Thermes de Bath

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Thermes de Bath
Les thermes de Bath
Les thermes de Bath
Présentation
Nom local Roman Baths
Type Thermes
Date de construction Ier siècle après J.-C. (ces thermes existaient déjà au temps des Romains)
Géographie
Pays Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Région Somerset
Localité Bath
Localisation
Coordonnées 51° 22′ 51″ N 2° 21′ 34″ O / 51.3809, -2.359551° 22′ 51″ Nord 2° 21′ 34″ Ouest / 51.3809, -2.3595  

Géolocalisation sur la carte : Angleterre

(Voir situation sur carte : Angleterre)
Thermes de Bath

Le complexe des Thermes de Bath est un site d'intérêt historique dans la ville anglaise de Bath. Le lieu est un site de baignade publique romain bien conservé.

Les thermes romains eux-mêmes sont en dessous du niveau de la rue moderne. Ils comportent quatre points d'intérêts principaux : la source sacrée ; le temple romain ; les thermes et le musée regroupant les artéfacts trouvés lors de fouilles. Les bâtiments situés au niveau de la rue datent du 19e siècle.

Les termes sont une attraction majeur du tourisme en Angleterre, en particulier, le Grand Pump Room (en) reçoit plus d'un million de visiteurs par an[1] dont 1 037 518 personnes en 2009[2]

Les visiteurs peuvent déambuler dans le musée et les thermes, mais ne peuvent entrer dans l'eau.

Ces bains étaient considérés comme un traitement pour beaucoup de maladies chroniques.

Ses sources sont les plus chaudes du Royaume-Uni et selon certaines définitions du terme source chaude, les seules.

Sources de l'eau[modifier | modifier le code]

L'eau qui bouillonne dans le sous-sol de Bath provient des précipitations tombées sur les Collines de Mendip. Elle s'infiltre à travers un aquifère calcaire jusqu'à une profondeur de 2700 à 4300 m où l'énergie géothermique élève sa température entre 64 et 96°. Sous la pression, l'eau chaude remonte à la surface le long de fissures et de failles dans la roche calcaire.

Environ 1,17 million de litres d'eau, à une température de 46°, s'écoulent chaque jour de la faille géologique de Pennyquick[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Statue du roi Bladud

Les Celtes sont les premiers à construire un sanctuaire sur le site des eaux chaudes[4]. Ils le dédient à la déesse Sulis (en) que les romains identifient à leur déesse Minerve.

Geoffroy de Monmouth, dans son Historia regum Britanniae, décrit comment la source est découverte en 836 par Bladud, le roi des Bretons insulaires, qui y construit les premiers bains[5].

Au 18e siècle, la légende obscure de Geoffroy prend une grande importance et s'embellit pour apporter une approbation royale de la qualité des eaux. La boue et la source d'eau chaude ayant guéri Bladud et ses porcs de la Lèpre[6].

Époque romaine[modifier | modifier le code]

Plan des thermes romains.

Le nom « Sulis » continue à être utilisé après l'invasion romaine, donnant le nom romain de la ville, Aquae Sulis (en), la ville de Sulis. Le temple est construit vers 60-70, tandis que le complexe thermal est construit progressivement durant les 300 années suivantes[7].

Durant l'occupation romaine et peut-être à l'initiative de l'empereur Claude[8], les ingénieurs ont planté des pieux de chêne pour fournir une base stable dans la boue et entouré la source avec un bassin, de forme irrégulière, en pierre cerclée de plomb.

Au 2e siècle, il est enclos d'un bâtiment en bois à voûte[4] qui comprend un caldarium, un tepidarium et un frigidarium[9].

Après le départ des Romains dans la première décade du 5e siècle, les bâtiments ont été abandonnés et ont été enfouis dans la vase[10] par les inondations[11]

La Chronique anglo-saxonne suggère que les bains romains originels ont été détruits au 6e siècle[12]

Parmi les 130 tablettes de défixion de Bath (en) retrouvées, beaucoup d'entre elles maudissent les voleurs de vêtements alors que les victimes étaient aux bains[13].

Renouveau[modifier | modifier le code]

Le grand bassin.

Les thermes ont été modifiés à plusieurs occasions, notamment au 12e siècle quand Jean de Tours construit un bassin curatif et au 16e siècle quand la corporation de la ville construit un nouveau bassin (le bain de la reine) au sud de la source[14] .

La source est désormais dans des bâtiments du 18e siècle, conçus par les architectes John Wood, l'ainé (en) et John Wood, le jeune (en), le père et le fils. Les visiteurs peuvent prendre les eaux au Grand Pump Room (en), salon à l'architecture néo-classique toujours utilisé. Le Grand Pump Room est commencé en 1789 par Thomas Baldwin. En 1791, John Palmer continue la construction jusqu'à son achèvement en 1799[14].

À l'Époque victorienne, le développement du complexe thermal a continué dans la tradition néo-classique établi par les Wood. L'entrée des visiteurs se fait par la salle de concert construit en 1897 par J.M. Brydon qui est un prolongement vers l'Est du Grand Pump Room[15].

En 1810, les eaux chaudes diminuent, William Smith découvre que la source ne faiblit pas mais se déverse par un autre canal. Smith rétablit le cours originel de la source[16].

Musée[modifier | modifier le code]

Le musée abrite des artefacts datant de l'époque romaine dont les objets jetés dans la source sacrée en offrande à la déesse. En particulier, 12 000 pièces de monnaie romaine qui sont la plus importante collection d'offrande votive d'Angleterre[17].

Une tête en bronze doré de la déesse Sulis Minerve, découverte à proximité en 1727, y est visible[18]

Galerie[modifier | modifier le code]

Le grand bain[modifier | modifier le code]

Le grand bain est visible de la terrasse. Celui-ci a été construit bien avant la terrasse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Conservation in Action at the Roman Bath », Roman Baths Museum Web Site (consulté le 1 novembre 2007)
  2. « Visits made in 2009 to visitor attractions » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  3. « Sacred Spring », Roman Baths Museum Web Site (consulté le 31 octobre 2007)
  4. a et b « The Roman Baths », Somerset Tourist Guide (consulté le 1 novembre 2007)
  5. (en) Geoffrey of Monmouth et Lewis Thorpe, The History of the Kings of Britain, Harmondsworth, England, Penguin,‎ 1966 (ISBN 0-14-044170-0), p. 80
  6. (en) Peter Borsay, The Image of Georgian Bath, 1700-2000, Oxford, England, Oxford University Press,‎ 2000, 49–55 p. (ISBN 0-19-820265-2)
  7. « City of Bath World Heritage Site Management Plan » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Bath and North East Somerset. Mis en ligne le 14 juin 2007, consulté le 1 novembre 2007
  8. « The History of Plumbing — Roman and English Legacy » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Plumbing World. Consulté le 1 novembre 2007
  9. « The Roman Baths », TimeTravel Britain (consulté le 1 novembre 2007)
  10. « The Roman Baths », BirminghamUk.com (consulté le 1 novembre 2007)
  11. (en) Michael Havinden, The Somerset Landscape, London, Hodder and Stoughton,‎ 1981 (ISBN 0-340-20116-9), p. 67
  12. Stephen Bayley, « Is Bath Britain's most backward city? », The Observer,‎ septembre 2007 (lire en ligne)
  13. Roger Tomlin (1988), Tabellae Sulis: Roman inscribed tablets of tin and lead from the sacred spring at Bath, Oxford.
  14. a et b « City of Bath World Heritage Site Management Plan — Appendix 3 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Bath and North East Somerset Council. Mis en ligne le 4 août 2007, consulté le 1 novembre 2007
  15. « Concert Hall », Images of England (consulté le 30 octobre 2007)
  16. « William Smith — A brief survey of his work in the Bath » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Bath Royal Literary and Scientific Instituition. Mis en ligne le 13 octobre 2007, consulté le 1 novembre 2007
  17. « Objects from the spring », Roman Baths Museum Web Site (consulté le 31 octobre 2007)
  18. « Minerva's Head », Roman Baths Museum Web Site (consulté le 31 octobre 2007)

Voir aussi[modifier | modifier le code]