Latécoère 298

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Latécoère 298 A
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Constructeur Drapeau : France Groupe Latécoère
Rôle Bombardier-torpilleur et reconnaissance maritime.
Statut Retiré
Premier vol 6 Mai 1936
Mise en service 28 octobre 1938
Date de retrait 1951
Nombre construits 177
Équipage
2 ( reconnaissance ), 3 ( torpillage )
Motorisation
Moteur Hispano-Suiza 12Ycrs 1
Type 12 cylindres en V refroidissement liquide.
Puissance unitaire 880 ch
Dimensions
Envergure 15 50 m
Longueur 12 56 m
Hauteur 5 236 m
Surface alaire 31 6 m2
Masses
À vide 2 671 kg
Avec armement 4 517 à 4 800 kilos selon le type de mission et d' armement emporté, kg
Performances
Vitesse maximale 290 km/h
Plafond 5 100 m
Rayon d'action 1 500 km
Armement
Interne torpille DAI de 400 mm 670 kg ou DA de 450 mm et 750 kg
Externe trois mitrailleuses Darne 7,5mm

Le Latécoère298 est un hydravion-torpilleur français de l'entre-deux-guerres.

Conception[modifier | modifier le code]

Une spécification de la marine fut émise en 1933 afin de remplacer l'hydravion torpilleur Latécoère 290, en service à partir de 1934 dans l'aviation navale. Cette demande concernait un nouveau bombardier-torpilleur et la firme Latécoère développa le modèle 298, une version plus moderne de son prédécesseur. Le Latécoère 298.01 effectua son premier vol en mai 1936, pilote Jean Gonord.

Le Latécoère 298 était un monoplan à aile médiane de construction métallique, à l'exception des empennages en bois entoilé, doté d'une hélice à pas variable et de volets d'intrados. Il s'agissait d'un hydravion à flotteurs triplace, aux ailes effilées. Il pouvait emporter une torpille ou des bombes de 50 et 100 kilos dans une soute sous le fuselage. Le prototype se révéla réussi et une commande de 127 exemplaires de série fut passée par les autorités françaises.

En fait la conception d'ensemble était fausse : disposant d'une même puissance que les chasseurs monomoteurs contemporains (son Hispano-Suiza était le même que celui du MS.406), le Laté-298 était triplace, encombré de deux gros flotteurs et chargé d'une lourde torpille. Dans ces conditions, ses performances ne lui laissaient aucune chance en cas de rencontre avec la chasse ennemie. Ajoutons que le torpillage est l'une des spécialités les plus dangereuses de l'aviation : il faut approcher l'objectif à faible vitesse pour ne pas détériorer la torpille au largage, rester en ligne droite et concentrer sur soi une abondante DCA sans bénéficier des irrégularités du sol ou des obstacles qui peuvent gêner une défense aérienne terrestre. Le Laté-298 n'eut jamais l'occasion d'effectuer le moindre torpillage en combat, et ce fut heureux pour lui… Seuls des cargos isolés et désarmés auraient pu le craindre. Sa seule qualité reconnue : il était très solide ; mais ça ne suffit pas à faire un avion de combat valable.[réf. nécessaire]

Engagements[modifier | modifier le code]

Durant la campagne de France, huit escadrilles opérationnelles en ont été équipées, dont deux à bord du transport d'hydravions Commandant Teste. Certaines ont été engagées dans le harcèlement des unités motorisées allemandes entre Boulogne et la Somme, un type de mission pour lequel cet appareil n'était pas prévu. Après l'armistice, six unités sont restées en service avec l'autorisation des commissions allemande et italienne. Un détachement s'incorpora dans le Coastal Command britannique et servit dans la lutte anti-sous-marine. Deux exemplaires servirent à des personnels de la Marine Nationale pour rejoindre les FFL ( Force Françaises Libres ), l' un vers l' Angleterre, l' autre jusqu' à Dakar, où celui - ci fût intercepté par les autorités du gouvernement de Vichy et ses navigants emprisonnés.

Quelques exemplaires survécurent au conflit et furent employés jusqu' en 1951 à l' instruction.

Variantes[modifier | modifier le code]

Plusieurs versions furent élaborées, toutes se caractérisant par un habitacle redessiné. Le Laté 298A fut livré à partir d'octobre 1938. Le Laté 298B était doté d'une double commande et d'ailes repliables. Enfin, Le Laté 298D comportait une double commande et des ailes fixes. Tous ces appareils entrèrent en service jusqu'à l'armistice de juin 1940.

Un des Laté 298D fut pourvu d'une gondole ventrale d'observation et reçut la dénomination de Laté 298E. Tandis qu'un Laté 299 de reconnaissance, de bombardement et de torpillage fut dérivé du Latécoère 298 et vola en juillet 1939. Seulement 2 exemplaires furent construits.

Autres caractéristiques[modifier | modifier le code]

Cet avion a été peu photographié, et plus rarement encore filmé. On peut le voir, dans les dernières minutes du film Au grand balcon (1949) où il part pour la première liaison de l'Aéropostale sur l'Atlantique Sud, en lieu et place du véritable Latécoère 28, auquel il ne ressemblait guère.

Voir aussi[modifier | modifier le code]