Jules Alberoni

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Jules Alberoni
Image illustrative de l'article Jules Alberoni
Biographie
Naissance 31 mai 1664
à Fiorenzuola d'Arda (Italie)
Décès 26 juin 1752
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
12 juillet 1717 par le
pape Clément XI
Titre cardinalice Cardinal-prêtre de S. Lorenzo in Lucina
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 18 novembre 1725 par le
pape Benoît XIII
Fonctions épiscopales Évêque de Malaga (Espagne)

Blason
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Jules Alberoni, en italien Giulio Alberoni (né le 31 mai 1664 à Fiorenzuola d'Arda, dans l'actuelle province de Plaisance, en Émilie-Romagne et mort à Plaisance le 26 juin 1752) fut un cardinal italien et un évêque et un homme d'État espagnol.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il était fils d'un jardinier de Firenzuola, près de Plaisance. Il dut sa fortune au duc de Vendôme, qu'il avait connu pendant les guerres d'Italie, et auquel il sut plaire autant par son esprit vif et enjoué que par ses mœurs homosexuelles. Il suivit ce seigneur en France, puis l'accompagna en Espagne, et s'y fit connaître avantageusement de Philippe V.

Le duc de Parme François Ier l'ayant nommé son agent politique à Madrid, il réussit à marier dès décembre 1714 la nièce du duc, Élisabeth Farnèse, au roi d'Espagne, tout juste veuf de Marie-Louise Gabrielle de Savoie et à faire éloigner la princesse des Ursins, qui avait été jusque-là toute puissante et à laquelle il avait lui-même d'ailleurs les plus grandes obligations.

Il tint le rôle de Premier ministre à partir de 1716 et obtiendra le chapeau de cardinal en 1717. Alberoni forma dès lors de vastes desseins aussi bien en faveur de l'Espagne que du duché de Parme, il voulut placer Philippe V sur le trône de France et mit toute l'Europe en mouvement. Mais le duc d'Orléans, alors régent, s'étant ligué contre lui avec le roi d'Angleterre, déjoua tous ses projets, porta la guerre en Espagne, obtint plusieurs avantages sur terre et sur mer, et n'accorda la paix à Philippe V qu'à la condition qu'Alberoni serait renvoyé. Le premier ministre reçut en conséquence l'ordre de quitter l'Espagne (5 décembre 1719).

Alberoni rentra en Italie puis erra de ville en ville parce qu'il était recherché sur ordre du pape Clément XI lequel était son rival. Après la mort de Clément XI, il se rendit à Rome, où il participa à l'élection du pape Innocent XIII qui fit examiner sa conduite à la demande de l'Espagne: il fut enfermé pendant quatre ans dans un couvent ; mais dès 1723, il fut rétabli dans tous ses droits de cardinal ; il jouit même d'une assez grande faveur à la cour de Rome, allant jusqu'à se présenter en 1724 à l'élection pontificale (il obtint dix votes) qui vit l'élection de Benoît XIII. Clément XII élu en 1730, le nomma légat apostolique à Ravenne d'où il tenta l'annexion de la république de Saint-Marin, désapprouvée par le Saint Siège. Il fut remplacé en 1740 et il se retira à Plaisance. Il y créa le collège Alberoni qui existe encore destiné alors à la formation au sacerdoce des jeunes gens d'origine modeste.

Source partielle[modifier | modifier le code]

  • Mémoires de Saint-Simon, tome V, édition Yves Coirault La Pléïade

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