Giovanni Battista Salvi

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Giovanni Battista Salvi (25 août 1609 - 8 août 1685), dit il Sassoferrato du nom du village où il est né, est un peintre italien du XVIIe siècle, connu principalement pour ses sujets religieux.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les détails de la vie de Giovanni Battista Salvi sont peu connus. Né à Sassoferrato, dans l'actuelle province d'Ancône, dans la région des Marches, en Italie centrale, alors dans les États pontificaux, il devient l'apprenti de son père Tarquinio Salvi, dont on possède encore quelques œuvres (dans l'église de Sassoferrato notamment).

On pense qu'il a ensuite été l'apprenti du célèbre peintre Domenichino, lui-même apprenti de Annibale Carracci. Salvi a été influencé par d'autres élèves de Carracci comme Francesco Albani et surtout Guido Reni, que certains critiques considèrent comme son mentor bien que cela n'ait pas été prouvé. Ses peintures montrent également l'influence d'Albrecht Dürer, du Guerchin et surtout de Raphaël qu'il admirait. Le français Pierre Mignard, qui travaillait à Rome à l'époque, a aussi été l'un de ses modèles.

On sait qu'il a réalisé peu de commandes publiques et sa production artistique s'est surtout orientée vers la copie et la création de tableaux de dévotions commandés par des personnes privées, type de production qui entrait dans le cadre de la Contre-Réforme menée par l'Église catholique et qui était pratiquée par de nombreux peintres (Carlo Dolci par exemple). Salvi a néanmoins réalisé quelques grandes compositions pour les églises romaines et de sa région. Son autoportrait, aujourd'hui à la Galerie des Offices de Florence, fut offert à Cosme III de Médicis par le cardinal Chigi en 1683.

Postérité[modifier | modifier le code]

Vierge à l'enfant, Pinacothèque de Cesena

Très estimée pendant la plus grande partie du XIXe siècle, son œuvre, que l'on pensait parfois contemporaine de celle des élèves de Raphaël, souffrit en Angleterre de la critique menée par John Ruskin à la fin du siècle à l'encontre de la peinture de dévotion. Néanmoins, la fin du XXe siècle marqua un regain d'intérêt pour le baroque italien autour de Guido Reni et ses suiveurs, dont Sassoferrato. On connaît plus de 300 tableaux de lui exposés dans des musées ou d'autres lieux publics. La plupart de ses dessins se trouve dans la Collection royale du Royaume-Uni à Windsor.

Liens externes[modifier | modifier le code]