Jean Duceppe

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Jean Duceppe C.Q. (né Jean Hotte[1],[2],[3] le 25 octobre 1923, Montréal, Québec - 7 décembre 1990, Montréal à l'âge de 67 ans) est un acteur québécois. Il est surtout connu pour ses rôles au théâtre et dans différentes séries télévisées.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Duceppe était le cadet d'une famille de dix-huit enfants.

Autodidacte originaire de Montréal, il figurera parmi les comédiens qui auront le plus marqué le théâtre québécois. Il fera ses débuts sur scène vers la fin des années 40 en compagnie de Jeanine Sutto et Yvette Brind'Amour et, au terme d'un bref passage au Théâtre du Nouveau Monde, rejoindra la troupe d'Yvette Brind'Amour, le Théâtre du Rideau Vert, auquel il restera attaché pendant près de 20 ans.

À la même époque, il collabore aux premiers télé-théâtres et téléromans présentés à Radio-Canada ainsi qu'à de nombreux radio-romans. Ses rôles dans 'La Famille Plouffe', 'Rue des Pignons' et 'Terre humaine' laissent un souvenir impérissable aux amateurs québécois de téléromans.

En 1973, il fonde une compagnie théâtrale qui porte son nom, la Compagnie Jean-Duceppe, dont les activités se poursuivent encore plus de plus de trente ans après la fondation. Installé à la Place des Arts de Montréal, Duceppe connaît plusieurs succès avec sa troupe, notamment dans la Mort d'un commis voyageur d'Arthur Miller, où il incarne le personnage principal, Willy Loman, et dans 'Charbonneau et le chef' de John Thomas McDonough où il interprète le personnage de l'ex-premier ministre du Québec, Maurice Duplessis.

Essentiellement homme de théâtre et de télévision, Duceppe a été moins sollicité par le cinéma. En 1971, il tient le rôle titre dans Mon oncle Antoine de Claude Jutra, oeuvre qui remporte un grand succès et qui est encore aujourd'hui considéré comme un des plus beaux films fait au Québec. Il tourne aussi dans le drame historique Quelques arpents de neige sous la direction de Denis Héroux et dans les films Les Colombes et Bingo de Jean-Claude Lord.

Jean Duceppe fut également un homme très impliqué au niveau politique et social. En politique, Jean Duceppe collabore, en 1954, à la campagne électorale du maire de Montréal Jean Drapeau et est un des membres fondateurs du Nouveau Parti démocratique du Canada (NPD) en 1961. Devenu souverainiste, il appuie le Parti québécois lors des élections de 1976 et participe activement à la campagne référendaire québécoise de 1980. Duceppe effectue une de ses dernières apparitions publiques le 25 juin 1990 alors qu'il prononce le discours patriotique lors du spectacle de la Saint-Jean.

Jean Duceppe est père de 4 fils et de 3 filles. Le plus connu (l'ainé des fils) est l'homme politique Gilles Duceppe. Sa fille, Monique Duceppe, est metteur-en-scène de théâtre.

Hommages[modifier | modifier le code]

Il fut pour le Québec l'un des plus grands comédiens de son époque. Encore aujourd'hui, les gens parlent de lui comme un des comédiens les plus appréciés de la scène québécoise.

  • En 1991, à la suite de son décès, le Théâtre Port-Royal de la Place des Arts sera renommé Théâtre Jean Duceppe en son honneur.
  • En 2002, Télé-Québec lui rendait hommage par le biais d'un feuilleton télévisé de 6 épisodes qui nous fait revivre les grands moments de sa vie. C'est le comédien Paul Doucet qui personnifie le comédien.
  • En 2006, un parc de la Ville de Montréal rappelant sa mémoire, le parc Jean Duceppe, sera aménagé dans le quadrilatère formé de l’avenue du Mont-Royal et des rues André Laurendeau, Augustin Frigon et William Tremblay

Distinctions[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Planète Généalogie », sur genealogie.planete.qc.ca.
  2. (fr) « Jean Duceppe », sur bio.starquebec.net.
  3. (en) « Rootsweb's WorldConnect Project », sur wc.rootsweb.ancestry.com.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]