Lévignen

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Lévignen
L'église paroissiale Saint-Aubin.
L'église paroissiale Saint-Aubin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Arrondissement de Senlis
Canton Canton de Betz
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Valois
Maire
Mandat
Daniel Léger
2014-2020
Code postal 60800
Code commune 60358
Démographie
Population
municipale
895 hab. (2011)
Densité 64 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 11′ 52″ N 2° 54′ 54″ E / 49.1978, 2.915 ()49° 11′ 52″ Nord 2° 54′ 54″ Est / 49.1978, 2.915 ()  
Altitude Min. 98 m – Max. 156 m
Superficie 13,9 km2
Localisation

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Lévignen

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Lévignen

Lévignen est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lévignen est traversée par la RN2.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Lévignen est de type océanique dégradé. Il se caractérise par des hivers frais et des étés assez chauds [pas clair].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Lévignen (Leugnacum) tire son nom des loups qui jadis abondaient dans la région (le lieu des loups).

Jusqu’au XVIe siècle, les loups étaient présents en nombre dans cette contrée du Valois. Lévignen en tire l’origine de son nom depuis le XIIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancien site gallo-romain, ce village a eu, dans l’histoire du Comté puis Duché de Valois, une place très importante, de par sa situation au croisement de routes empruntées pour les échanges entre les villes du nord vers les foires de Champagne mais aussi de Paris jusqu’en Belgique. Sa très grande proximité avec le pouvoir royal y a contribué.

On y trouvait, depuis longtemps, un marché hebdomadaire et une foire s’installa au XVIIIe siècle permettant aux nombreux artisans et fermiers du pays de faire connaître leurs produits.

Tout d’abord unie à la seigneurie de Nanteuil-Crépy dont certains avancent que ses illustres détenteurs descendraient de Clovis, Lévignen s’en détache dès 1300.

Divisé en deux seigneuries distinctes : la seigneurie de Saint-Blaise, dite de la Tour ronde et la seigneurie des Francs-Fiefs du Valois, dit de la Tour octogone, Lévignen écrit désormais seul son histoire mais dans l’ombre de la branche tige.

Alix de Nanteuil, dernière héritière de sa célèbre famille, en se mariant avec Pierre de Châtillon, seigneur de Pacy-en-Valois, va donner à Lévignen sa première lignée de seigneurs au sein de ce qui deviendra plus tard le Duché de Valois. Le Valois a en effet été remis par Philippe le Hardi à son fils puiné Charles qui fondera la Maison des Valois et dont le propre fils deviendra roi de France sous le nom de Philippe de Valois en 1328. Une dynastie qui règnera sur le trône de France jusqu’au XVIe siècle. Le titre de Duc de Valois restera néanmoins dans la famille royale de France jusqu’à la Révolution après être passé à la maison des Bourbons-Orléans.

L’histoire de Lévignen est indissociable de cette appartenance au domaine royal.

Érigé en comté en 1723, il connaît alors une position de premier plan, réunissant les domaines voisins de Betz, Maquelines, Gondreville et Ormoy-le-Davien. Les vitraux posés en son église Saint-Aubin/Saint-Jean le Baptiste en attestent le riche héritage. Son château a disparu au XVIIIe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 à ce jour Daniel Leger    
Les données manquantes sont à compléter.

MAIRES DE LEVIGNEN

De 1799 à 1848, période du Consulat, Premier Empire, Restauration, Monarchie de Juillet :

- Nicolas-Antoine LABBÉ, de 1803 à 1823 - Nicolas LECOURT, de 1823 à 1834 - François-Marie MOQUET, de 1834 à 1846 - Jean-Étienne DIEUX, 1846 - Jérôme-Zacharie PERSEGUERS, de 1847 à 1848


Du 3 juillet 1848 à 1851, Seconde République :

- Jérôme-Zacharie PERSEGUERS, de 1848 à 1851


De 1851 à 1871, Second Empire

- Jérôme-Zacharie PERSEGUERS, de 1851 à 1866 - Auguste-François DESOUCHE, de 1866 à 1871


De 1871 à aujourd’hui

- Auguste-François DESOUCHE, de 1871 à 1877 - Eugène-Louis GIBERT, de 1877 à 1884 - Alfred MOQUET, de 1884 à 1904 - Emile François CAZIN, de 1904 à 1908 - Louis-Eugène LAUNÉ, de 1908 à 1912 - Emile-François CAZIN, de 1912 à 1919 - Eugène LAUNÉ, de 1919 à 1922 - Léon FONTAINE, de 1922 à 1945 - Marcel CARRIER, de 1945 à 1945 - Henri GRUTUS, de1945 à 1955 - Georges ARDENOIS, de 1955 à 1965 - Gilbert CAMUS, de 1965 à 1984 - André AMIEL de 1985 à 1995 - Daniel LEGER, de 1995 à aujourd’hui

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 895 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
327 367 438 370 372 366 371 403 374
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
317 342 330 350 340 352 372 344 342
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
360 344 338 330 462 361 310 353 364
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
335 340 413 641 652 770 848 870 895
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (14 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,5 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,5 %, 15 à 29 ans = 15,4 %, 30 à 44 ans = 26,1 %, 45 à 59 ans = 21,7 %, plus de 60 ans = 14,3 %) ;
  • 48,5 % de femmes (0 à 14 ans = 23,5 %, 15 à 29 ans = 14,9 %, 30 à 44 ans = 25,4 %, 45 à 59 ans = 22,5 %, plus de 60 ans = 13,8 %).
Pyramide des âges à Lévignen en 2007 en pourcentage[3]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
2,0 
75 à 89 ans
4,3 
12,3 
60 à 74 ans
9,5 
21,7 
45 à 59 ans
22,5 
26,1 
30 à 44 ans
25,4 
15,4 
15 à 29 ans
14,9 
22,5 
0 à 14 ans
23,5 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Lévignen

Les armes de Lévignen se blasonnent ainsi :

écartelé d'or et de gueules, à 3 besants d'argent 2 en chef et 1 en pointe brochant sur la partition

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’église paroissiale Saint-Aubin/Saint-Jean-le-Baptiste, un témoin de l’architecture de la Renaissance.

L’église a deux patrons : Saint-Aubin pour l’édifice et Saint-Jean-le Baptiste pour son emplacement.

Sa construction remonte entièrement au XVIe siècle, dans la partie finissante du gothique flamboyant. Une inscription sur la clef de voûte située au-dessus de l’autel de la Vierge porte la date de 1539. Elle est inscrite dans l’inventaire du Festival des 35 Clochers remarquables du Valois.

D’aspect compact, seul son chœur octogonal modifie son plan rectangulaire. Son côté sud se remarque par la présence de deux murs-pignons contrefortés.

Le portail à deux baies cintrées, séparées par un trumeau, est orné de roses, de losanges et de têtes de champignons, éléments propres à la Renaissance

Au-dessus se trouve un écusson armorié attribué aux La Fontaine-Gorgias qui firent édifier l’église.

Le clocher est massif, carré, contreforté et flanqué d’une tourelle ronde renfermant un escalier en pierre et pourvu de petits regards. Il participait au système défensif du village. L’intérieur semble n’avoir jamais été achevé.

Pas moins de dix huit contreforts soutiennent la retombée des voûtes. Celles-ci sont en pierre à six travées jusqu’à l’arc triomphal. Celle du chœur est en étoile.

Les voûtes de la nef et du bas-côté sont portées à la même hauteur et s’appuient en entrait sur une file de piles circulaires minces donnant un aspect très aérien à l’ensemble. Nous retrouvons cette audace dans l’église de Cuvergon, toute proche.

Dix huit fenêtres d’une hauteur de quatre mètres et larges d’un mètre cinquante sont séparées par un meneau qui se termine dans un remplage du gothique flamboyant.

Nous sommes certains que sa construction s’est effectuée en deux temps rapprochés, tant il est évident que nous discernons une différence dans la disposition des fenêtres. Au niveau du sol nous avons constaté deux niveaux correspondants à ces deux campagnes. Elle était jadis richement dotée de vitraux offerts par les abbayes voisines. C’était aussi la cure la plus riche du diocèse de Meaux dont elle relevait.


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]