J. M. Barrie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis James M. Barrie)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Barrie (homonymie).

J. M. Barrie

alt=Description de l'image James Matthew Barrie.jpg.
Nom de naissance James Matthew Barrie
Activités romancier et dramaturge
Naissance 9 mai 1860
Kirriemuir, Écosse
Décès 19 juin 1937 (à 77 ans)
Londres, Angleterre
Langue d'écriture anglais
Genres roman fantastique

Œuvres principales

Signature

Signature de J. M. Barrie

James Matthew Barrie, plus connu sous la signature de J. M. Barrie (Kirriemuir, 9 mai 1860 – Londres, 19 juin 1937), 1er baronnet, est un écrivain et dramaturge écossais, célèbre pour avoir créé le personnage de Peter Pan.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le 9 mai 1860, à Kirriemuir, en Angus, il était le neuvième enfant, et le troisième garçon, du couple formé par David et Margaret Barrie, née Ogilvy.

Son père était un ouvrier tisserand. Sa mère était une femme forte et intelligente, qui eut une importance capitale dans sa vie. Elle lui donna tout d'abord le goût de la fiction en lui lisant des histoires, surtout celles de Stevenson (Écossais également), qu'elle vénérait.

Le fils préféré de sa mère, David, mourut lorsque Barrie avait six ans. Le petit Jimmy (diminutif de James) essaya de le remplacer dans le cœur de sa mère, allant jusqu'à s'habiller avec les vêtements du défunt pour s'identifier au fils disparu. L'enfance de J. M. Barrie ne fut pas heureuse. Il grandit sur une fêlure. Toute sa vie, il essaya d'emporter l'amour de sa mère, mais n'y parvint jamais tout à fait. Il s'était donné la mission de consoler sa mère de cette perte et affirma, par la suite, que son envie d'écrire avait cette origine. On retrouve d'ailleurs toujours un personnage nommé David dans plusieurs de ses œuvres et un certain nombre de fantômes… J. M. Barrie fut élève d'écoles à Glasgow, Forfar et Dumfries. Il entra à l'Université d'Édimbourg, d'où il ressortit, quatre ans après, muni d'une maîtrise. Il travailla comme journaliste pour le Journal de Nottingham avant de s'installer à Londres, à son compte, en 1885.

Il épousa en 1894 l'actrice Mary Ansell, mais le mariage ne fut pas heureux. Sans enfant, l'union fut rompue par un divorce (en 1909) demandé par l'épouse (qui avait pris un amant), et auquel ne put s'opposer Barrie, malgré toutes ses tentatives. J. M. Barrie était un homme menu, mince et de petite taille. On soulignait parfois sa démarche quasi enfantine (tel son héros Peter qui ne voulait pas grandir). On suppose que ce personnage atypique était asexuel et que cela fut une des raisons du divorce (cf. syndrome de Peter Pan).

Il n'eut pas d'enfants, mais s'occupa, après qu'ils furent devenus orphelins, des garçons de la famille Llewelyn Davies (cf. infra).

Il reçut un certain nombre d'honneurs : un titre de baronnet en 1913, l'Ordre du Mérite en 1922, le rectorat de l'université de St Andrews, où il fit une émouvante allocution (Courage, 1922), puis les fonctions de chancelier de l'Université d'Édimbourg.

Barrie est mort de pneumonie le 19 juin 1937. Il est enterré dans le cimetière de Kirriemuir, son lieu de naissance, aux côtés de ses parents et de sa fratrie. Sa maison natale, au 4 Brechin Road, est entretenue et transformée en musée par le National Trust for Scotland.

Tuteur des garçons Llewelyn Davies[modifier | modifier le code]

Il fut un ami très intime de la famille Llewelyn Davies — surtout des enfants, qui lui inspirèrent les personnages de Peter Pan, et pour qui il était « l'oncle Jim » —. Il cultivait une amitié ambiguë, mais respectueuse avec Sylvia Llewelyn Davies, la mère des enfants.

Lorsque Arthur Llewelyn Davies mourut en 1907, Barrie était proche des Davies, en leur fournissant un soutien financier, les revenus de sa pièce Peter Pan et d'autres travaux, pourvoyant largement aux besoins de subsistance et d'éducation des enfants. Il proposa à Sylvia de l'épouser, ce qu'elle refusa.

Cette période de la vie de J. M. Barrie est retracée dans le film Neverland (avec quelques adaptations par rapport à la vraie histoire).

Sylvia mourut en 1910, en demandant que James Matthew Barrie soit l'administrateur et le tuteur de ses garçons, avec sa mère Emma, son frère Guy Du Maurier et le frère d'Arthur, Compton. Cela montre aussi sa confiance en Barrie comme protecteur de ses fils et son désir qu'ils le traitent avec une confiance absolue et sincérité. Il s'occupa donc des garçons pendant leur enfance et leur adolescence, devint leur tuteur et traita ses pupilles George, Jack, Peter, Michael et Nicholas comme ses fils.

Deux des enfants connurent un destin tragique qui affecta Barrie très profondément. George fut tué en 1915 pendant la Première Guerre mondiale ; Michael, avec qui Barrie avait tenu une correspondance tous les jours jusqu'à l'université, se noya en 1921 avec son ami Rupert Buxton, à Sandford Lock près d'Oxford, environ un mois avant son 21e anniversaire.

Peter devint éditeur (Peter Davies Publishing). Mais, à la suite d'une grave dépression nerveuse, il se suicida en se jetant sous une rame de métro à la station « Sloane Square » à Londres, le 5 avril 1960. Il était âgé de 63 ans.

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Chaque fois qu'un enfant dit : « Je ne crois pas aux fées », il y a quelque part une petite fée qui meurt. »

Œuvres en langue originale[modifier | modifier le code]

  • Bandolero, the Bandit
  • Caught Napping
  • Auld Licht Idylls
  • Better Dead
  • When a Man's Single
  • A window in the Thrums
  • An Edinburgh Eleven
  • My Lady Nicotine
  • The Little Minister
  • Ibsen's Ghost
  • Richard Savage
  • A Holiday in Bed / Life in a Country Manse
  • Walker
  • Jane Annie
  • Two of Them
  • Tillyloss Scandal
  • A Lady's Shoe
  • Becky Sharp
  • Professor's Love Story
  • The Sabbath Day
  • Sentimental Tommy
  • Margaret Ogilvy
  • Tommy and Grizel
  • A Platonic Friendship
  • An Auld Licht Manse
  • The Allahakbarries Book
  • The Wedding Guest
  • Quality Street
  • The Little White Bird (Le Petit Oiseau blanc)
  • The Admirable Crichton
  • Little Mary
  • Peter Pan or the Boy Who Would Not Grow Up
  • Pantaloon
  • Alice Sit-by-the-fire
  • Josephine
  • Punch
  • Peter Pan in Kensington Gardens
  • What Every Woman Knows
  • When Wendy Grew Up : an Afterthought
  • George Meredith
  • Old Friends
  • A Slice of Life
  • The Twelve-pound Look
  • Peter and Wendy
  • Rosalind
  • The Dramatist Get What They Want
  • The Will
  • The Adored One
  • Half Hours
  • Der tag
  • Rosy Rapture, the Pride of the Beauty Chorus
  • The Fatal Typist
  • The New World
  • Kiss for Cinderella
  • The Real Thing at Least
  • Irene Vanbrugh's Pantomime
  • Shakespeare's Legacy
  • Dear Brutus
  • The Old Lady Shows Her Medals
  • Reconstructing the Crime
  • Who Was Sarah Findlay ?
  • A Well-remembered Voice
  • Echoes of the War
  • The Truth About the Russian Dancers
  • Mary Rose
  • Shall We Joint the Ladies ?
  • Neil and the Tintinnabulum
  • Representative Plays
  • Barbara's Wedding
  • The Plays of J. M. Barrie
  • Farewell Miss Julie Logan : A Wintry Tale
  • The Boy David - A Play in Three Acts

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • James Matthew Barrie : Adieu, Miss Julie Logan(Actes Sud, 2012, traduction Céline-Albin Faivre)
  • James Matthew Barrie : Le Petit Oiseau blanc (Terre de Brume, 2006, traduction Céline-Albin Faivre)
  • James Matthew Barrie : Peter Pan dans les Jardins de Kensington(Terre de Brume, 2010, traduction Céline-Albin Faivre)
  • James Matthew Barrie : Margaret Ogilvy(Actes Sud, 2010, traduction Céline-Albin Faivre)
  • Andrew Birkin : J.M. Barrie and the Lost Boys (Yale, 2003)
  • Herbert Garland, A Bibliography of Sir James Matthew Barrie
  • Denis Mackail, The Story of J.M. Barrie
  • J.A. Hammerton, Barrie : The Story of a Genius
  • Patrick Chalmers, The Barrie Inspiration
  • Kathleen Kelley-Lainé, Peter Pan ou l'enfant triste

Voir aussi[modifier | modifier le code]

La rencontre de J. M. Barrie avec la famille Llewelyn Davies et la création de Peter Pan est racontée de manière très éloignée de la réalité dans le film Neverland.