Micheline Montreuil

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Micheline Anne Hélène Montreuil (née Pierre Montreuil) est une avocate, professeure, écrivaine, animatrice de radio, syndicaliste et politicienne québécoise. Transgenre, elle se fit connaître entre autres par ses luttes juridiques pour faire valoir ses droits en tant que telle, principalement devant le Tribunal canadien des droits de la personne. Le 31 mars 2007, elle avait été choisie comme candidate du Nouveau Parti démocratique (NPD) dans la circonscription de Québec[1]. Cependant, cette candidature a par la suite été rejetée par le parti en décembre 2007[2]. Elle est également la représentante de la Coalition gay et lesbienne du Québec ou CGLQ auprès de l'ECOSOC, le Conseil économique et social des Nations Unies.

Biographie[modifier | modifier le code]

Micheline Anne Hélène Montreuil est née en 1952 dans la ville de Québec, ville ancestrale de sa famille depuis 1627 et toujours son lieu de résidence[3]. De sexe masculin, Micheline Montreuil est une personne transgenre qui commença à utiliser le prénom "Micheline" en 1986. Elle fit ses études en droit, en Common Law, en relations industrielles, en administration, en éthique et en éducation. Le samedi 13 septembre 2003, elle épousa au Palais des arts de Québec l'avocate et auteure Michèle Morgan[4]. C'est le premier mariage de Micheline Montreuil et ce mariage fut largement médiatisé, tant dans les journaux qu'à la télévision. Me Montreuil a également travaillé comme avocate au Conseil de la justice administrative du Québec. Actuellement, elle est de retour comme avocate en pratique privée et elle est chargée de cours en éthique au Département des sciences infirmières de l'Université du Québec à Rimouski ainsi que chargée de cours en droit et en gestion au département des sciences de la gestion de l'UQAR[5].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Micheline Anne Hélène Montreuil s'est notamment fait connaître pour ses batailles en tant que transgenre. Par exemple, en 1997, elle entama une lutte judiciaire contre le Directeur de l'état civil du Québec pour avoir le droit de changer légalement son prénom pour un prénom féminin. Le 7 novembre 2002, la Cour d'appel du Québec lui donne raison. Aussi, en 1998, la Banque nationale refusa d'embaucher Micheline Montreuil, prétextant qu'elle était "surqualifiée, condescendante et centrée sur elle-même". Dans un jugement rendu le 5 février 2004, le Tribunal canadien des droits de la personne a reconnu que la Banque nationale avait agi de manière discriminatoire à son endroit[6]. En 2006, Micheline Anne Hélène Montreuil a été élue aux postes de Coprésidente de la Commission LGBT du Nouveau Parti démocratique du Canada et de Membre du Conseil fédéral du NPD. En 2004, elle fut également élue présidente de la Section 225 du SFPQ, le Syndicat de la fonction publique du Québec. Elle fut aussi membre des conseils d'administration du Fonds canadien des droits de la personne et d'Egale Canada.

Elle fut candidate à l'investiture en 1984 dans le comté de Langelier pour le Parti libéral du Canada, candidate en 1993 au poste de conseillère municipale du district Saint-Sacrement pour le Progrès civique de Québec et candidate à l'investiture en 2001 dans le district Saint-Roch et Saint-Jean Baptiste pour le Renouveau municipal de Québec[7]. En 2007, elle remporta sans opposition l'investiture du comté de Québec pour le NPD, décision qui fut annulée par le parti en décembre 2007. Elle obtint initialement dans les médias l'appui du chef du parti Jack Layton. Se disant très à l'aise avec ce choix, ce dernier déclara qu'avoir des candidats pouvant soulever des questions sur l'égalité démontrait que le NPD est très ouvert et que les Québécois étaient suffisamment progressistes pour accepter les différences[8]. Les raisons invoquées par le NPD pour retirer sa candidature sont l'incapacité de travailler en équipe et son refus de suivre les directives du parti sur la stratégie de communication[2].

Ses objectifs politiques incluent la lutte aux problèmes de pauvreté, de chômage et de sans-abri[5].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site du NPD
  2. a et b Article du journal Le Soleil
  3. Site personnel de Micheline Montreuil
  4. Site personnel de Micheline Montreuil
  5. a et b Article du journal La Presse
  6. Article de LCN
  7. Site personnel de Micheline Montreuil
  8. Article de la Presse Canadienne