le passé simple a été utilisé dans la langue orale, le passé composé a exprimé une valeur aspectuelle : le résultat présent d'une action passée. Le passé simple étant désormais réservé à la narration , le passé composé réunit les valeurs de temps (un fait passé par rapport au moment de l'énonciation) et d'aspect (un fait achevé dans le présent), le contexte pouvant faire la différence : Elle a réussi le concours il y a plusieurs années (Temps) ; Cette fois, elle a réussi le concours (Aspect). Mais dans de nombreuses occurrences les deux valeurs se confondent.
  • Aller et venir de. Certaines grammaires [7] les définissent comme les formes du futur proche et du passé proche. Mais ces deux auxiliaires sont en fait des auxiliaires d'aspect [8]. comme le montrent ces exemples " Et ça va durer dix-sept ans comme ça" ( Labiche ) ou " Sûr qu'elle va passer le restant de sa vie à le chercher partout " ( Barbusse ) [9] b . Aller exprime le début prochain de la réalisation du procès ( aspect perspectif ) et venir saisit le procès immédiatement après son stade final. Ainsi : Nous allons (allions) maintenant procéder au tirage au sort et Nous venons (venions de) terminer la réunion. À la différence de être et avoir, ils ne s'emploient en tant qu'auxiliaires qu'au présent et à l'imparfait (futur proche dans le passé et passé proche d'antériorité) et ne sont donc pas traditionnellement placés sur le même plan que les deux précédents. Toutefois certaines occurrences du verbe aller comme Cela va de soi ou Comment vas-tu ? (qui correspond au verbe être dans d'autres langues) révèlent son aptitude à se délexicaliser comme être et avoir. Certaines langues romanes utilisent d'ailleurs davantage les verbes issus du latin qui ont donné naissance aux trois radicaux du verbe aller français, ire (aller : il ira), vadere (aller : il va), ambulare( étymologi discutée ) (déambuler : il allait). Ces deux semi-auxiliaires sont apparus en moyen-français, aller ayant été concurrencé dans cette fonction par devoir et vouloir , il veut pleuvoir ayant le sens de il va pleuvoir.
  • D'autres verbes ou locutions verbales servent d'auxiliaires aspectuels ( se mettre à ; être en train de ; finir de ) et modaux ( pouvoir, devoir, falloir, vouloir, laisser...) et entraînent l'usage de l'infinitif du verbe principal. L'usage les regroupe sous le terme de semi-auxiliaires, parce qu'à la différence de être et avoir, ceux d'entre eux qui peuvent être utilisés en position d'auxiliaire conservent leur sens et se construisent comme des verbes lexicaux suivis d'un second verbe : le semi-auxiliaire commencer à + infinitif a exactement le même sens que commencer + nom. Il est donc aisé de distinguer les auxiliaire temporels des autres verbes, la plupart des grammairiens limitant d'ailleurs cette catégorie a être et avoir; il est en revanche difficile de distinguer les modaux des verbes ordinaires pouvant admettre un autre verbe complément et donc difficile d'établir une liste close des auxiliaires modaux, liste qui varie selon les critères adoptés [10].
Article détaillé : Semi-auxiliaire.

Les auxiliaires de voix, de temps et d'aspect dans les langues romanes [modifier]

Toutes les langues romanes recourent à deux auxiliaires issus des verbes latins sum et habeo pour exprimer la voix passive et former des temps dits composés ou périphrastiques. À ces auxiliaires de base s'ajoutent d'autres verbes qui se sont eux aussi grammaticalisés pour exprimer temps, voix, ou aspect. C'est le cas surtout de verbes de mouvement très usuels.


Les deux auxiliaires principaux de temps et d'aspect [modifier]

Toutes les langues romanes comportent des formes composées d'un auxiliaire issu de habere et éventuellement esse suivi du participe passé du verbe principal. Comme c'est le cas en français, elles peuvent véhiculer aussi bien une notion de temps que d'aspect.


Certaines langues n'ont que l'équivalent de avoir, cependant que d'autres, comme le français, emploient également être avec quelques verbes. En voici des exemples correspondant généralement au passé composé français, l'auxiliaire étant donc conjugué au présent :


Un seul auxiliaire pour les temps composés
  Roumain Catalan Espagnol Portugais
Auxiliaire a avea haver haber haver / ter¹
J'ai parlé am vorbit he parlat he hablado tenho / hei falado
Je suis venu am venit he vingut he venido tenho / hei vindo

¹ Aujourd'hui dans la plupart des territoires lusophones ter l'emporte. De sens très proche de haver, il provient du latin tenere (tenir). L'usage de haver tend à être littéraire.

Dans ces langues les verbes pronominaux sont donc conjugués à l'aide du verbe avoir.


Deux auxiliaires possibles pour les temps composés
  Italien Occitan Vénitien Corse Sarde Romanche
Auxiliaire avere aver avè ai aver aver
J'ai parlé ho parlato ai parlat go/ò parlà aghju parlatu apu fuedhau hai discurrì
Auxiliaire essere èsser èser esse essi esser
Je suis venu/e sono venuto/-ta soi vengut/-uda so' vegnùo/-a sò venutu/ta seu bènniu/-ia sun vegnì/-ida

Là où coexistent les deux auxiliaires, leur répartition est proche de celle que connaît le français, la plupart des verbes recourant à avoir. Cependant, dans toutes ces langues être est un peu plus fréquent et s'utilise en particulier comme auxiliaire de lui-même ; ainsi j'ai été se dit en italien : sono stato/-a, masc./fém., en corse : sò statu, en occitan : siói estat, en sarde : su stètiu, en romanche : sun staus. En italien et en corse, les verbes impersonnels météorologiques admettent les deux auxiliaires ; ainsi il a plu se dit en italien è /ha piovuto, il a plu (le second étant plutôt employé avec un complément : Ha piovuto tutto il giorno), en corse hà piossu avec avoir ou hè piossu avec être, mais toujours a plogut en occitan comme il a plu en français. Les formes impersonnelles de l'italien emploient aussi essere, même si le verbe utilise par ailleurs avere ( Abbiamo mangiato bene, nous avons bien mangé, mais si è mangiato bene, on a bien mangé).

D'autres auxiliaires de temps [modifier]

  • Expression du parfait

Le catalan est la seule langue romane à recourir à un verbe de mouvement pour exprimer un passé ou un fait présent résultant d'une action passée, le verbe anar suivi de l'infinitif. : Vaig parlar ( j'ai parlé ) ; Va venir ( Il est venu ). Il a pour équivalents les verbes andar (espagnol, portugais), andare (italien)et, employé seul, signifie aller. C'est un exemple remarquable de grammaticalisation où le verbe devenu auxiliaire a acquis une fonction - noter un parfait- qui va à contre-sens de sa signification première, un mouvement orienté vers l'avant. Des essais d'explication de cette évolution ont été proposés[11]. Cette construction périphrastique, aujourd'hui très vivante, malgré l'existence d'une forme simple de même valeur, n'est pas antérieure au XIVe siècle, mais semble être apparue dès le 12ème en occitan où elle s'est seulement maintenue en gascon. Seule l'absence de préposition introduisant le verbe lexical distingue d'ailleurs ce parfait du futur proche : Joan va cantar ( Joan a chanté ), mais Joan va a cantar (Joan va chanter).

  • Expression du futur

Le roumain a plusieurs manières d'exprimer le futur. La forme la plus littéraire (dit futur I) utilise a vrea (vouloir) suivi du verbe principal à l'infinitif : Mâine voi sta a casă ( Demain je resterai à la maison ).Il s'est constitué en auxiliaire autonome, sa conjugaison différant morphologiquement du verbe vouloir proprement dit : vom, vei, va, vom, veţi, vor pour l'auxiliaire du futur conjugué au présent ; vreau, vrei, vrea, vrem, vreţi, vor pour le verbe vouloir.

Le romanche emploie le verbe vegnir suivi de a(d) + infinitif pour former son futur et son futur du passé : El vegn a partir ( Il partira ) ; El/Ela vegn ad esser partì/ partida ( Il/Elle sera parti(e) ).

L'expression de la voix [modifier]

À la voix passive toutes les langues romanes utilisent l'équivalent de être suivi du participe passé accordé en genre et en nombre avec le sujet. Ainsi en roumain :

Mesajul este scris în română ( Le message est écrit en roumain )

Spectacolul a fost anulat ( Le spectacle a été annulé ; a fi, être ; fost, été, participe passé )

Cartea va fi tradusă în limba franceză ( Le livre sera traduit en français ; va, 3ème pers. sing. de a vrea, vouloir, auxiliaire du futur ; carte est féminin ; participe passé : masc. traduc / fém. tradusă)

Outre le verbe essere (être), l'italien utilise couramment le verbe venire suivi du participe passé comme auxiliaire du passif. Ainsi « la porte est fermée » se dit tout aussi bien « La porta è chiusa » que « La porta viene chiusa » (« La porte est fermée »), tous deux admettant un complément d'agent : « La chiesa fu / venne distrutta da una bomba » (« l'église fut détruite par une bombe »). Venire toutefois ne s'emploie qu'aux temps simples.

Les auxiliaires d'aspect [modifier]

  • Aller : auxiliaire du futur proche

L'emploi du verbe aller suivi d'un infinitif d'usage courant en français pour exprimer le futur proche (Il va pleuvoir) se retrouve en catalan ( Va a ploure ), en espagnol ( Va a llover ), en portugais ( Vai a chover ). Le roumain et l'italien n'ont pas de formes correspondantes et le corse recourt à une autre tournure avec le verbe avoir : Hà da piove.

  • Estar / stare ; verbes de mouvement : Auxiliaires de l'aspect progressif

Du latin stare, se tenir debout sont issus les verbes stare en italien, stà en corse ainsi que estar en catalan, espagnol et portugais, langues dans lesquelles il concurrence par ailleurs le verbe ser (être) comme copule. En se combinant avec le participe présent (gérondif) ou exceptionnellement avec un infinitif, il exprime un processus en cours de déroulement, constituant une forme progressive analogue à celle de l'anglais (I am writing) dans les principales langues romanes à l'exception du français et du roumain ; ainsi, « il est en train d'écrire une lettre » se dit : « esta escribiendo una carta » (espagnol) ; « está a escrever uma carta » (portugais) « está escrevendo uma carta » (portugais du Brésil) ; està escrivint una letra (catalan) ; sta scrivendo una lettera (italien) ; stà scrivendu una lèttera (corse). L'occitan et le sarde ignorent cet auxiliaire, mais expriment cet aspect en utilisant être suivi respectivement de l'infinitif (précédé de la préposition a) et du gérondif : es a escriver una letra ; est iscridindhe/iscrindhe una lítara. Le français a employé la périphrase être suivi du participe présent jusqu'au XVIIe siècle où Malherbe condamne Desportes pour utiliser encore cette tournure dans ce vers : « Je pense être échappé quand je suis périssant » [12] .

Le français utilise encore aller suivi du participe présent ( Son mal allait croissant ) comme auxiliaire de l'aspect progressif, mais ce type d'expression ne relève pas de la langue courante et son emploi archaïsant se limite à des verbes intransitifs [13] L'espagnol et le portugais en font un beaucoup plus grand usage en mettant le verbe lexical soit au gérondif (espagnol et portugais brésilien) soit à l'infinitif précédé de la préposition a (portugais) : à estar on peut substituer ir (aller), andar (marcher) et, plus rarement, venir (espagnol) / vir (portugais) pour souligner avec des nuances différentes le déroulement et la progression d'une action : Estoy buscando una casa (esp.) / Estou procurando/a procurar uma casa (port.) implique que je suis à la recherche d'une maison en ce moment alors que Ando buscando una casa (esp.) /Ando procurando/a procurar uma casa ( Je suis à la recherche d'une maison ) suggère que cette recherche dure et se poursuit. Voici quelques exemples d'emploi de ces périphrases verbales très vivantes :

  • Espagnol : avec ir : Voy aprendiendo el español ( Je suis en train d'apprendre l'espagnol avec idée de progression ) ; avec andar : Andaba viendo televisión todo el dia ( Il passait tout le jour à regarder la télévision avec une insistance sur la durée );

avec venir : Se lo vengo dicendo hace un año ( Je ne cesse de le lui dire depuis un an )

  • Portugais : avec ir : Va vindo ( Il vient ) ; avec andar : O país anda vivendo uma crisis ( Le pays est en train de vivre une crise avec insistance sur la durée ; avec vir (venir) Esse livro vem recebendo muitos elogios de critica. ( Ce livre reçoit beaucoup d'éloge de la critique avec insistance sur le déroulement ou l'aboutissement

Les modaux [modifier]

La difficulté de distinguer auxiliaires modaux et verbes lexicaux n'est pas propre au français , mais se retrouve dans les autres langues romanes qui recourent souvent à d'autres moyens pour exprimer la modalité. Ne sont indiqués ici que les verbes fonctionnant indéniablement comme des auxiliaires. La construction habituelle est la mise à l'infinitif du verbe principal, l'auxiliaire qui le précède exprimant tous les morphèmes caractéristiques de la conjugaison. Comme leurs équivalents français pouvoir et devoir, principaux verbes modaux, ont une double fonction : ou bien ils modulent le rapport qu'entretiennent le sujet grammatical et le prédicat qui a pour noyau le verbe principal ( capacité, obligation ), ou bien ils expriment le jugement de l'énonciateur sur l'information fournie par la phrase ( emploi épistémique : possibilité, probabilité ).

  • Expression de la capacité

Un verbe issu du latin posse, potest ( pouvoir, il peut ) se retrouve dans toutes les langues romanes : en roumain, a putea, poate ; en italien, potere, può ; en espagnol, poder, puede ; en portugais, poder, pode. On ne le range dans les auxiliaires ( ou semi-auxiliaires ) que s'il s'intercale entre un sujet personnel et l'infinitif du verbe principal comme dans No puedes venir ( Espagnol ) ou No poţi veni ( Roumain ), tu ne peux venir , mais non dans des constructions impersonnelles comme Puede ser que ( Il se peut que ) en espagnol ou lorsqu'il est suivi d'une subordonnée comme il peut être employé en roumain Nu pot să cânt ( négation + je peux + que + je chante ) , mais il est notable que c'est un des très rares verbes de cette langue qui puisse aussi se construire avec un infinitif .

  • Expression de l'obligation

Le latin debere,debeo a abouti en italien à dovere, deve ; en espagnol à deber, debe ; en portugais à dover, dove. Ce verbe n'existe pas en roumain, l'obligation s'exprimant principalement avec le verbe impersonnel Trebuie să ... ( Il faut que ...).

Une manière d'exprimer l'obligation en latin était d'utiliser le gérondif ou l'adjectif verbal : « Legendum est » (« Il faut lire ») ; « hic liber legendus est » (« ce livre doit être lu »). Cette grammaticalisation de la notion d'obligation se retrouve en italien mais avec le verbe andare (aller) accompagné d'un participe passé : Questo libro va letto per l'esame ( ce livre doit être lu pour l'examen ) ; Va detto ... ( Il faut dire... ) ainsi qu'en corse avec le verbe vulè / volè ( vouloir ) : Ci vole à parte ( Il faut partir )

  • Expression de la volonté

La seule des langues romanes qui présente sans conteste un semi-auxiliaire de volonté est l'italien, puisque volere , issu du latin velle,vult partage avec potere et dovere , appelés tous trois verbi servili , la propriété spécifique à cette langue de ne pas influencer aux temps composés le choix de l'auxiliaire temporel : Ha potuto /dovuto / prendere l'aereo ( Il a dû prendre l'avion ) parce que prendere se conjugue avec avere, mais E potuto / dovuto / voluto partire per Milano ( Il a dû partir pour Milan ), parce que partire se conjugue avec essere.

Les équivalents de pouvoir et devoir expriment par ailleurs la possibilité ou la probabilité de la survenue du fait rapporté par la phrase. C'est ce qu'on appelle l'emploi épistémique des auxiliaires modaux. Ainsi la phrase en Portugais Devemos ter feito algum desvio signifie selon le moment de l'énonciation Il nous a fallu faire un détour ( emploi non épistémique ) ou Il est probable que nous avons fait un détour ( Emploi épistémique ).

Autres langues [modifier]

Langues germaniques [modifier]

Auxiliaires principaux : Temps, aspect, voix.

Toutes ont des formes périphrastiques à valeur temporelle et/ou aspectuelle, composées d'un auxiliaire équivalent de avoir , de être et de devenir pour quelques langues, qui précède le participe passé du verbe principal . Ces verbes sont utilisés par ailleurs avec leur sens plein de posséder, exister, devenir , sens qu'ils perdent quand ils deviennent des auxiliaires.

  • Allemand

Trois auxiliaires principaux : haben ( avoir ) ; sein ( être ) ; werden ( devenir )

Haben [14] sert d'auxiliaires à la plupart des Perfekt et Plusquamperfekt ( Ich habe gegessen : j'ai mangé ) à l'exception de quelques verbes intransitifs de mouvement et de changement d'état qui recourent à sein[15] ( Er ist ihm gefolgen : il l'a suivi ). Werden est l'auxiliaire du passif dit d'action  : Der Laden wird geschlossen ( Le magasin se ferme ; on ferme le magasin) dont le sens est différent de der Laden ist geschlossen ( Le magasin est fermé ) qui emploie l'auxiliaire sein , souvent appelé passif d'état. Werden suivi d'un infinitif sert aussi à former le futur.

  • Néerlandais

Trois auxiliaires principaux : hebben ( avoir ) ; zijn ( être ) ; worden ( devenir )

Hebben est l'auxiliaire de la plupart des "Present Perfect" et "Past Perfect" : ik heb / had gegeten ( j'ai / avais mangé ) ; quelques verbes intransitifs de mouvement et de changement d'état utilisent zijn [16] : Ze is begonnen (elle a commencé ). Worden est l'auxiliaire du passif : Hij helpt ( Il aide ) > Hij wordt geholpen ( Il est aidé ). Aux temps composés le participe passé de worden est sous-entendu : Hij is geholpen ( Il a été aidé ) .

  • Langues scandinaves

Trois auxiliaires principaux : Danois / Norvégien / Suédois / Islandais : have / ha /ha / hafa (avoir ) ; Danois / Norvégien / Islandais : være / være / vera ( être ) ; Danois / Norvégien / Suédois / Islandais : blive / bli / bli / verða ( devenir ) Le verbe avoir , suivi du participe passé est l'auxiliaire de tous les Perfect et Pluperfect du suédois et il peut être utilisé avec tous les verbes norvégiens, mais ceux indiquant un changement de lieu acceptent les deux auxiliaires ; ainsi: il est venu Han ar kommet ( avec ha ) ou Han er kommet ( avec være) . Have est aussi l'auxiliaire de la plupart des verbes danois, à l'exception des verbes de mouvement ou de changement d'état qui emploient være :Han er begyndt ( il a commencé ). . La formation du passif recourt soit à une forme synthétique soit à l'auxiliaire blive / bli  ; ainsi en norvégien : Han hjelper ( il aide ) ; han hjelpes ou han blir hjulpet ( il est aidé ) .

  • Anglais

Les primaries auxiliaries  : to do, to have, to be

Ils peuvent être utilisés comme verbes lexicaux avec leur sens plein : faire, agir ; posséder ; exister, avoir comme caractéristique ( quand to be est utilisé comme copule ) ou comme outils grammaticaux largement désémantisés. To have sert principalement d'auxiliaire aspectuel du présent parfait et du plus-que-parfait : I've already paid ( J'ai déjà payé ) ; Have you eaten ? ( Avez-vous mangé ? ). To be est l'auxiliaire du passif à tous les temps et modes : He was killed by a fanatic ( Il a été tué par un fanatique ).

Article détaillé : Grammaire anglaise#Verbes.

L'anglais se démarque des autres langues germaniques par : - L'usage de to be comme auxiliaire aspectuel à tous les temps dans la périphrase to be+participe présent en -ing ( Forme dite progressive ) : He is / was / has been / had been /will be waiting for you ( Il est / fut /a été /avait été/ sera en train de vous attendre ) - L'existence de l'auxiliaire to do. Grammaticalisé, il exprime l'insistance ou la confirmation : It does make a lot of difference ( Cela fait vraiment une grande différence ) ; il s'emploie par ailleurs nécessairement dans les formes interrogatives et négatives de tous les verbes lexicaux : What do you do ? ( Que faites-vous ? ) - où il est auxiliaire de son homonyme lexical - ; She does'nt want anything ( Elle ne veut rien )


Les auxiliaires modaux

Il existe une série délimitée d'auxiliaires modaux, proches dans leur emploi et leur sens, dont la plupart sont étymologiquement apparentés.

Le tableau suivant confronte la morphologie des verbes lexicaux réguliers et des auxiliaires modaux au présent de l'indicatif ( Leur conjugaison au prétérit est identique aux autres verbes ) .

Allemand Anglais Suédois
Infinitif Verbe lexical
spielen   (jouer)
Verbe modal
können   (pouvoir)
Verbe lexical
to play   (jouer)
Verbe modal
can  (pouvoir)
Verbe lexical
spela  (jouer)
Verbe modal
kunna (pouvoir)
1S ich spiele ich kann I play I can jag spelar jag kan
2S du spielst du kannst you play you can du spelar du kan
3S er spielt er kann he plays he can han spelar han kan
1Pl wir spielen wir können we play he can vi spelar vi kan
2Pl ihr spielt ihr könnt you play you can ni spelar ni kan
3Pl sie spielen sie können they play they can de spelar de kan


Morphologiquement les auxiliaires modaux se distinguent des autres verbes au minimum par une absence de désinences aux 1ère et 3ème personnes du singulier ( C'est le cas de l'allemand, mais aussi du néerlandais et de l'islandais ) ou même par disparition des désinences du présent ( le -s de la 3ème personne en anglais, le -r de toutes les personnes des langues scandinaves ) .

Sur le plan syntaxique le verbe qu'ils modalisent n'est jamais précédé d'une préposition à la différence de la plupart des autres verbes, ce qui fonde le terme d'auxiliaire ( à la notable exception de plusieurs modaux islandais ). Si l'on peut considérer le verbe anglais ought comme un modal, on hésite à en faire un auxiliaire au même titre que must puisque l'on dit you must read this book ( il faut que tu lises ce livre ) , mais you ought to read this book ( tu devrais lire ce livre ).

Voici l'ensemble des auxiliaires modaux : en première ligne leur infinitif et en seconde ligne la forme du présent et du prétérit ( passé ) aux 1ère et 3ème personnes du singulier . Les verbes de même valeur peuvent appartenir à des familles étymologiques différntes

Les auxiliaires modaux
Valeur modale Anglais Allemand Néerlandais Danois Suédois Norvégien Islandais
Capacité
Possibilité
can
can  could
können
kann  konnte
kunnen
kann  kon
kunne
kan  kunne
kunna
kan  kunde
kunne
kan  kunne
geta (1)
getur  gat
Nécessité
Probabilité
must
must 
müssen
muß  musste
moeten (2)
moet   moest
måtte (2)
 måtte
måste
måste (2)  måste
måtte(2)
 måtte
verða (3)
verður (4)   vaið
skulle
skal   skulle
skola
skall  skulle
Volonté will
will  would
wollen
will   wollte
willen
wil  wou
ville
vil  ville
vilja
vill  ville
ville
vil  ville
vilja
vill  vildi
Autorisation can  may
could  might
dürfen
darf   durfte
mogen
mag mocht
måtte (2)
 måtte

får   fick
mega
  mátti
Devoir moral
Incertitude


shall
     should
sollen
soll  sollte
zullen
zal   zou
skulle
skal  skulle
skola
skall  skulle
skulle
skal skulle
skulu
skal   skuldi
ought to (5)
ought
burde
bør   burde
böra
bör   borde
burde
bør   burde
eiga (3)
á   ætti
Volonté atténuée mögen
  möchte
Valeur temporelle Anglais Allemand Néerlandais Danois Suédois Norvégien Islandais
Futur will ville ville munu
skulle skola skulle skulu

1- L'islandais emploie un verbe appartenant à la même famille étymologique que les autres langues : kunna, savoir faire, être apte à , mais le verbe qu'il modifie est précédé de la préposition . Ce nest pas le cas de geta, qui toutefois est suivi d'un verbe au participe passé et non d'un infinitif .

2- Ces verbes ne sont pas apparentés étymologiquement à must, müssen et moeten, mais à may, mögen et mogen.

3- Ce verbe doit être suivi de la préposition .

4- Verð : 1ère.pers.sing.  ; verður :3ème.pers.sing.

5- Il n'est pas toujours considéré comme un auxiliaire modal parce que le verbe qu'il régit est précédé de la préposition to.



Article détaillé : Verbes modaux en anglais.

Ces verbes modaux sont susceptibles d'avoir une valeur épistémique ou non épistémique ; dans le premier cas , c'est l'énonciateur qui exprime son avis sur les conditions ou les chances de réalisation de l'énoncé : Er muss bald kommen ( Il doit bientôt venir , il est très probable qu'il vienne bientôt) ; dans le second, c'est le sujet de la phrase qui manifeste son avis : Wir mussten zwei Stunden warten ( Nous avons / il a fallu que nous attendions deux heures ). Grâce à leur valeur épistémique le choix d'un de ces verbes permet à l'énonciateur de nuancer le degré de certitude qu'il accorde à l'énoncé. Ainsi l'énoncé allemand Dieses Gerücht ist wahr ( Cette rumeur est vraie ) peut passer d'une quasi affirmation à une grande incertitude selon le modal ajouté : Dieses Gerücht dürfte wahr sein ( est probablement ) , dieses Gerücht kann wahr sein ( peut être ) , dieses Gerücht mag wahr sein ( il se peut que ) , dieses Gerücht könnte wahr sein ( il se pourrait que ) , dieses Gerücht soll wahr sein ( est,dit-on ) , dieses Gerücht will wahr sein ( prétend être ) [17]. Ces variations et la signification de chaque verbe peuvent varier d'une langue à l'autre.

Les trois premières rangées correspondent à des verbes qui ont des emplois très proches dans ces langues, mais s'y ajoute la possibilité d'exprimer le futur ( ou futur proche ) en anglais, danois , suédois, norvégien ; ainsi dans cette dernière langue : Det vil snø ( Il va neiger ). Les séries suivantes ont des emplois plus diversifiés d'une langue à l'autre.

En Allemand dürfen exprime une permission, une autorisation : Darf ich Sie fragen ? ( Puis-je vous demander ) et dans son emploi épistémique la possiblité : Das dürfte wohl geschehen ( Cela pourrait bien arriver ) , les verbes scandinaves apparentés signifient oser :

Les modaux issus de l'ancien haut-allemand scolan/sculan peuvent tous traduire une obligation morale : shall en anglais, surtout au prétérit I should ( Je devrais ) , sollen en allemand : sie sollen wissen (vous devez savoir ), zullen en néerlandais : je zult het doen ( tu dois le faire ), skola / skulle /skulu dans les langues scandinaves : Þú skalt ekki koma ( islandais, tu ne dois pas venir ). Il peut s'employer aussi avec une valeur épistémique : hij zou zick zijn ( néerlandais ), han skall vara sjuk ( suédois ), ( il doit être malade, il est peut-être malade ). Enfin il exprime le futur , généralement associé à une idée d'intention, en néerlandais et dans les langues scandinaves : Vi skall hjelpe deg (norvégien, nous allons t'aider ). En suédois ce futur exprime plutôt une décision ou un devoir : jag kommer att åka till Sverige signale simplement un fait : Je vais partir en Suède ( avec le verbe venir suivi du verbe à l'infinitif précédé de la préposition att ) alors que l'emploi de skola y ajoute la notion de devoir ou d'obligation : jag ska åka till Sverige ( même traduction ).

Les verbes böra / burde des langues scandinaves expriment aussi un devoir moins marqué que skulle : Hva bør jeg gjøre ? (norvégien, que dois-je faire ? )

Notes [modifier]

  1. Tableau-synthèse de l'emploi des auxiliaires avoir et être [1]
  2. Exemples cités dans le CNRTL : « J'ai ramené Martin du Gard à Cuverville, où il a demeuré trois jours » (Gide, Journal, 1923, p. 752) - « J'ai resté seul avec ma femme dans une grande voiture » (Maine de Biran, Journal, 1816, p. 206).
  3. Signalé dans Marc Widmet, Grammaire critique du français, p. 342, De Boeck, 2007, Bruxelles
  4. C'est l'avis de M. Widmet dans Grammaire du français, p. 341, 2007 Bruxelles
  5. Les formes issues de la racine PIE *es- [2]
  6. C'est ce que montre E. Benveniste dans Problèmes de linguistique générale. Paris,1974, t.II, p.126-136
  7. Par exemple : Danielle Lehman-Boux, Grammaire du verbe français, p. 119 Nathan, 2002 et M. Grévisse, Le Petit Grévisse, p. 143, De Boeck-Duculot, 2009
  8. C'est le point de vue de Marc Wilmet, Grammaire critique du français, p. 339-340 et p.414 De Boeck,2008
  9. Exemples cités par Damourette et Pichon (1936,V,§1768), repris par Marc Vilmet, même ouvrage, p.414
  10. Xiaoquan Chu, Les Verbes modaux du français, Ophrys 2008
  11. En anglais lire : [3]
  12. Cité par L. Wagner et J. Pinchon dans Grammaire du français (p. 316) (1991)
  13. Certes La Grammaire du français de L. Wagner et J. Pinchon (1991) cite ces vers de V. Hugo où les verbes sont transitifs : « Vous n'irez plus semant des sourires, hélas! / Vous n'irez plus cueillant des roses », [4], mais aller est-il un auxiliaire ou ne conserve-t-il pas sa valeur lexicale ?
  14. Conjugaison [5]
  15. Verbe irrégulier recourant à quatre radicaux[6]
  16. Verbe irrégulier recourant à quatre radicaux[7]
  17. R. Nieman et P.Kuhn, Nouvelle grammaire appliquée de l'Allemand, p.57 §29, Sedes 2011

Voir aussi [modifier]

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Bibliographie [modifier]

  • (fr) Xiaoquan Chu, Les verbes modaux du français, Ophrys, 2008, 168 p. (ISBN 2-7080-1192-8)
  • (ca) Jaume Vallcorba i Rocosa, Els verbs ésser i estar en català, Ed. Curial, Barcelone, 1978, 171 p. (ISBN 84-7256-148-8)
  • (de) Eva-Maria Remberger, Hilfsverben : eine minimalistische Analyse am Beispiel des Italienischen und Sardischen, Niemeyer, Tübingen, 2006, 305 p.(ISBN 978-3-484-30504-5) (texte remanié d'une thèse de doctorat)
  • (en) Lawrence Olufemi Adéwọlé, The Yorùbá auxiliary verb, The Centre for Advanced Studies of African Society, Le Cap, 2007, 123 p. (ISBN 978-1-919932-06-4)
  • (en) Gregory D. S. Anderson, Auxiliary verb constructions, Oxford University Press, Oxford, New York, 2006, 473 p. (ISBN 978-0-19-928031-5)
  • (en) Martin Harris et Paolo Ramat (dir.), Historical development of auxiliaries, Mouton de Gruyter, Berlin, 1987, 368 p. (ISBN 3-11-010990-5)
  • (en) Charles H. Kahn, The verb 'be' in ancient Greek, D. Reidel, Dordrecht ; Boston, 1973, 486 p. (ISBN 90-277-0313-2)
  • (en) Anthony R. Warner, English auxiliaries : structure and history, Cambridge University Press, Cambridge, 1995, 291 p. (ISBN 978-0-521-10321-3)
  • (es) Ricardo Navas Ruiz, Ser y estar : el sistema atributivo del español, Publicaciones del Colegio de España, Salamanque, 1986 (3e éd.), 146 p. (ISBN 84-7455-000-9)
  • (fr) Marcel Cohen, « Quelques considérations sur le phénomène des verbes auxiliaires (avec bibliographie pour le français) », in Studii si cercetâri lingistice, Anul 11, 3, 1960, p. 433-442
  • (fr) Jean-Louis Duchet (dir.), L'Auxiliaire en question, Presses universitaires de Rennes 2, Rennes, 1990, 251 p. (ISBN 2-86847-034-3)
  • (fr) Alain Rouveret (dir.), « Être » et « avoir » : syntaxe, sémantique, typologie, Presses universitaires de Vincennes, Saint-Denis, 1998, 266 p.(ISBN 2-8429-2047-3)
  • (pt) Maria Lúcia Pinheiro Sampaio, Estudo diacrônico dos verbos TER e HAVER : duas formas em concorrência, Assis, SP, 1978, 110 p.