Nécessité et contingence

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La nécessité et la contingence sont des catégories modales, tout comme la possibilité et l'impossibilité.

La contingence est ce qui est et qui peut ne pas être; cela ne s'oppose pas forcément à la causalité[pas clair].

La nécessité est ce qui ne peut pas ne pas être.

Rapport entre les notions de nécessité et de possibilité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Logique modale.

La nécessité s'oppose à la contingence, possibilité qu'une chose arrive ou n'arrive pas. Ces deux notions ne sont néanmoins pas contradictoires, on a que : tout ce qui est nécessaire est possible; mais tout ce qui est possible n'est pas forcément nécessaire.

Mythologie grecque[modifier | modifier le code]

Nécessité, en Grec Ananké, est mère des trois Moires[1] :

  • Clotho présidait au passé (de klôthousa, filer),
  • Lachésis au présent (de léxis, prédestination),
  • Atropos au futur (d'atrepta, irréversible).

Domaine philosophique et logique[modifier | modifier le code]

Approche philosophique :
La nécessité désigne l'impossibilité pour une chose d'être autre qu'elle n'est. Une autre formulation serait "Ce qui ne peut pas ne pas être", cette dernière permet d'éviter l'introduction du terme "impossibilité". Comme telle la nécessité s'oppose à la contingence. Elle appartient principalement à deux ordres différents : le réel et la pensée. Dans le réel, la nécessité découle d'un point de vue métaphysique de l'essence des choses, et d'un point de vue physique des lois qui gouvernent la nature. Dans la pensée, la nécessité découle de la rationalité du discours. Le nécessaire correspond à ce qui ne peut pas être autrement (ex. si je prends un livre au hasard parmi plusieurs, j'ai nécessairement un livre dans la main, mais il n'est que contingent que j'ai pris le plus récent.)
Chez Leibniz, le principe de raison suffisante est ce qui tente de rendre compte du passage du possible, logiquement parlant (c'est-à-dire de ce qui est non-contradictoire), à l'existence. Ainsi, la catégorie de la nécessité s'oppose à la contingence; celle du possible contraste avec celle de l'existence.

Approche de la logique :
La nécessité est le caractère de ce qui est universellement vrai.

Enjeux de la contingence par rapport à la nécessité[modifier | modifier le code]

La contingence, possibilité qu'une chose arrive ou n'arrive pas, s'oppose à la nécessité (est nécessaire ce qui ne peut pas ne pas être).

Exemple : le système solaire est là mais il aurait pu ne pas exister. La faune et la flore sont apparues sur la Terre mais elles auraient pu ne jamais apparaître si les conditions globales avaient été un peu différentes.

Domaine philosophique et logique[modifier | modifier le code]

Approche philosophique :

  • Pour Leibniz la contingence est relative, c'est-à-dire qu'elle constitue par le principe de raison suffisante, les états de l'univers, et par là même affirme la volonté de Dieu (principe du meilleur).
  • Kant distingue les énoncés nécessaires, qu'il appelle a priori des énoncés contingents, qu'il appelle a posteriori. Il considère de manière paradigmal que l'énoncé "2+2=4" est un énoncé synthétique a priori, c'est-à-dire qui est nécessaire et qui accroît la connaissance (aspect synthétique, qu'il oppose à analytique). Il tentera d'établir qu'il existe des énoncés de même type, non en mathématiques mais en philosophie.
  • Pour Sartre la contingence est absolue, c'est-à-dire que l'être ne peut être dérivé du possible ni ramené au nécessaire. L'homme et sa conscience est absolument contingent sans raison ni fondement.

Approche de la logique :

  • En logique modale, la contingence est la négation de la nécessité. Une proposition est contingente si elle n'est pas nécessaire (elle pourrait être fausse).

Domaine économique[modifier | modifier le code]

Approche marketing 

Plus l’environnement est instable et complexe, plus il faut adopter une attitude contingente dans l’appréciation de problèmes et l’évaluation des solutions.

Théorie de la contingence par rapport aux structures

Analyse et définition des structures : Situation où l’état d’un système est déterminé par la valeur de paramètres internes et externes indépendants, voire contradictoires de ses objectifs. Par extension, théorie qui met en valeur l’aptitude, la capacité à trouver une solution pertinente à un problème donné, en fonction de tous les paramètres internes et externes à l’organisation.

  • Définition : Abandonne le caractère universel des principes de gestion, essaie d’établir une synthèse.
  • Facteur contingent :
    • D’après Woodward (Lequel?), le premier facteur est la technologie.
    • D'après Henry Mintzberg, les facteurs contingents sont le pouvoir, l'âge, la taille, l'environnement, la technologie.
  • Piste :
    • Pas de valeur normative, de modèle concret chez Mintzberg.
    • Problème de l’application au sein de l’entreprise.
    • La contingence : un frein à la prise de décision ?
    • L’attitude marketing est-elle l’archétype de la contingence ?
    • Contingence : point d’entrée dans le débat conformité v. pertinence.

Chaque entreprise doit s'adapter à son contexte, son environnement. Les théories de la contingence considèrent que les formes d'organisation dépendent des conditions auxquelles elles sont confrontées. Ces conditions constituent ce qu'on appelle les facteurs de contingence. Le fait de prendre en compte une contrainte ou un phénomène de limitation de l’environnement oblige à avoir des solutions différenciées suivant l’évolution (problématique intégration-différenciation).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Platon, Mythe d'Er

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]