Parc Beihai

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Parc Beihai
Image illustrative de l'article Parc Beihai
Le lac du parc Beihai et l'île Qionghua
Géographie
Pays République populaire de Chine
Commune Pékin
Quartier Xicheng
Superficie 68 ha
Caractéristiques
Création Xe siècle
Gestion
Ouverture au public oui
Accès et transport
Métro Ligne 6
Bus nombreuses
Localisation
Coordonnées 39° 55′ 36″ N 116° 22′ 55″ E / 39.926621, 116.38203639° 55′ 36″ Nord 116° 22′ 55″ Est / 39.926621, 116.382036  

Géolocalisation sur la carte : Chine

(Voir situation sur carte : Chine)
Parc Beihai

Le Parc Beihai (chinois simplifié : 北海公园 ; chinois traditionnel : 北海公園 ; pinyin : Běihǎi Gōngyuán) est un jardin impérial de Pékin, vieux de plus de 1 000 ans. Le nom de Beihai (chinois :  ; pinyin : Běihăi, littéralement le « mer du nord ») évoque le lac qui forme l'essentiel de sa superficie et se trouve justement au nord du Zhongnanhai (littéralement les « mers du sud et du centre »).

La construction du parc a commencé au Xe siècle, sous la dynastie Liao. Avec une superficie supérieure à 68 ha, il s'agit d'un des plus grands jardins chinois, aménagé autour du lac, contenant de nombreux bâtiments historiques, parmi lesquels des temples et des palais, comme cette stūpa blanche, emblème du parc, bâtit sur une île au milieu du lac.

Comme beaucoup de jardins impériaux chinois, il a été construit dans un esprit d'imitation des paysages et architectures les plus remarquables de Chine. Auparavant clos, le parc est aujourd'hui ouvert au public et facilement accessible via les transports en communs.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire du Parc Beihai s'étend successivement sur les périodes des dynasties Liao, Jin, Yuan, Ming, Qing. La construction débute sous les Liao et est liée à une légende chinoise : dans l'espoir de vivre éternellement, les empereurs chinois, ayant échoué à découvrir Penlai, Yingzhou et Fangzhang, trois montagnes magiques sur lesquelles vivaient des immortels détenant le secret de l'immortalité, construisirent des parcs à l'imitation de ces trois montagnes[1],[2].

Chacune des dynasties suivantes a rénové et en partie reconstruit le parc, qui était alors à l'usage des empereurs et de leur famille. La plus grande partie des bâtiments actuels date de la dynastie Qing. En particulier, la construction de la stūpa, débutée en 1651, est due à l'empereur Shunzhi qui tenait à montrer son soutien à la religion bouddhiste, et de nombreux bâtiments ont été construits sous le règne de l'empereur Qianlong. Lorsque s'achève le règne de la dynastie Qing en 1912, le parc était clos et relié à la Cité interdite. Depuis 1925, il est ouvert au public, et il est possible de visiter la plupart des temples et autres bâtiments situés dans le parc[1],[2],[3].

Description[modifier | modifier le code]

La stūpa du parc Beihai
La stūpa blanche est située sur l'île Qionghua

Le Parc Beihai est situé au cœur de la ville de Pékin, au nord-ouest de la Cité interdite, à l'ouest du parc Jingshan et dans la continuité septentrionale du Zhongnanhai, le siège du gouvernement de la République populaire de Chine. Au nord, le lac est connecté au Shichahai[4].

Le parc s'étend sur plus de 68 ha et comprend un lac d'une superficie de 39 ha. Dans ce lac se trouve le point central du parc, l'île Qionghua (chinois simplifié : 琼华岛 ; pinyin : Qiónghuádǎo, « Île de jade »). Sur l'île se trouve une stūpa blanche (白塔 pinyin : báitǎ)[5],[6].

De nos jours, le parc Beihai est un des lieux centraux de la vie pékinoise. C'est également un lieu touristique assez fréquenté. Le parc ouvre tôt et ferme tard, de nombreux Chinois aiment à s'y promener et détendre. Le droit d'entrée s'élève aux alentours d'une dizaine de Yuans. De nombreux bus desservent le site, et une station de métro de la ligne 6, est située non loin (北海北, pinyin : běihǎi běi)[3].

Le lac[modifier | modifier le code]

Le lac occupe en superficie la moitié du parc. De petits bateaux sont disponibles à la location. L'hiver, comme d'autres lacs de la ville, le lac gelé devient un immense terrain de jeu pour les Pékinois[7].

L'île Qionghua[modifier | modifier le code]

De nombreux édifices sont situés sur l'île Qionghua.

La stūpa (白塔, pinyin : báitǎ), d'une hauteur d'une quarantaine de mètres, est visible depuis l'ensemble du parc, et en est le symbole. Elle offre un point de vue sur l'ensemble du site. Sa construction a commencé en 1651 sous le règne de l'empereur l'empereur Shunzhi. Détruite par des tremblements de terre, elle a été reconstruite par la suite[6],[3].

Le temple Yong An (chinois simplifié : 永安寺 ; pinyin : Yǒng'ān sì, « Temple de la paix éternelle ») est un grand édifice comprenant notamment une tour de la cloche et une tour du tambour. Il est constitué de nombreux pavillons, et était notamment utilisé par les empereurs de la dynastie Qing[6].

La cité circulaire[modifier | modifier le code]

Au sud du Parc Beihai se trouve la « cité circulaire » (chinois simplifié : 团城 ; pinyin : tuánchéng). C'est un jardin de forme circulaire, entouré d'un mur d'enceinte d'une longueur de 276 m et d'une hauteur de plus de 6 m. Il est relié à l'île Qionghua par le pont Yong An, construit au XIIIe siècle[8],[3].

Y est situé le hall Chengguang (chinois simplifié : 承光殿 ; pinyin : chéngguāngdiàn), dans lequel se trouve une statue de Bouddha assis sculptée dans une pièce de jade blanc. La statue est originaire de Birmanie et a été introduite à la fin de la dynastie Qing[8],[3].

Au sein de la cité circulaire sont plantés des arbres vieux de plusieurs siècles[8].

La section nord-ouest[modifier | modifier le code]

le « Mur aux neuf dragons »
Le « Mur aux neuf dragons »

Le quart nord-ouest du parc comprend de nombreuses constructions. En particulier le « Mur aux neuf dragons » (chinois simplifié : 九龙壁 ; pinyin : jiǔlóngbì), bâti en 1756, d'une longueur de 27 m, de plus de 6 m de haut et d'une épaisseur de 1,42 m, est considéré comme le plus célèbre des murs aux dragons chinois[9],[3].

Les Kiosques des cinq dragons du parc Beihai
Les Kiosques des cinq dragons

Les « Kiosques des cinq dragons » (chinois simplifié : 五龙亭 ; pinyin : wǔlóngtíng) constituent un ensemble relié de cinq kiosques, situé sur la rive nord-ouest du lac. Il est ainsi nommé en raison son aspect lorsque vu de loin : les ponts reliant les kiosques dessinent en effet la forme d'un dragon. La construction de l'ensemble a débuté en 1602. Il est dit que les empereurs appréciaient de s'y rendre pour contempler le spectacle offert par la Lune[9],[3].

Un jardin chinois traditionnel dans le parc Beihai
Un jardin chinois traditionnel au nord du parc

La « Maison de la méditation » (chinois : 静心斋 ; pinyin : jìngxīnzhāi), dont la construction a été initiée sous la dynastie Ming et qui a été ensuite agrandi sous la dynastie Qing, est située au nord du lac Beihai. Elle contient des pavillons et jardins[9].

Un mur gravé d'animaux fantastiques est exposé au nord-est du lac. Ressemblant de par sa couleur à du métal, il est nommé en chinois 铁影壁 (pinyin : tiěyǐngbì). Haut de 1,9 m et long de 3,5 m, il date de la dynastie Yuan[9].

Un jardin botanique est également présent au nord du parc[8].

La section est[modifier | modifier le code]

La longue rive est du lac est un lieu de promenade privilégié.

Le jardin Hao Pu jian (chinois simplifié : 濠濮间 ; pinyin : Háo Pú jiān), nommé d'après les noms de deux fleuves de la province de l'Anhui, date de 1757. Il a été créé à la mémoire du philosophe Zhuang Zi. Un arbre datant de la dynastie Tang est planté non loin[10].

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Faune[modifier | modifier le code]

Un Canard mandarin au parc Beihai, Beijing, Chine

Le Parc Beihai est l'un des habitats des Canard Mandarin.

Flore[modifier | modifier le code]

Le Parc Beihai contient un nombre impressionnant de Saule pleureur

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]