Tola Vologe

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne le sportif. Pour le centre d'entraînement, voir Centre Tola Vologe.

Anatole Vologe

Alias
Tola Vologe
Naissance 25 mai 1909
Vilnius
Décès 28 mai 1944 (à 35 ans)
Lyon
Nationalité Français
Profession Sportif
Autres activités
Résistant
Distinctions

Anatole Vologe dit Tola Vologe, né le 25 mai 1909 à Vilnius (aujourd'hui en Lituanie) et mort le 28 mai 1944 à Lyon, fusillé par les Allemands, est un sportif et un résistant français.

Le sportif[modifier | modifier le code]

Il participa pour la France, à des compétitions internationales, dans trois sports différents : en athlétisme (relais 4 × 400 m), en tennis de table (double messieurs) et en hockey sur gazon[1].

Après son installation à Lyon (en 1940), il devient un membre très actif du Lyon olympique universitaire[1].

Tennis de table[modifier | modifier le code]

Associé à Raymond Verger, il fut champion de France en double messieurs, en 1928, lors de la première édition de ce championnat.

Athlétisme[modifier | modifier le code]

Il est triple champion de France du 4 × 400 m[2], avec le Stade français[réf. souhaitée].

Hockey sur gazon[modifier | modifier le code]

En hockey sur gazon, il fut trente-deux fois international français[1] à compter du 30 mars 1929, et a obtenu la 4e place aux Jeux olympiques de 1936[1] ; l'équipe de France perdant le match pour la médaille de bronze, l'opposant aux Pays-Bas. Il a joué les cinq matches de son équipe, lors de ce tournoi. À noter que Félix Grimonprez[Note 1] était alors un de ses coéquipiers. Tola Vologe était licencié au Stade français, et a remporté le championnat de France en 1931, 1932 1933, 1934 1935 1937, 1938, et 1939.

Le résistant[modifier | modifier le code]

Installé à Paris avec sa mère, d'origine juive nommée Strogoff, il quitte Paris, en juin 1940 pour s'installer à Lyon. Dans cette ville, outre son investissement dans le LOU, il devient membre du réseau Sport Libre ; il cache notamment, des réfractaires au service du travail obligatoire.

Il est arrêté le 24 mai 1944 par des miliciens dans un bar appelé « Le Monde », rue Bellecordière à Lyon. Remis à la Gestapo, il est abattu quelques jours après, alors qu'avec deux détenus il tentait de s'enfuir des locaux de l’école de santé militaire.

Hommages[modifier | modifier le code]

Le centre Tola-Vologe, en 2012.

Le 3 juin 1976, les restes de Tola Vologe ont été transférés au cimetière militaire de la Doua[1] (il avait précédemment été inhumé au cimetière de la Croix-Rousse, le 10 juin 1944[1]). Loys Van Lee écrit à son propos le 23 septembre 1946, dans L'Équipe :

« Tola est mort. Il y a autour de ce fait le silence qui suit les grandes choses, comme un réveil dans la nuit. »

— Loys Van Lee[1]

Aujourd'hui, le centre d'entraînement de l'Olympique lyonnais et la salle du club Vénissieux handball portent son nom. Il a également été honoré du titre de Gloire du sport.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dont le nom participe à celui du Stade Grimonprez-Jooris à Lille.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g « Tola Vologe », sur Lyonzinho, blog consacré au football lyonnais,‎ 12 décembre 2008 (consulté le 22 septembre 2012).
  2. (en) Profil olympique de Tola Vologe sur sports-reference.com, consulté le 22 septembre 2012.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]