Stephen A. Jarislowsky

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Stephen A. Jarislowsky (né en septembre 1925 à Berlin) est un investisseur et milliardaire canadien. En 2005, selon Forbes, Jarislowsky est la 246e fortune mondiale, évaluée à 1,1 milliard de dollars américains.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et carrière militaire[modifier | modifier le code]

Stephen Jarislowsky nait de parents lutheriens aisés. Subissant l'antisémitisme d'État de l'Allemagne nazie, la famille Jarislowsky quitte l'Allemagne pour les Pays-Bas, puis la France.

En 1941, à l’âge de seize ans, Stephen Jarislowsky émigre aux États-Unis et étudie à l'école préparatoire d'Asheville. Il étudie par la suite en construction mécanique à l'Université Cornell.

Après ses études, il sert dans les forces armées des États-Unis. Il termine sa formation de base et étudie le japonais à l'Université de Chicago.

Après la guerre, il est envoyé au Japon pour faire du contre-espionnage. Il retourne aux États-Unis pour continuer ses études, plus précisément pour une maîtrise en cultures orientales à l'Université de Chicago (1949), où il obtient le titre honorifique de Phi Beta Kappa. En 1952, il obtient une maîtrise en administration des affaires (MBA) de l'Université Harvard.

Carrière financière[modifier | modifier le code]

Il déménage à Montréal et travaille pour Alcan Inc., où il obtient le poste d’adjoint au directeur des finances. En 1955, il fonde et préside la Jarislowsky, Fraser et compagnie, qui devient l'une des plus grandes sociétés de gestion canadienne.

Il parle cinq langues, soit l’allemand, le français, l’anglais, le néerlandais et le japonais.

Militantisme[modifier | modifier le code]

Bien que non actif en politique M. Jarislowsky s'oppose au nationalisme québécois. En mai 1997, lors d'un discours prononcé à l'association municipale de Westmount, il raconte comment, peu après le référendum de 1995 au Québec, il suggère la partition du Québec et la transformation de Montréal en ville-état. Il fait aussi le rapprochement entre le nationalisme québécois de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard et un régime fasciste[1].

Le 12 mai 2011, dans une entrevue au journal La Presse, Jarislowsky réitère ses propos et étend ces derniers à l'ensemble du mouvement souverainiste du Québec[2],[3].

Dans une entrevue donnée aux Francs-tireurs et diffusée le 9 mars 2011, Jarislowsky déclare ne pas être juif et croire qu'il n'y a rien après la vie[4].

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Stephen Jarislowsky possède des doctorats honorifiques de l'Université Queen's, de l'Université de l'Alberta, de l'Université McMaster et de l'Université de Montréal. Il a donné son nom à sept chaires universitaires.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]