Supermarine Seafire

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Seafire.
Seafire
{{#if:
Un Seafire XV en service dans la Royal Canadian Navy
Un Seafire XV en service dans la Royal Canadian Navy

Constructeur Drapeau : Royaume-Uni Supermarine
Rôle Chasseur embarqué
Nombre construits 2 234
Équipage
1
Motorisation
Moteur Rolls-Royce Merlin 55M
Nombre 1
Type V-12 à refroidissement liquide
Puissance unitaire 1 585 ch
Dimensions
Seafire F17 Silh.jpg
Envergure 11 23 m
Longueur 9 21 m
Hauteur 3 86 m
Surface alaire 22 5 m2
Masses
À vide 2 814 kg
Maximale 3 565 kg
Performances
Vitesse de croisière 350 km/h
Vitesse maximale 578 km/h
Plafond 9 753 m
Vitesse ascensionnelle 800 m/min
Rayon d'action 825 km
Article principal : Supermarine Spitfire.

Le Supermarine Seafire est une version navale du Supermarine Spitfire spécialement adaptée à des opérations menées depuis un porte-avions. Le nom Seafire vient de la contraction du nom Sea Spitfire.

Origines du Seafire[modifier | modifier le code]

Un Seafire avec ses ailes repliées

L'Amirauté britannique montre pour la première fois un intérêt pour un Spitfire embarqué en mai 1938, durant une réunion avec Richard Fairey de Fairey Aviation. Il propose alors que son entreprise dessine et construise un tel appareil. Mais la réponse est négative, et le projet est abandonné. La FAA doit alors se contenter de commander des Blackburn Roc et des Gloster Sea Gladiators, qui se révèleront tous deux inadéquats[1].

Le besoin d'un Spitfire embarqué est remis sur la table en novembre 1939 lorsque l'Air Ministry permet au capitaine de frégate Ermen de voler sur un Spitfire I. Après ce premier vol dans le R6718, Ermen apprend que Joseph Smith, concepteur en chef chez Supermarine, a eu pour instruction d'adapter une crosse d'appontage "A-frame" sur un Spitfire ayant volé le 16 octobre; un croquis de cet avion est montré au Fleet Air Arm le 27 octobre[2]. Après de nombreuses discussions, Supermarine soumet un dessin d'un Spitfire avec ailes repliables et crosse d'appontage. Les ailes se plient alors au niveau du train d'atterrissage; les extrémité des ailes pivotent et se rangent vers l'arrière, parallèlement au fuselage. Le 29 février 1940 l'Amirauté demande au Air Ministry de lancer la production de 50 Spitfire à ailes repliables, avec les premières livraisons prévues en juillet. Cependant, pour diverses raisons, Winston Churchill, alors Premier Lord de l'Amirauté, annule la commande, écrivant à Lord Beaverbrook[3]:

« Je pense qu'il est d'une importance capitale que la production des Fulmar continue[4]. »

Il faudra alors attendre plus de 18 mois avant que les premiers Seafire ne soient construits. En effet, au moment où l'on a tant besoin de Spitfires terrestres, le détournement de ressources pour la construction d'une variante navale aurait réduit la production. Pour couvrir les besoins jusqu'à l'entrée en service du remplaçant du Fulmar (Spécification N.5/40 - qui sera le Fairey Firefly), la FAA commande à Grumman des Wildcat. Ceux-ci entrent en service vers fin 1940 sous le nom de Martlet[5].

Utilisateurs[modifier | modifier le code]

Drapeau du Canada Canada
Drapeau de la France France
Drapeau de l'Irlande Irlande
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Développement lié

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Len Bachelor, Supermarine Seafires (Merlins), Windsor, Berkshire, Royaume-Uni, Profile Publications Ltd.,‎ 1971
  • (en) David Brown, The Seafire: The Spitfire That Went to Sea, Londres, Greenhill Books,‎ 1989 (ISBN 1- 85367-039-1)
  • (en) Eric Brown, « Spitfires with Sea Legs part one », Air International, vol. 15, no 3,‎ septembre 1978
  • (en) Eric Brown, « Spitfires with Sea Legs part two », Air International, vol. 15, no 4,‎ octobre 1978
  • (en) Eric Brown, Wings of the Navy, Londres, Pilot Press Limited,‎ 1980 (ISBN 0-7106-0002-X)
  • (en) Geoffrey Bussy, « Supermarine Seafire, Griffon-engined variants - Mks.F.XV, F.XVII, F.45, F.46 and FR.47 », Warpaint series, Milton Keynes, Buckinghamshire, Royaume-Uni, Hall Park Books Ltd., no 20,‎ 1999 (ISSN 1363-0369)
  • (en) Tony Buttler, British Secret Projects: Fighters & Bombers 1935-1950, Leicester, Midland,‎ 2004, 192 p. (ISBN 9781857801798)
  • (en) Jon Freeman, Supermarine Seafire Mk.Ib - Mk.47, Wantage, Oxfordshire, Royaume-Uni, The Aviation Workshop Publications Ltd.,‎ 2004 (ISBN 1-904643-07-8)
  • (en) Eric B Morgan et Edward Shacklady, Spitfire: The History, Stamford, Key Books Ltd,‎ 2000 (ISBN 0-946219-48-6)
  • (en) Alfred Price, Supermarine Spitfire (Griffon-engined variants and Seafire), vol. 16, Londres, Aerospace, coll. « Wings of Fame »,‎ 1999 (ISBN ISBN 1-86184-037-3[à vérifier : isbn invalide]), p. 30-85
  • (en) Bruce Robertson, Spitfire: The Story of a Famous Fighter, Hemel Hempstead, Hertfordshire, Royaume-Uni, Model & Allied Publications Ltd.,‎ 1973, 3e éd. (1re éd. 1960) (ISBN 0-900435-11-9)
  • (en) Ray Sturtivant et Theo Balance, The Squadrons of the Fleet Air Arm, Tonbridge, Kent, Royaume-Uni, Air-Britain (Historians) Ltd.,‎ 1994, 2e éd. (ISBN 0-85130-223-8)
  • (en) Ray Sturtivant et Mick Burrow, Fleet Air Arm Aircraft 1939 to 1945, Tonbridge, Kent, Royaume-Uni, Air-Britain (Historians) Ltd.,‎ 1995 (ISBN 0-85130-232-7)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :