Beffu-et-le-Morthomme

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Beffu-et-le-Morthomme
Image illustrative de l'article Beffu-et-le-Morthomme
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Ardennes
Arrondissement Vouziers
Canton Grandpré
Intercommunalité Communauté de communes de l'Argonne Ardennaise
Maire
Mandat
M. Régis Barre
2008-2014
Code postal 08250
Code commune 08056
Démographie
Population
municipale
76 hab. (2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 22′ 11″ N 4° 54′ 01″ E / 49.3697222222, 4.90027777778 ()49° 22′ 11″ Nord 4° 54′ 01″ Est / 49.3697222222, 4.90027777778 ()  
Altitude Min. 147 m – Max. 247 m
Superficie 5,49 km2
Localisation

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Beffu-et-le-Morthomme est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Champagne-Ardenne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Empruntons la route de Grandpré à Buzancy; à l'ouest la forêt qui s'étend sur les hauteurs, fait face à l'est, à un paysage relativement plat de prairies et de haies, peuplé de vaches. Sur cette route, adossé au "bois de Bourgogne", massif boisé d'où il tire toute son industrie : Le Morthomme En face, ramassé autour de son église, Beffu vit essentiellement de l'élevage.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bien que figurant dans peu de guide d'Argonne, le village de BEFFU est cité dans les écrits depuis le XIIIe siècle 1275 Beaufust 1297 Beaufeu soit en patois "bé fu"

On trouve déjà la forme de Befu en 1386. À cette date, le village appartenait au comte de Grandpré: Édouard 1er qui, ruiné par ses services au roi de France (guerre de Cent ans) dut le vendre à Robert, duc de Bar avec Landres, Saint-Juvin, Champigneulle... Il reviendra plus tard aux comtes de Grandpré, puis aux Joyeuse seigneurs du lieu jusqu'à la Révolution. Claude de Joyeuse a droit de haute, moyenne et basse justice sur les deux villages et le droit de nommer maire, échevins et sergents parmi les bourgeois.

Au XVIIe siècle, des écarts qui sont plus que des lieux-dits : la Chapelle, arrière fief de Grandpré, à l'ouest de Beaufeu qui comprenait une maison seigneuriale avec colombiers, écuries, verger, potager, terres et bois. Au sud, les Loges avec cense et métairie dès 1644 puis maison seigneuriale. Au nord, la Morlette, groupe de maison. Au sud du Morthomme, la petite Chinery était une cense faisant fief avec la Hocarderie. Elle est aux Vassinhac d'Imécourt qui se disent seigneurs des Hautes et Basses Loges, Hocarderie et Petite Chinerie.

Au XVIIIe siècle, accord entre les Vassinhac et les Escannevelles seigneurs de la Chapelle à propos de droits seigneuriaux sur la Hocarderie.

1790 : les maisons seigneuriales sont ruinées. Beffu et le Morthomme font partie de canton de Briquenay.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[1]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 réélu mars 2008 M. Régis Barre[2]    
Les données manquantes sont à compléter.
Élection présidentielle de 2002

Lors du second tour de l'élection présidentielle française de 2002, Beffu-et-le-Morthomme fut la quatorzième commune de France à avoir voté le plus pour Jean-Marie-Le Pen. Son score dans la commune fut de 54,05 %[3].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 76 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
162 178 212 217 263 285 289 278 259
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
279 259 239 226 191 203 174 182 168
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
157 126 104 92 88 86 86 72 80
1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011 -
57 51 60 54 72 71 73 76 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • l'église Saint-Rémacle de Beffu (qui évangélisa l'Ardenne belge au VIIe siècle)

On sait peu de choses de cette petite église rurale juchée sur un tertre dominant la grand'rue. Sous l'Ancien Régime, la paroisse Saint Rémacle de Beffu était "secours" de Granpré et le curé à la nomination du prieur de cette ville. Ses fondations datent-elles du XIIIe siècle comme ses voisines Verpel, Cahmpigneulle, Grandpré, Briquenay ? Au cours des siècles, elle a dû être saccagée puis remaniée à plusieurs reprises...

Que signifie cette pierre sculptée à l'extérieur de l'église, côté sud de la nef ? Elle porte un écusson chargé d'une bande avec trois alérions et la date de 1605. Que font sur cette église d'Argonne, les armes de Lorraine ?

Et la ronde percée de meurtrières, au nord de la nef, date-t-elle de cette époque troublée des guerres incessantes (XVIe siècle) ? Les combles de l'église servaient-elles, comme ses voisines, de refuge aux habitants ?

Quelques marches... un portail sans doute rénové récemment ouvre sur une nef unique à deux travées. Les voûtes sont sur croisées d'ogives s'appuyant sur des piliers à chapiteaux ornés de feuillages, raisin et crochets (caractéristiques du XIIIe siècle). L'abside est à cinq pans et à fenêtres ogivales. Ces fenêtres sont surmontées d'arcs fromerets à la limite des voûtes qui prennent appui sur des colonnettes doublant celles qui reçoivent la retombée des ogives. Dans la nef, trois d'entre elles sont surmontées de mascarons de pierre.

À signaler:

  • À l'entrée, un bénitier en pierre sculpté en forme de vase à pied.
  • À l'entrée du chœur, de hautes statues peintes du IXIe siècle : Notre Dame-de-la-Salette avec deux bergers.
  • À droite dans le chœur, une piscine liturgique géminée à arcades ogivales soutenues par des colonnes.
  • Maître-autel et chaire néogothiques XIXe
  • Le lavoir de Beffu

Pour illustrer le XXe siècle et la vie laborieuse du village, un petit lavoir de briques couvert récemment de tuiles neuves, deux portes et deux baies arrondies pour l'éclairer. Il était alimenté par une source et son trop-plein se déversait dans le ruisseau de Gives qui rejoint l'Agron (affluent de l'Aire). Son jumeau, au Morthomme, attend d'être rénové.

  • Monument aux morts

À la croisée des routes Beffu-le-Morthomme, un émouvant souvenir de la dernière guerre : "Dans ce bois le 31 août 1944 le groupe FFI de Verpel attaque l'ennemi".

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Les maires de Beffu-et-le-Morthomme », sur www.francegenweb.org (consulté le 17 juin 2010)
  2. (fr) « Conseil général des Ardennes », sur www.ardennes.pref.gouv.fr (consulté le 23 juin 2008)
  3. (fr) « Les résultats de l'élection présidentielle 2002 », sur www.interieur.gouv.fr (consulté le 17 juin 2010)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011