Patricia Cornwell

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Cornwell.

Patricia Cornwell

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Patricia Cornwell à Paris en 2011

Nom de naissance Patricia Carroll Daniels
Activités Romancière
Naissance 9 juin 1956 (58 ans)
Miami, Floride, Drapeau des États-Unis États-Unis
Langue d'écriture Anglais américain
Genres roman policier
Distinctions Prix Edgar-Allan-Poe
Prix du Roman d'Aventures 1992

Patricia D. Cornwell (née Patricia Carroll Daniels le 9 juin 1956 à Miami, en Floride) est un écrivain américain de roman policier.

Biographie[modifier | modifier le code]

Patricia Daniels est une descendante de Harriet Beecher Stowe, auteur de La Case de l'oncle Tom. Elle est née le 9 juin 1956 à Miami. Alors qu'elle a cinq ans, ses parents divorcent. Sa mère, dépressive depuis lors, la confie au célèbre prêcheur Billy Graham. C'est alors un couple de missionnaires qui la recueille et lui inculque une éducation rigoureuse. Elle rêve de briller au tennis et s'entraîne interminablement. Mais elle doit s'arrêter pour raisons de santé, sujette à des crises de boulimie succédant à une période d'anorexie. Dès l'adolescence, elle écrit des nouvelles, qui mettent en scène des personnages et le monde qui les entourent, emprunts de violence et de misère. Peu après l'obtention de son diplôme au Davidson College (Caroline du Nord), elle épouse son professeur d'anglais Charles Cornwell le 14 juin 1980. Celui-ci quitte l'enseignement pour devenir pasteur et Patricia commence à écrire une biographie de la femme de Billy Graham. Ils divorcent peu après en 1988[1].

Elle poursuit toutefois sa carrière de journaliste (dans le journal The Charlotte Observer (en)), se spécialisant dans les faits divers criminels et les armes à feu, pour lesquels elle développe un penchant qui lui restera toujours[1].

Puis, elle occupe un poste d'informaticienne à l'Institut médico-légal de Richmond en Virginie. Elle s'inspire alors de la directrice de la morgue pour créer un personnage de roman qu'elle a décidé d'entreprendre : Kay Scarpetta.

Elle écrit trois livres qui sont tous refusés car jugés médiocres. Son premier roman Postmortem, publié en 1990 (après avoir été refusé par 7 éditeurs)[2], met en scène Kay Scarpetta, une femme médecin légiste. Ce livre obtient de nombreux prix anglo-saxons du roman policier : le Dagger Award, le Macavity Award, l'Anthony Award et le très envié Edgar Poe Award. En 1992, en France, il obtient le Prix du Roman d'Aventures.

Dès lors, Patricia Cornwell s'attache à faire vivre de nombreuses aventures à son héroïne mais écrit également une autre série en parallèle mettant en scène Judy Hammer et Andy Brazil.

Mais, tout en connaissant un fort succès, elle est dépressive et se fait aider par le médicament Prozac tout en buvant énormément. En 1993, elle a un accident de voiture et est obligée de suivre une cure de désintoxication. Ses angoisses sont ensuite traitées par le lithium. C'est également dans cette période qu'elle fréquente les bars gays et a sa première liaison homosexuelle. Elle déménage alors à Richmond dans une maison qu'elle transforme en camp retranché, où elle amasse un arsenal domestique et engage une femme garde du corps[1].

En 2004 ou 2005[3], elle épouse Staci Gruber, une neurologue réputée de Harvard. Son État de résidence d'alors, le Massachusetts, autorise en effet les mariages homosexuels[4].

En octobre 2009, le blog The Daily Beast révèle que le gestionnaire de sa fortune, le cabinet Anchin, lui aurait fait perdre près de 40 millions de dollars[5].

En 2011, elle fait notamment une petite apparition dans un des épisodes de la saison 7 d’Esprits criminels.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans mettant en scène Kay Scarpetta[modifier | modifier le code]

  1. 1990 : Postmortem (traduction de Gilles Berton), Librairie des Champs-Élysées, coll. « Le Masque » no 2092, Paris, 1992, 311 p., (ISBN 2-7024-2255-1). Rééd. , Éditions des 2 Terres, Paris, 2011 (ISBN 978-2-8489-3093-0) – Titre anglais : Postmortem
  2. 1991 : Mémoires mortes (traduction de Gilles Berton), Librairie des Champs-Élysées, coll. « Le Masque » no 2120, Paris, 1993, 315 p., (ISBN 2-7024-2327-2). – Titre anglais : Body of Evidence
  3. 1992 : Et il ne restera que poussière... (traduction de Gilles Berton), Éditions du Masque, 1993, 335 p., (ISBN 2-7024-2390-6). – Titre anglais : All That Remains
  4. 1993 : Une peine d'exception (traduction de Gilles Berton), Éditions du Masque, Paris, 1994, 360 p., (ISBN 2-7024-7825-5). – Titre anglais : Cruel and Unusual
  5. 1994 : La Séquence des corps (traduction de Dominique Dupont-Viau), Éditions du Masque, Paris, 1995, 388 p., (ISBN 2-7024-7827-1). – Titre anglais : The Body Farm
  6. 1995 : Une Mort sans nom (traduction de Hélène Narbonne), Éditions du Masque, Paris, 1996, 414 p., (ISBN 2-7024-7828-X). – Titre anglais : From Potter's Field
  7. 1996 : Morts en eaux troubles (traduction de Hélène Narbonne), Calmann-Lévy, coll. « Crime », Paris, 1996, 348 p., (ISBN 2-7021-2683-9). – Titre anglais : Cause of Death
  8. 1997 : Mordoc (traduction de Hélène Narbonne), Calmann-Lévy, coll. « Crime », Paris, 1997, 322 p., (ISBN 2-7021-2818-1). – Titre anglais : Unnatural Exposure
  9. 1998 : Combustion (traduction de Hélène Narbonne), Calmann-Lévy, coll. « Crime », Paris, 1999, 348 p., (ISBN 2-7021-2949-8). – Titre anglais : Point of Origin
  10. 1999 : Cadavre X (traduction de Hélène Narbonne), Calmann-Lévy, coll. « Crime », Paris, mars 2000, 416 p., (ISBN 2-7021-3092-5). – Titre anglais : Black Notice
  11. 2000 : Dossier Benton (traduction de Hélène Narbonne), Calmann-Lévy, coll. « Crime », Paris, février 2001, 496 p., (ISBN 2-7021-3188-3). – Titre anglais : The Last Precinct
  12. 2003 : Baton Rouge (traduction de Hélène Narbonne), Calmann-Lévy, coll. « Crime », Paris, février 2004, 440 p., (ISBN 2-7021-3415-7). – Titre anglais : Blow Fly
  13. 2004 : Signe suspect (traduction de Andrea H. Japp), Éditions des 2 Terres, Paris, 2005, 506 p., (ISBN 2-84893-016-0). – Titre anglais : Trace
  14. 2005 : Sans raison (traduction de Andrea H. Japp), Éditions des 2 Terres, Paris, 2006, 448 p., (ISBN 2-84893-028-4) ou (ISBN 978-2848930282). – Titre anglais : Predator
  15. 2007 : Registre des morts (traduction de Andrea H. Japp), Éditions des 2 Terres, Paris, 2008, 467 p., (ISBN 978-2-84893-051-0). – Titre anglais : Book of the Dead
  16. 2008 : Scarpetta (traduction de Andrea H. Japp), Éditions des 2 Terres, Paris, 2009, 503 p., (ISBN 978-2-84893-064-0). - Titre anglais : Scarpetta
  17. 2009 : L'Instinct du mal (traduction de Andrea H. Japp), Éditions des 2 Terres, Paris, 2010, 503 p., (ISBN 978-2-84893-082-4). - Titre anglais : The scarpetta factor
  18. 2010 : Havre des morts (traduction de Andrea H. Japp), Éditions des 2 Terres, Paris, 2011, (ISBN 978-2-84893-087-9). - Titre anglais : Port Mortuary
  19. 2011 : Voile rouge (traduction de Andrea H. Japp), Éditions des 2 Terres, Paris, 2012, (ISBN 978-2848931128). - Titre anglais : Red Mist
  20. 2012 : Vent de glace (traduction de Andrea H. Japp), Éditions des 2 Terres, Paris, 2013, 416 p., (ISBN 978-2-84893-135-7). Titre anglais : The Bone Bed
  21. 2014 : Traînée de poudre (traduction de Andrea H. Japp), Éditions des 2 Terres, Paris, 2014, 480 p., (ISBN 978-2-84893-169-2). Titre anglais : Dust

Romans mettant en scène Judy Hammer et Andy Brazil[modifier | modifier le code]

Romans mettant en scène Winston « Win » Garano[modifier | modifier le code]

  • 2006 : Tolérance zéro (traduction de Jean Esch), Éditions des 2 Terres, Paris, 11 octobre 2007, 185 p., (ISBN 978-2-84893-045-9). – Titre anglais : At Risk. il existe un téléfilm de ce livre
  • 2008 : Trompe l'œil (traduction de Jean Esch,),Titre anglais The Front aux Éditions des 2 Terres -(ISBN 978-2-253-12840-3)

Autres[modifier | modifier le code]

  • 1983 (réédition 1997) : (en) A Time for Remembering - The Story of Ruth Bell Graham (ouvrage non traduit en français), – Réédition, sous le titre « Ruth, A Portrait : The Story of Ruth Bell Graham »
  • 1998 : (en) Scarpetta's Winter Table (ouvrage non traduit en français)
  • 1998 : (en) Life's Little Fable (littérature pour enfants, ouvrage non traduit en français)
  • 2002 : Patricia Cornwell et Marlene Brown, Crimes et délices : la cuisine de Kay Scarpetta (traduction de Sylvie Girard), Calmann-Lévy, 2002, 185 p. + 40 p. de planches illustrées, (ISBN 2-7021-3338-X). – Titre anglais : Food to Die For: Secrets from Kay Scarpetta's Kitchen
  • 2002 : Jack l'Éventreur : affaire classée - Portrait d'un tueur (traduction de Jean Esch), Éditions des 2 Terres, Paris, mars 2003, 460 p., (ISBN 2-84893-000-4). – Titre anglais : Portrait of a Killer: Jack the Ripper - Case Closed

Romans dans l'ordre de parution original[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Patricia Cornwell (auteur), Gilles Berton (traducteur) et François Rivière (auteur de la présentation), Patricia Cornwell. 1, Paris, Éditions du Masque, coll. « Les Intégrales du Masque »,‎ 28 octobre 1998, 1207 p. (ISBN 978-2-7024-2867-2, notice BnF no FRBNF36712606), « Les travaux et les jours de Patricia Cornwell », p. 7-17.
  2. Interview de Patricia Cornwell par Jacques Pradel, émission L’heure du crime sur RTL, 31 mars 2011
  3. Les sources divergent sur l'année de ce mariage. Un article du site lepoint.fr penche pour 2004, tandis qu'un [ billet] du Huffington Post indique l'année 2005.
  4. Patricia Cornwell a évoqué ces questions en 2007 dans une interview accordée au quotidien britannique The Daily Telegraph, interview dont l'archive paraît inaccessible, mais dont il subsiste des extraits dans un billet (en) publié le 28 mars 2008 par The Huffington Post, consulté le 27 juillet 2012.
  5. Article sur le sujet sur le site lepoint.fr

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Delphine Cingal, article « Patricia Cornwell : Kay Scarpetta ou les sciences médico-légales modernes appliquées à la fiction », in Yannick Beaubatie (dir.), Empreintes, Tulle, Mille Sources, 2004, pp. 111-120.

Liens externes[modifier | modifier le code]