Système ferroviaire britannique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Rail Map GB (RC).png

Le système ferroviaire britannique (réseau) se caractérise par sa complexité et la multiplicité des intervenants depuis la privatisation de British Rail au milieu des années 1990 et son éclatement en une centaine de sociétés, ainsi que par la mise en place d'organismes de contrôle au niveau étatique. Il ne concerne que la Grande-Bretagne, l'Irlande-du-Nord étant traitée à part.

Le réseau britannique, le plus ancien du monde, compte environ 17 000 km de lignes, dont 3 100 km électrifiées en 25 kv alternatif et 1400 en 750 V continu à captage par 3e rail.

Le cadre général[modifier | modifier le code]

En 1993 la société historique British Rail a été privatisée.

Le réseau voyageurs a été éclaté en 26 concessions (appelées franchises en anglais) découpées sur une base régionale, concédées, après mise au enchères, à des entreprises ferroviaires chargées de les exploiter pour une durée variable de 5 à 15 ans. Une dizaine de groupes (Arriva, First Group, GB Railways Group Plc, Go-Ahead, Merseytravel, National Express Group, Sea Containers, Stagecoach Group, Virgin Trains) se sont partagés ce marché qui représente globalement un milliard de voyageurs annuels (autant que la SNCF). Certaines franchises ont récemment été modifiées. Seules quelques lignes ne font pas partie du système des franchises, dont la liaison internationale avec la France et la Belgique (Eurostar).

Le réseau fret a été vendu par lots. La plus grande partie a été reprise par EWS (English, Welsh and Scottish Railway), émanation à l'origine d'une société ferroviaire américaine (Wisconsin Central), qui a été elle-même rachetée par le Canadien National (CN).

L'infrastructure a été vendue à une nouvelle société privée Railtrack, qui a fait faillite et a été reprise en novembre 2002 par Network Rail, une société privée à statut particulier puisque « sans but lucratif », sous l'autorité d'une assemblée de « membres » indépendants. Cette reprise fut souvent interprétée comme une quasi-renationalisation du réseau. La gestion du réseau du temps de Railtrack s'était révélée assez problématique et plusieurs accidents graves avaient révélé son très mauvais état du fait d'un manque d'entretien et d'un sous-investissement chronique depuis les années 1980.

Le matériel roulant a été vendu à des sociétés créées par d'anciens cadres de British Rail, qui les ont rapidement revendues à des sociétés financières en faisant au passage de substantiels bénéfices. Les trois principaux loueurs de matériel roulant sont Angel Trains, Porterbrook Leasing Company et HSBC Rail, tous dépendant d'une des grandes banques britanniques. Parmi d'autres on peut nommer GATX Rail.

Les organismes chargés de contrôler le fonctionnement du système sont les suivants :

  • le bureau de régulation du rail (Office of Rail Regulation, anciennement Office of the Rail Regulator jusqu'en 2006), organisme indépendant, est chargé de contrôler le respect de leur cahier des charges par les concessionnaires (Train Operating Companies).
  • l'agence de sécurité du rail, HM Railway Inspectorate, émanation de la Health and Safety Commission avant son rattachement à l'ORR en 2006, veille au respect des règles de sécurité.
  • l'autorité stratégique du rail (Strategic Rail Authority) qui veillait au développement harmonieux du système, sous l'autorité du ministère des Transports. Cet organisme gérait jusqu'en 2006 les concessions passagers et les subventions accordées au fret.

Aujourd'hui, le système ferroviaire britannique est, d'après l'Agence ferroviaire européenne, le plus sûr d'Europe[1].

Les sociétés ferroviaires[modifier | modifier le code]

Entreprises ferroviaires fret[modifier | modifier le code]

Entreprises ferroviaires voyageurs actuelles[modifier | modifier le code]

Gestionnaire de l'infrastructure[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. How safe are Europe's railways?, The Guardian.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]