Paul Philippoteaux
Paul Philippoteaux
Paul Philippoteaux peignant le panorama consacré à la bataille de Gettysburg.
| Nom de naissance | Paul Philippoteaux |
|---|---|
| Naissance | 27 janvier 1846 Paris |
| Décès | 1923 |
| Nationalité | |
| Activité(s) | Artiste peintre |
| Formation | École nationale supérieure des beaux-arts |
| Maître | Félix Philippoteaux Léon Cogniet Alexandre Cabanel. |
| Mouvement artistique | peinture de panoramas historiques |
Paul Dominique Philippoteaux, né à Paris le 27 janvier 1846 et mort en 1923, âgé de 77 ans, est un peintre français, surtout connu pour ses œuvres panoramiques.
Sommaire |
Biographie[modifier]
Paul Philippoteaux est le fils du peintre Félix Philippoteaux. Après avoir fréquenté le collège Henri-IV, il étudie à l'École des Beaux-Arts de Paris, prolonge sa formation dans l'atelier de son père, puis dans ceux de Léon Cogniet et d'Alexandre Cabanel.
En collaboration avec son père, il s'est intéressé à la peinture de panoramas et ont créé ensemble La défense du fort d'Issy en 1871[1], tableau encore appelé La défense de Paris. Dans les années 1870, il réalise des illustrations pour différents auteurs dont notamment François Guizot, Alphonse Daudet et Jules Verne[2]. Pour ce dernier, il travaille sur un roman, Hector Servadac (1877), et deux ouvrages historiques : Découverte de la Terre (1878) et Les Grands Navigateurs du XVIIIe siècle (1879)[3].
Le chef-d'œuvre de l'artiste est sans doute le Panorama de Jérusalem au moment de la crucifixion du Christ. Ce panorama, le plus grand cyclorama peint du monde, de 14 mètres sur 100, a été réalisé à la fin des années 1880 à Chicago, sur la base d'esquisses de Bruno Piglhein (auteur d'un autre panorama sur le même thème exposé à Munich et aujourd'hui disparu), puis apporté sur son lieu d'exposition à Montréal. Il est exposé aujourd'hui à Sainte-Anne-de-Beaupré, au Québec toujours[4]. Ces œuvres de peinture panoramiques rencontraient alors un certain succès, même si elles étaient concurrencées par les dioramas imaginés par Louis Daguerre[4].
En 1879, des investisseurs de Chicago lui avaient commandé un autre panorama, consacré à la bataille de Gettysburg. En avril 1882, il passe plusieurs semaines sur les lieux de la bataille qu'il dessine et photographie. Il étudie longuement les descriptions du combat et interroge des survivants, dont les généraux Winfield Scott Hancock et Oliver Otis Howard, de l'Armée de l'Union, ou encore Abner Doubleday. Un photographe local, William H. Tipton, crée une série de photographies panoramiques prises à partir d'une tour en bois érigée le long de l'actuelle Hancock Avenue. Ces photos, collées les unes à côté des autres, constituent la base de la composition[1]. Philippoteaux engage ensuite une équipe de cinq collaborateurs, dont son père jusqu'à sa mort, pour créer l'œuvre finale. Il lui faut plus d'un an et demi pour mener à bien cette réalisation. La peinture fait plus de cent mètres de long et pèse environ 3 tonnes[5].
Il a peint bien entendu des sujets européens. Mais, ayant vécu quelque temps en Égypte, il est connu aussi pour les sujets orientalistes construits pendant, ou après, ce séjour[6],[7]. La brève annonçant son décès dans un des quotidiens parisiens les plus connus à l'époque, le Journal des débats, ne retient d’ailleurs de son œuvre que le panorama sur la Défense de Paris en 1871, et les peintures d'inspiration orientales, oubliant par exemple les travaux exposés en Amérique du Nord[8].
Œuvres[modifier]
(liste non exhautive)
Dessins, aquarelles[modifier]
Peintures[modifier]
Gravures, lithographies[modifier]
Illustrations[modifier]
Salons[modifier]
Expositions, galeries[modifier]
Prix, récompenses[modifier]
Décorations[modifier]
Musées, monuments[modifier]
Élèves[modifier]
(liste non exhaustive)
Iconographie[modifier]
Voir aussi[modifier]
Sources bibliographiques[modifier]
- (en) James Grant Wilson et John Fiske, Appletons' cyclopædia of American biography, New York, D.Appleton & Company, 1888 [lire en ligne].
- Rédaction JDPL, « Nécrologie », le quotidien français : le Journal des débats politiques et littéraires, 4 juillet 1923, p. 4 [texte intégral].
- (en) Dean S. Thomas, The Gettysburg Cyclorama: A Portrayal of the High Tide of the Confederacy, Gettysburg, Pennsylvanie, Thomas Publications, 1989 (ISBN 0-939631-14-8).
- Marie-Paule Bergeron-Binette, « Le Cyclorama de Jérusalem », Continuité, no 53, 1992, p. 46-49 [texte intégral].
- Jules Verne et Pierre-Jules Hetzel, Correspondance inédite de Jules Verne et de Pierre-Jules Hetzel, 2001.
- Jean-Jacques Luthi, Entretiens avec des auteurs francophones d’Égypte et fragments de correspondances, Éditions L'Harmattan, 2008 (ISBN 978-2-296-05720-3).
- The Gettysburg Cyclorama, National Park Service.