Jan Swammerdam

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Jan Swammerdam

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Un anatomiste, gravure d'après Jan Stolker (1724-1785)[1]

Naissance 12 février 1637
Amsterdam
Décès 17 février 1680 (à 43 ans)
Amsterdam
Nationalité Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Profession
Formation

Jan Swammerdam (12 février 1637 à Amsterdam17 février 1680 à Amsterdam) est un naturaliste néerlandais, pionnier de l'usage du microscope en biologie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père, apothicaire à Amsterdam, collectionne tout ce que les vaisseaux ramènent des Indes. Le fils est renfermé : il a l'idée de faire un catalogue de la collection de son père et il se passionne pour les insectes.

En 1658, il donne la première description d'un globule rouge.

En 1661, il se rend étudier à l'université de Leyde, où il a comme maître Franz de le Boë (« Franciscus Sylvius ») et comme condisciples Frederik Ruysch, Reinier de Graaf et Niels Stensen. Il montre à Stensen, avec une sorte de pléthysmographe, que les muscles ne changent pas de volume quand ils sont contractés[2]. Il passe une année à Saumur et Paris, où il entre en contact avec Melchisédech Thévenot. De retour en Hollande, il collabore avec Gerard Blasius (nl) à Amsterdam (il est membre du cercle où se côtoient Blasius, Matthias Slade[3] et Johannes de Raey (en)), puis avec J. Van Horne à Leyde.

Grâce au microscope — ses instruments étaient probablement fabriqués par son ami Johan Hudde, mathématicien et spécialiste de l'optique[4], il découvre la métamorphose des insectes.

Médecin, Swammerdam ne semble pas avoir jamais exercé son art, vivant des allocations de son père puis de son héritage[5].

Swammerdam avait toujours été d'une religiosité qui faisait parfois craindre pour sa santé mentale[6]. Vers la fin de sa vie, il devient un disciple de la mystique Antoinette Bourignon. Convaincu que ses études servent, non la gloire de Dieu, mais sa curiosité personnelle, il tente de brûler tous ses manuscrits[7],[8]. Pauvre, malade depuis longtemps, il s'enferme chez lui et meurt en 1680. Sa tombe est dans l'église wallonne (Waalse Kerk)[9]. Il lègue ses manuscrits à son seul ami, le Français Melchisédech Thévenot.

Antoine van Leeuwenhoek poursuivra ses travaux.

Contributions[modifier | modifier le code]

Opinions sur Swammerdam[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Swammerdam est l'auteur de notes accompagnant une dissertation de Van Horne sur les organes sexuels.

Recueils d'œuvres en ligne[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

Éponymie[modifier | modifier le code]

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

  • Swammerdam et son continuateur Leeuwenhoek sont les héros d'un conte d'E. T. A. Hoffmann, Maître Puce.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pour son portrait, Stolker a pris comme modèle non Swammerdam mais un personnage, Hartman Hartmanzoon, peint par Rembrandt dans sa Leçon d'anatomie du docteur Tulp ; il lui a mis dans la main un texte de Swammerdam sur l'éphémère. On peut toutefois mentionner, comme le fait Richard S. Westfall, que Swammerdam a publié vers 1671 une gravure de dissection, reprise dans Miraculum, dédiée à ce même Nicolaes Tulp.
  2. Sur ce point, voir Cobb, Exorcizing ….
  3. Slade (VIAF 13033529), 1628–1689, qui a utilisé le pseudonyme de Theodorus Aldes, a été un opposant de William Harvey. Il était le petit-fils de en:Matthew Slade (1569–1628).
  4. (en) Erik Jorink, « Outside God there is nothing… », dans Wiep Van Bunge, The Early Enlightenment in the Dutch Republic, 1650–1750, Brill, 2003, p. 89.
  5. Richard S. Westfall, « Swammerdam, Jan », dans The Galileo Project.
  6. Leibniz rapporte un témoignage suivant lequel Sténon aurait cherché à amener Swammerdam au catholicisme ; Sténon choisit toutefois dans ce but un très improbable propagandiste, Baruch Spinoza, certes intéressé lui aussi par les nouveaux instruments d'optique, fréquentant les mêmes cercles cartésiens d'Amsterdam, mais très près de l’athéisme : G. W. Leibniz, Sämtliche Schriften und Briefe, III, 1989, p. 380–381, cité dans Jorink, p. 82.
  7. François-Xavier de Feller, « Swammerdam (Jean) », dans Biographie universelle, vol. 8, p. 57.
  8. Trevisani.
  9. Document d'archive.
  10. « Swammerdam », dans L'insecte, 1858, p. 91.
  11. Max Weber, Science as a vocation, [1919]1946, p. 143.
  12. http://name.umdl.umich.edu/A62018.0001.001 : « written originally in Low-Dutch ».
  13. http://viaf.org/viaf/2809161.

Liens externes[modifier | modifier le code]