Queen (boîte de nuit)

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48° 52′ 18.8″ N 2° 18′ 06.8″ E / 48.871889, 2.301889 ()

Queen Club

Description de cette image, également commentée ci-après

Entrée du Queen Club pour le Nouvel an 2014.

Informations générales

Le Queen est une boîte de nuit française, située au 102 avenue des Champs Elysées dans le 8e arrondissement. C'est une institution des nuits parisiennes mondialement reconnue. Le Queen Club a été très à la mode auprès de la communauté Gay dans les années 90, puis banalisé dans les années 2000 suite à son ouverture au public hétérosexuel. Depuis le début des années 2010 il connait un nouvel âge d'or suite au retour à la mode de la Dance Music.

Historique[modifier | modifier le code]

Le club s'appelait à l'origine Le Central. Créé en 1992 par Philippe Fatien, propriétaire des établissements Mix Club, Le Cabaret, Chez Castel et du restaurant Le Queenie, le Queen a obtenu sa renommée mondiale grâce à la qualité de ses soirées, parmi les plus branchées de la Capitale. Sa clientèle était majoritairement gay. Le club a connu son âge d'or de 1993 à 1996. La sélection auprès du physionomiste était réputée très sélective et l'entrée était gratuite, sauf les week-ends. Le directeur artistique de l'établissement était David Guetta, qui y mixa régulièrement de 1993 à 1995.

À la fin des années 1990, le club change peu à peu de clientèle et s'ouvre au public hétérosexuel. On considère que cette évolution a participé au déclin de l'établissement, qui s'est fortement banalisé. L'établissement essuie depuis de nombreuses critiques. Le Petit Futé regrette l'accueil « glacial » et le manque d'attractivité de ses soirées[1]. Le guide anglais Time Out le définit en 2005 comme trop « commercial et sans imagination »[2]. Le club est également réputé pour ses prix prohibitifs[3]. La clientèle a donc évolué : elle y est majoritairement hétérosexuelle, très jeune (la vingtaine) et plutôt bourgeoise (originaire de l'Ouest parisien)[4],[5], même si elle continue, dans l'esprit général, à être associée à une boîte gay[6]. Tony Gomez, responsable du lieu depuis 2008, déclarait à ce propos : « J’insiste pour dire que le Queen n’est pas un endroit gay. Il y a juste une soirée gay par semaine, c’est tout »[7].

Des créateurs comme Paco Rabanne, Vivienne Westwood, Versace, Azzaro, Hugo Boss, Kenzo, agnès b., Jean Paul Gaultier y ont fait leurs défilés, fêtes ou lancement de parfums. Des entreprises comme IBM, ARTE, IP, PUBLIC SYSTEM, NRJ, BAC FILMS ont organisé leurs soirées privées mais aussi des institutions comme la Mairie de Paris lors d’événements comme Paris Capitale de la Création. La programmation musicale emploie des DJ’s mondialement reconnus : Carl Cox, Roger Sanchez, David Guetta, Deep Dish, Junior Vasquez, Bob Sinclar, Tiesto, Antoine Clamaran, Sasha, Erick Morillo, Paul Van Dyk, Philippe Corti… Aujourd’hui le club est ouvert toute l’année 7 jours sur 7.

Ces dernières années, le club a connu plusieurs déboires judiciaires. En 1997, l'établissement ferme ses portes, suite à un supposé trafic d'ectasy. La chambre d'accusation de la cour d'appel de Paris autorisera finalement la réouverture, un mois après. Les pertes de l'établissement ont été estimées à dix millions de francs[8]. En 2005, l'établissement est une fois encore menacé de fermeture, à la suite d'un litige avec le propriétaire des murs, l'homme d'affaires britannique Michael Gross. La cour d'appel de Paris infirmera le premier jugement rendu et le club obtiendra une reconduction de son bail[9]. En 2007, l'association SOS Racisme pratique un testing à l'entrée de l'établissement et révèle un cas de discrimination[10]. Le physionomiste du Queen sera relaxé, les magistrats estimant que « le refus opposé à une seule personne ou à un seul groupe ne suffisait pas à caractériser le délit de discrimination »[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Petit Futé France gay et lesbien, 2008, Collectif, Bruno Delangre, David Bedart, Antonin Grenin, Quentin Izzo, p. 45
  2. Time Out Paris, Peterjon Cresswell, Time Out Guides Ltd, 2005, p. 332
  3. Frommer's Irreverent Guide to Paris, Alec Lobrano, David Applefield, 2004, p. 209
  4. Fiche du club sur timeout.fr
  5. France gay et lesbienne, Petit Futé, Jean-Paul Labourdette, 2008, p. 45
  6. Paris - Lille - Brussels, 2002, Laurence Phillips, p. 191
  7. http://v2.e-llico.com/rubrique.htm?rubrique=telex&articleID=18520
  8. « Le Queen est autorisé à rouvrir. La justice a désavoué la juge qui avait ordonné la fermeture de la boîte de nuit parisienne, accusée d'abriter des trafics d'ecstasy », Alain Leauthier, Libération, 7 octobre 1997
  9. "La cour d'appel de Paris sauve le Queen", Cédric Mathiot, Libération, 2 juin 2005
  10. http://www.metrofrance.com/fr/article/2007/02/26/09/0956-37/
  11. http://tf1.lci.fr/infos/france/justice/0,,3779067,00-discrimination-physionomistes-relaxes-appel-.html

Lien externe[modifier | modifier le code]