John Dryden

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Portrait de John Dryden
John Dryden

John Dryden (né le 19 août 1631 à Adwinkle, Northamptonshire - mort le 12 mai 1700) est un poète et un dramaturge anglais ayant exercé une forte influence au XVIIe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

John Dryden commença à composer des vers au collège et fut tout au long de sa vie un écrivain professionnel. Ses premières pièces, souvent des tragédies héroïques, rencontrèrent des succès très variables. Il débuta devant le public par des stances à la louange de Cromwell (1658).

Deux ans après, il célébra le retour de Charles II d'Angleterre, dans un poème intitulé Astrea rata. Il composa aussi en l'honneur de ce prince la poésie Annus Mirabilis en 1667. Il fut en récompense nommé Poète Lauréat en 1668. Ces pièces et poésies servirent à lui faire un nom et à faire connaître ses sentiments royalistes.

Il s'adonna ensuite au théâtre, fit des comédies et les tragédies, et obtint pendant trente ans une suite de succès ininterrompue dont :

  • Les Femmes rivales ;
  • Don Sébastien et la Conquête de Grenade.

Dryden s'exerça aussi dans le genre satirique, publiant des satires politiques et littéraires en vers, entre autres Absalon et Achitophel en 1681 (contre la révolte de Monmouth) et MacFlecknoe en 1682 (contre le poète Thomas Shadwell), qui lui attirèrent beaucoup d'ennemis et l'exposèrent même à de mauvais traitements.

Il s'était fait catholique sous Jacques II, peu avant la révolution de 1688 : aussi perdit-il, sous Guillaume d'Orange, son titre de Poète Lauréat et les avantages qui y étaient attachés. N'ayant plus d'autre ressource que son talent, il se remit à l'œuvre, quoique déjà vieux. C'est alors qu'il traduisit nombre d'œuvres de Virgile, entre 1697 et 1700.

À la même époque, il composa plusieurs de ses meilleurs ouvrages : sa traduction de l'Énéide, 1697 ; ses traductions de Juvénal et de Perse, ainsi que ses Fables, 1698 ; et la plus belle de ses odes, la Fête d'Alexandre, pour la Sainte-Cécile (mise en musique par Henry Purcell).

Outre ses ouvrages en vers, il en a composé quelques-uns en prose ; le plus estimé est l'Essai sur la poésie dramatique, en dialogue.

L'influence de Dryden, notamment en tant que poète, fut immense à la fois de son vivant et au XVIIIe siècle. Ses poèmes ont été pris pour modèles par des poètes comme Alexander Pope ou Samuel Johnson. Ce dernier a résumé l'opinion de son siècle en une phrase : « Dryden raffina le langage, améliora les sentiments et fit briller la poésie anglaise ». Sa réputation s'éroda toutefois au XIXe siècle, et l'écrivain n'a plus retrouvé son ancienne aura depuis lors.

John Dryden est enterré au Coin des poètes, à l'abbaye de Westminster. Son fils aîné, Charles Dryden, devint le chambellan du Pape Innocent XII.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Walter Scott a donné en 1808 une édition complète de ses Œuvres, Londres, 18 volumes in-8. Edmond Malone a écrit sa Vie.
  • Myers, William, Dryden, Londres, Hutchinson University Library, 1973.
  • Owen, Susan J., Restoration Theatre & Crisis, Oxford, Clarendon Press, 1996.
  • Paul Hammond & David Hopkins, éds., John Dryden : The Tercentenary Essays, Oxford, Clarendon Press, 2000.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Source partielle[modifier | modifier le code]

Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « John Dryden » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ 1878 (Wikisource)

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