Irene Manton

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Irene Manton (portrait de 1955).

Irene Manton FRS FLS est une botaniste britannique, née le 17 avril 1904 à Kensington, Londres et morte le 13 mai 1988.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père est George Sidney Frederick Manton, chirurgien dentiste, et sa mère Milana née d’Humy. Sa famille est d’origine huguenote. Sa sœur est la zoologiste Sidnie Milana Manton (1902-1979), membre de la Royal Society en 1948. C’est son père qui, le premier, l’initie à la manipulation d’un microscope. Elle développe un véritable talent pour la gravure sur bois ainsi que pour l’orfèvrerie sur cuivre comme sur argent.

Irene Manton fait ses études au Froebel Educational Institute où elle manifeste très tôt une passion pour les sciences naturelles, intérêt qu’elle partage avec Sidnie et qui est encouragé par sa mère. Elle passe tous ses loisirs au Muséum d'histoire naturelle de Londres. Avec sa sœur, elle part à la St Paul’s Girls School où l’administration la considère comme une cancre incurable (elle ne montre de talents que pour la musique) et conseille à ses parents d’interrompre ses études. Ceux-ci n’écoutent pas cet avis et Irene passe brillamment ses examens. C’est à cette époque qu’elle découvre l’ouvrage d’Edmund Beecher Wilson (1856-1939), The Cell (1902), qui aura une grande influence sur sa vie. Elle décide alors de se consacrer à la botanique et à l’étude des chromosomes.

Grâce aux conseils et à la recommandation de Kathleen Bever Blackburn (v. 1892-1968) et de Hugh Hamshaw Thomas (1885-1962), elle entre dans le laboratoire de Gustaf Otto Rosenberg (1872-1948) à Stockholm. Elle passe un an en Suède avant de revenir à Cambridge. Elle part en 1929 à Manchester où elle donne des cours au sein du département de botanique dirigé par Frederick Ernest Weiss (1865-1953). Elle travaille, durant douze ans, auprès du professeur de cryptogamie William Henry Lang (1874-1960) qui, dit-elle, lui "apprend tout ce qu’elle sait en botanique". En 1946, elle accepte la chaire de botanique après la mort de Joseph Hubert Priestley (1883-1944). Elle accepte sans prendre en considération que le laboratoire de cette chaire n’est pas adapté aux recherches qu’elle conduit car J.H. Priestley se consacrait à l’étude de l’anatomie végétale ainsi qu’à la physiologie du développement des végétaux supérieurs. Il n’y avait pas de jardin botanique, ni de serres chaudes.

Sa carrière se divise en deux grandes parties. Durant la première, jusqu’à 1950 environ, elle se consacre principalement à l’étude des chromosomes des végétaux dans une perspective phylogénique et s’intéresse principalement aux fougères. Durant la seconde, avec l’avènement du microscope électronique, elle s’intéresse à des structures de petite taille comme le nanoplancton. Elle fait de nombreuses expéditions pour en récolter comme au Danemark(1970, 1972), l’ouest du Groenland (1972), l’Afrique du Sud (1972), la baie d'Hudson (1973), la Baie de la Résolution (1973), l’Alaska (1974 et les îles Galapagos (1974).

Irene Manton se consacre aussi à la peinture et à la littérature chinoise classique ainsi qu’à la mode. Elle est désignée femme de l’année en 1975 et le magazine Vogue la présente dans l’un de ses numéros. Elle lègue sa collections de peinture, dont des œuvres de Paul Klee, Miró et Braque, à l’université de Leeds.

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Elle a reçu de nombreuses distinctions comme le prix Trail (1954) et la médaille linnéenne (1959) par la Société linnéenne de Londres, de nombreux titres de docteur honoris causa par l’Université McGill de Montréal (1959), de l’université d’Oslo (1961), de Durham (1966), de Lancaster (1979 et de Leeds (1984).

Membre de sociétés savantes[modifier | modifier le code]

Elle est membre d’honneur de nombreuses sociétés savantes comme la Botanical Society of America, l'Académie allemande des sciences Leopoldina et bien d’autres. Elle est élue à la Royal Society le 16 mars 1961, treize ans après sa sœur, c’est la seule fois où deux sœurs entrent dans cette société. Elle préside la Société linnéenne de Londres de 1973 à 1976.

Source[modifier | modifier le code]

  • Reginald Dawson Preston (1990). Irene Manton. 17 April 1904-13 May 1988, Biographical Memoirs of Fellows of the Royal Society, 35 : 248-261 (cet article fournit également une liste des publications d’Irene Manton).

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