Schtroumpfette

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Schtroumpfette
Personnage de fiction apparaissant dans
Les Schtroumpfs.

Sexe Féminin
Activité(s) Le premier Schtroumpf féminin
Caractéristique(s) Cheveux longs et blonds, robe blanche
Ennemi(s) Gargamel

Créé par Peyo
Série(s) Les Schtroumpfs
Première apparition La Schtroumpfette

La Schtroumpfette est un personnage de fiction de la série de bande dessinée Les Schtroumpfs, créée par Peyo. Elle apparaît pour la première fois en 1967 dans l'album La Schtroumpfette.

Origine[modifier | modifier le code]

Son apparition dans la série se fait lors de la publication de l'aventure dans le Journal de Spirou du 7 avril 1966. Cette publication a été précédée dans les semaines précédentes de publications de portraits retouchés de femmes célèbres (Marianne, sous les traits de Brigitte Bardot, Mona Lisa, la Liberté éclairant le Monde…) coiffées du célèbre bonnet, avec la peau peinte en bleu, accompagnées de deux schtroumpfs, l'un interrogatif, l'autre furieux commentant : "non, ce n'est pas la schtroumpfette"[1]. Peyo s'est inspiré pour ce lancement de celui de Gaston Lagaffe par Franquin quelques années plus tôt (les pas bleus) dans le même journal.

La Schtroumpfette est le premier Schtroumpf féminin. Elle a été créée dans la bande dessinée par Gargamel, sorcier à l'imagination intarissable, pour semer la zizanie dans le village des Schtroumpfs. Désirant créer « une statuette en la dotant d'une nature féminine », il a pris la recette dans le grimoire Magicae Formulae (éditions Belzébuth) : « Un brin de coquetterie, une solide couche de parti-pris, trois larmes de crocodile, une cervelle de linotte, de la poudre de langue de vipère, un carat de rouerie, une poignée de colère, un doigt de tissu de mensonge, cousu de fil blanc, bien sûr, un boisseau de gourmandise, un quarteron de mauvaise foi, un dé d'inconscience, un trait d'orgueil, une pointe d'envie, un zeste de sensiblerie, une part de sottise et une part de ruse, beaucoup d'esprit volatil et beaucoup d'obstination, une chandelle brulée par les deux bouts. » À noter que dans les premiers albums où elle apparait, la Schtroumpfette ne s'exprime pas en Schtroumpf, mais en langage humain.

Notons qu'auparavant les Schtroumpfs n'avaient jamais vu le sexe opposé, comme en témoigne leur réaction de surprise devant la nouvelle arrivante.

Description[modifier | modifier le code]

Le personnage de la Schtroumpfette, bien avant d'être un aspect physique, est un caractère. Les pauvres Schtroumpfs, d'un naturel hospitaliers, vont se soumettre aux nombreux caprices de cette dernière, jusqu'à finalement l'exclure du groupe en usant de différents subterfuges pour lui faire croire qu'elle a pris du poids.

Lors de sa première apparition, la Schtroumpfette porte une robe et des chaussures blanches et elle a les cheveux courts et noirs. Devant le spectacle de la Schtroumpfette en larmes qui ne supporte pas son corps, le Grand Schtroumpf, qui admet en son for intérieur que la malheureuse n'a pas un physique facile, décide d'employer la chirurgie esthétique. Après son intervention, elle porte une robe blanche plus belle et les talons hauts blancs, a les cheveux longs et blonds, lui conférant sa grâce et sa beauté définitives.

Sa métamorphose va lui conférer un pouvoir particulier auprès des Schtroumpfs, tombés sous son charme. Plus personne n'ose la contredire, ce qui va se révéler dangereux pour la communauté : elle obtient du Schtroumpf Poète qu'il ouvre la vanne du barrage en amont du village, provoquant une inondation. Vexée d'être tenu pour responsable par le Grand Schtroumpf, la Schtroumpfette déclare vouloir retourner chez Gargamel, et le chef des Schtroumpf décide de la juger pour son rôle d'espionne du sorcier. Défendue par le Schtroumpf Farceur qui trouve la faille dans l'accusation, la Schtroumpfette est innocentée, et les Schtroumpfs veulent célébrer l'événement par une grande fête, mais une bagarre éclate pour savoir avec qui la Schtroumpfette va ouvrir le bal. Cet ultime incident pousse la Schtroumpfette à quitter le village pour y revenir épisodiquement suivant les numéros.

Evolution[modifier | modifier le code]

L'album Les Schtroumpfs olympiques, qui comporte trois récits, marque une évolution importante de la Schtroumpfette. Elle n'est plus présentée comme une blonde manipulatrice, usant de son charme pour parvenir à ses fins, mais comme une récompense : celui qui remporte les Jeux aura droit à une bise de la Schtroumpfette. Ce qui provoque une cohue au bureau d'inscription. Dans Le jardin des Schtroumpfs, le troisième récit de l'album, la Schtroumpfette quitte le village pour aller cueillir des fruits en forêt, ce qui suggère qu'elle y est revenue de façon définitive et y a sa propre maison, et surtout parle pour la première fois en Schtroumpf. Les Schtroumpfs semblent s'être habitués à sa présence, car ils ne manifestent plus la même hystérie à son égard que par le passé. Néanmoins, la Schtroumpfette conserve intact son pouvoir de séduction : à peine appelle-t-elle les Schtroumpfs qu'ils arrivent en nombre. Seul élément constant : la Schtroumpfette et les autres Schtroumpfs se vouvoient.

Au fil des nombreux récits, la Schtroumpfette va occuper différentes fonctions. Elle sera infirmière, garde-malade, mais aussi chef des Schtroumpfs. Elle assume également, et de façon permanente, le rôle de mère pour le Bébé-Schtroumpf. Tout en restant un personnage reconnaissable, comme le Grand Schtroumpf, le Schtroumpf à Lunettes ou le Schtroumpf Bricoleur, la Schtroumpfette rentre progressivement dans le rang.

Elle est définitivement intégrée comme un membre à part entière du village. L'album La Grande Schtroumpfette en est l'exemple parfait puisque la Schtroumpfette prend conscience que les Schtroumpfs l'apprécient énormément, mais la considèrent comme une blonde un peu niaise. Le Grand Schtroumpf élabore une stratégie : quitter le village pour aller soi-disant chez Homnibus, et désigner la Schtroumpfette comme remplaçante. Cette dernière, mise dans la confidence par le doyen des Schtroumpfs, va devoir régler les problèmes de la vie courante pour parvenir à s'imposer au sein de la communauté; à tel point que les Schtroumpfs, impressionnés et admiratifs, lui offriront une robe et un bonnet rouge, couleur du chef du village. Malgré cela, elle est toujours, mais de façon humoristique, un puissant objet de désir pour les Schtroumpfs lorsqu'ils la voient en sous-vêtements (On ne schtroumpfe pas le progrès), ou en maillot de bain (Schtroumpf les Bains).

Autres "Schtroumpfettes"[modifier | modifier le code]

Notons que la Schtroumpfette n'est pas le seul personnage féminin : en effet, parmi d'autres, il y a aussi Sassette, façonnée cette fois-ci par les Schtroumpfs, qui apparaît dès le treizième album.

Autour du personnage[modifier | modifier le code]

  • Dans le film Donnie Darko, des personnages parlent de la sexualité de la Schtroumpfette, discutant cette situation perverse où elle est la seule femelle du village. Un autre personnage explique les origines de la Schtroumpfette, mais les autres s'en moquent. Cette scène est écrite d'un point de vue américain, dont la connaissance des Schtroumpfs est fondée sur le dessin animé de Hanna-Barbera et non sur la bande dessinée originale.
  • Dans le film, ce sont des chanteuses qui doublent sa voix en français et en anglais. Au Québec, c'est Marie-Mai, aux États-Unis, c'est Katy Perry et pour la France, Béatrice Martin alias Cœur de Pirate.

Autres noms[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Tout Peyo, Éditions Rombaldi, Tome 2, p. 214-215.