Mouvement national royaliste

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Mouvement National Royaliste
Écusson du Mouvement National Royalistebasé sur le monogramme de Léopold III
Écusson du Mouvement National Royaliste
basé sur le monogramme de Léopold III

Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Type Réseau de résistance armée
Effectif 8 527[1] personnes
Guerres Seconde Guerre mondiale
Commandant historique Eugène Mertens de Wilmars

Le Mouvement National Royaliste (MNR), Nationale Koninklijke Beweging (NKB) en néerlandais, était un mouvement de la résistance belge durant la Seconde Guerre mondiale. Ce mouvement était issu de l'extrême droite même si le mouvement se distanciera par la suite très nettement de ses orientations de départ. Il était surtout actif en Flandre et à Bruxelles.

Historique[modifier | modifier le code]

Le Mouvement National Royaliste fut fondé à Aarschot par Lucien et Julien Meyer qui dirigeaient les milices et les jeunesses rexistes, par Jean Carlens et les frères Simon. En février 1941, refusant la fusion avec le VNV, le groupe rompt avec le mouvement Rex et est alors dirigé[1],[2] par Eugène Mertens de Wilmars[3], ancien admirateur de Degrelle. À sa création, le MNR n'avait pour seule ambition que la création d'un régime autoritaire placé sous l'autorité de Léopold III[4].

Le groupe n'entrera dans la clandestinité qu'en juillet 1941, à la suite des premières représailles allemandes, rompant définitivement avec le "groupe d'Aarschot". Le message politique restera prioritaire jusqu'à l'arrestation d'Eugène Mertens de Wilmars survenue le 8 mai 1942. Le général Ernest Graff lui succédera. Il donnera des orientations plus nettement marquées "anti-allemandes" et prendra, sans ambiguïté, part à la résistance. Le MNR pourra s'adjoindre des personnalités comme Joseph Meurisse, le Prince Albert-Édouard de Ligne, Jean Naus. Le MNR participera à l'évacuation de pilotes alliés, aidera des familles juives entrées dans la clandestinité. Le MNR réalisera certains sabotages et participera, au côté de l'Armée secrète à la mise au point d'un plan d'action en vue de la libération. Le MNR viendra particulièrement en aide aux réfractaires, leur proximité avec le Mouvement ouvrier chrétien flamand sera d'une aide précieuse. Le MNR éditait également différents journaux clandestins dont Vrije volk (peuple libre) à Louvain[5].

160 membres du MNR seront exécutés ou périront dans les camps nazis. Une centaine d'entre eux trouvera la mort, au combat, lors de la libération du Port d'Anvers en septembre 1944[5].

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

Le M.N.R. sera reconnu officiellement comme mouvement de résistance armée le 23 février 1961[6]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Paul Aron, José Gotovitch, Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale en Belgique, éditions André Versaille, Bruxelles, 2008, (ISBN 9782874950018)
  2. België tijdens de Tweede Wereldoorlog, Centraal Boekhuis, 2004 - 317 pages
  3. né à Kruibeke, le 20 juillet 1889 et décédé à Anvers le 23 novembre 1970
  4. Emmanuel Gerard, Michel Dumoulin et al., Nouvelle Histoire de Belgique:1905 - 1950, Éditions Complexe, 2006 - 633 p.95
  5. a et b dossier pédagogique: Le fort de Breendonk: le camp de la terreur nazie en Belgique pendant la Seconde Guerre mondiale, éditions Lannoo, 2006 - 63 pages
  6. Chambre des représentants, session 1968-1969, 27 juin 1969