Lac Tai

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Idéogrammes chinois Cette page contient des caractères chinois. En cas de problème, consultez Aide:Unicode ou testez votre navigateur.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Taihu.
Lac Tai
paysages lacustres du lac Tai
paysages lacustres du lac Tai
Administration
Pays Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Subdivision Jiangsu et Zhejiang
Géographie
Coordonnées 31° 10′ N 120° 09′ E / 31.17, 120.1531° 10′ Nord 120° 09′ Est / 31.17, 120.15  
Superficie 2 250 km2
Altitude 3,1 m[1]
Profondeur
 · Moyenne
 
2 m

Géolocalisation sur la carte : Chine

(Voir situation sur carte : Chine)
Lac Tai
Tài Hú
Catégorie UICN VI (zone de gestion de ressources protégées)
Emplacement Jiangsu et Zhejiang, République populaire de Chine

Le lac Tai (chinois : 太湖 ; pinyin : tài hú ; littéralement : « le plus grand des lac ») est un grand lac situé à proximité du delta du Yangzi Jiang, majoritairement dans la province du Jiangsu et à la limite avec celle du Zhejiang. Sa surface est de 2 250 km² et sa profondeur moyenne de seulement deux mètres, ce qui en fait le troisième plus grand lac de Chine, après le lac Poyang et le lac Dongting.

Le lac Tai est lié au fameux Grand Canal Pékin-Hangzhou. Un certain nombre de cours d'eau, dont la rivière Suzhou y prennent leur source.

La région environnante est l'une des plus grandes productrices de céréales. L'industrie poissonnière y est florissante.

Du fait de sa faible profondeur, le lac compte pas moins de quatre-vingt-dix îles, dont certaines ne mesurent que quelques mètres de long et d'autres plusieurs kilomètres. La présence de nombreux ports de pêche et de marinas autour du lac en font un endroit agréable à visiter.

Le meilleur endroit pour contempler le lac est le parc Xihui (锡惠公园 / 錫惠公園, xīhuì gōngyuán) à l'ouest de Wuxi (无锡 / 無錫, wúxī). Depuis le haut de la pagode de la Lumière du dragon (龙光塔 / 龍光塔, lóng guāng tǎ), on peut contempler à la fois le lac et la ville de Wuxi. Le parc date de la dynastie Ming.

Tàihúshuǐ (太湖水, « Eau du lac Tai ») est une bière locale utilisant de l'eau du lac dans sa fabrication.

Fin mai 2007, une grave pollution a provoqué l'apparition soudaine d'algues pestilentielles sur le lac Tai, entrainant l'interruption de l'approvisionnement en eau pour plus d'un million d'habitants de Wuxi, dans la province du Jiangsu (est).[réf. nécessaire]

Les pierres étranges du lac Tai[modifier | modifier le code]

Rochers de lettré dans un jardin classique de Mudu, à Suzhou.

On y produit aussi de nombreuses pierres ornementales de jardin, en calcaire. Ces pierres étranges (怪石, guàishí), pierres laides (丑石, chǒushí) ou pierres de rêves (梦石, mèngshí), sont, pour celles qui proviennent du lac Tai, fortement creusées de cavités en formes d'« œil de dragon » et considérées par les anciens Chinois comme véhicules de l'énergie vitale[2] qui anime l'univers. Ces trous sont creusés naturellement et éventuellement par les artisans qui plongent les pierres dans les eaux du lac pour leur donner une patine régulière. Les rochers, comme les montagnes représentent la force créatrice du monde. Et il faut considérer chaque jardin de lettré comme une image du monde[N 1].

On peut en constater la présence dans l'art chinois et en particulier dans la peinture chinoise. On évoquera à ce propos le peintre de la dynastie Yuan, Wang Meng (~1308 — ~1385) et sa peinture « Maison du bois Juqu » (具区林屋 / 具區林屋, jùqū lín wū) où ces rochers apparaissent significativement le long d'un cours d'eau.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sur le sujet consulter : Yolaine Escande, Montagnes et eaux. La culture du Shanshui, Hermann, Paris, 2005, 293 p. (ISBN 2-7056-6521-8) et particulièrement p 178 (La fabrication du jardin).

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Norio Hayashi, Manual of Measures against Lake Eutrophication (lire en ligne), chap. 4 (« State of Lake Eutrophication and its Control in Developing Nations »), p. 38.
  2. Catherine Delacour 2012 : « Histoire de l'appréciation des rochers ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  1. Catherine Delacour, Rochers de lettrés. Itinéraires de l'art en Chine, Paris, Réunion des musées nationaux,‎ 2012, 161 p. (ISBN 978-2-7118-5936-8) Exposition Musée national des arts asiatiques - Guimet 28 mars - 25 juin 2012. Paris.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :