Pluie de météores
Une pluie de météores, ou pluie d'étoiles filantes, est un phénomène lumineux provoqué par l'entrée dans l'atmosphère terrestre d’un nombre plus ou moins important de corps solides extraterrestres à une certaine période de l'année.
Sommaire |
Nature du phénomène [modifier]
La pluie d'étoiles filantes se produit lorsque la Terre traverse l'orbite d'une comète ou d'un astéroïde ayant laissé un nuage de poussière sur son passage. Ce nuage est appelé un essaim météoritique. Lorsque les poussières entrent dans l’atmosphère, elles provoquent des trainées lumineuses causées par la vaporisation du corps et l'ionisation de l'air sur sa trajectoire, phénomènes dus principalement à la compression de l'atmosphère en avant du corps supersonique (et non à la friction)[réf. nécessaire]. Cette incandescence se produit entre 85 et 120 km d'altitude avec une vitesse comprise entre 40 000 et 290 000 km/h.
Les étoiles filantes les plus brillantes sont appelées des bolides. Par un effet de perspective, elles semblent toutes provenir d'un point appelé radiant.
Les pluies de météores et leur essaim sont nommés d'après la constellation où est situé le radiant (par exemple : Orionides, radiant dans la constellation d'Orion). Afin de différencier des essaims ayant leur radiant dans une même constellation, on ajoute le plus souvent le nom d'une étoile proche du radiant (Êta aquarides) ou le mois d'activité de l'essaim (Bootides de juin).
La majorité des essaims météoritiques sont associés à des comètes, cependant quelques-uns sont liés à des astéroïdes. Ainsi l'essaim des Géminides est alimenté par l'astéroïde Phaéton, ce qui laisse supposer que ce dernier serait un noyau de comète devenu inactif.
Périodicité et intensité [modifier]
Les pluies de météores se produisent tous les ans à la même période. Cette période peut varier de plusieurs semaines à quelques heures avec un pic d’activité. Par exemple, les Perséides, la plus célèbre des pluies d’étoiles filantes, se produisent entre le 17 juillet et le 24 août avec un maximum d’activité le 12 août.
Pour estimer le pic d'activité, les éphémérides donnent le taux horaire zénithal ou ZHR (Zenithal Hourly Rate). Cette valeur théorique correspond au nombre d’étoiles filantes qu’un observateur, bénéficiant d’un ciel clair et d’une nuit parfaitement noire, verrait toutes les heures si le radiant était situé au zénith[1]. Ces conditions étant rarement réunies, il est difficile de prévoir quel sera en pratique le nombre de météores. Mais celui-ci peut être nettement supérieur au ZHR dans le cas où l’essaim a été ré-alimenté par le passage récent de la comète à laquelle il est associé. Cela peut donner des pluies de météores spectaculaires comme en 1966, avec les Léonides observées aux États-Unis et au Mexique, avec un taux horaire de 150 000[2]. On parle alors de tempête d’étoiles filantes.
Il existe plus d’une centaine d’essaims actifs, la plupart sont mineurs et donnent des pluies de faible intensité, d'autres sont diurnes[3].
Une tempête de météorites (it) est une pluie de météores qui a un taux horaire zénithal supérieur à 1000.
Liste des essaims météoritiques [modifier]
Voir aussi [modifier]
Notes et références [modifier]