Jules Fournier

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Jules Fournier vers 1910

Jules Fournier (né le 23 août 1884 à Coteau-du-Lac - mort le 16 avril 1918 à Ottawa à l'âge de 33 ans) est un journaliste, un écrivain et un critique littéraire canadien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Coteau-du-Lac en 1884, il étudie à partir de 1897 au séminaire de Valleyfield (il aurait d'ailleurs suivi les enseignements de Lionel Groulx) mais doit abandonner ses études en 1902. Il devient reporter pour La Presse en 1903 et 1904 et publie sous le pseudonyme de « Pierre Beaudry ».

De 1904 à 1908, il est courriériste parlementaire, reporter politique et rédacteur au journal Le Canada. En 1908, il devient le directeur du Nationaliste. En 1909, il subit un procès et fait un séjour en prison[1]. Il collabore ensuite avec La Patrie et Le Devoir. « Mon encrier », un de ses articles les plus célèbres, est publié en première page du premier numéro du Devoir. Le texte débute ainsi :

« C'est un bel encrier tout flambant neuf, rempli jusqu'au bord de bonne encre fraîche et claire. Oh ! le merveilleux liquide ! Comme il fera d'agréables éclaboussures sur de certains visages ! »

— Jules Fournier, Le Devoir, 10 janvier 1910[2].

En avril 1911, il fonde l'hebdomadaire L'Action, publié jusqu'en 1916. Son style polémique lui vaut les reproches de Louis-Alexandre Taschereau et d'Adélard Turgeon.

Ses collègues de l'époque font remarquer qu'il n'était pas comme les autres journalistes canadiens, tirant ses inspirations des classiques français. Libéral sans être anticlérical, son confrère Olivar Asselin le compare à Arthur Buies.

Le 22 avril 1912, il épouse Thérèse Surveyer[1].

En 1917, il devient traducteur au Sénat canadien. Il meurt en 1918, à Ottawa, d'une pneumonie[1], à l'âge de trente-trois ans.

Le littérateur Berthelot Brunet le classe parmi les meilleurs journalistes canadiens. Il admirait le journaliste français Henri Rochefort.

Le prix Jules-Fournier est remis en son honneur par le Conseil de la langue française. Une biographie de Jules Fournier a été écrite par Adrien Thério en 1954 et une autre par Alonzo Leblanc en 1980.

Ouvrages publiés[modifier | modifier le code]

  • Souvenirs de prison, 1910
  • L'Action, 1911
  • Sir Lomer Gouin
  • La cité des livres, 1918
  • Anthologie des poètes canadiens, 1920 (posthume)
  • Mon encrier, 1922 (posthume)
  • Trois jours en prison, 1965 (posthume)

Influences littéraires[modifier | modifier le code]

Brunot, La Bruyère, Fontenelle, France, De Gourmont, Lemaître, Pascal, Racine, Rivarol, Paul Stapfer, Taine, Louis Veuillot, Voltaire.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Adrien Thério, Jules Fournier, journaliste de combat, Fides, Montréal, 1954
  • Mon encrier, recueil de textes de Jules Fournier, publié en 1922 et réédité chez Fides en 1965

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Roch Poisson, « Fournier, un maître en journalisme... », Photo Journal, semaine du 19 au janvier 1966, page 69
  2. Jules Fournier, « Mon encrier », Le Devoir, vol. 1, no 1,‎ 10 janvier 2010, p. 1 (lire en ligne).