Georges Boillot

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Georges Boillot

Date de naissance 3 août 1884
Lieu de naissance Valentigney
Date de décès 19 mai 1916 (à 31 ans)
Lieu de décès Vadelaincourt
Nationalité Drapeau de la France France
Années d'activité 1908 - 1914
Qualité Pilote automobile
Équipe Lion-Peugeot

Georges Boillot, né à Valentigney le 3 août 1884 et mort près de Vadelaincourt le 19 mai 1916 dans un combat aérien, est un pilote automobile et pilote d'avion français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Louis Boillot et Catherine Jeanperain, Georges Boillot, coureur cycliste au VC Levallois il remporta une soixantaine d’épreuves chez les amateurs. Mécanicien de formation, il devient pilote automobile professionnel (à cette époque, la plupart des pilotes étaient également mécaniciens) en 1908 au sein de l'écurie Lion-Peugeot, le bras armé de la marque Peugeot en compétition.

Georges Boillot aux États-Unis en 1914 (ici sur EX3 Peugeot).

Grâce à de multiples succès dans la catégorie « voiturette », Georges Boillot et son coéquipier Jules Goux parviennent à convaincre Peugeot de monter en catégorie « Grand Prix » à partir de 1912. Au sein d'une petite structure autonome basée en région parisienne et surnommée « Les Charlatans » par les techniciens de l'usine Peugeot (eux-mêmes utilisant le terme de « sorciers » entre eux[1]), il participe à la conception de la révolutionnaire Peugeot L76 premier véhicule au monde doté d'un double arbre à cames en tête et de quatre soupapes par cylindre (essentiellement due au coup de crayon de l'ingénieur suisse Ernest Henry) qu'il fait triompher dès sa première apparition en compétition, au Grand Prix de l'ACF 1912 à Dieppe. L'année suivante, il s'affirme définitivement comme l'un des meilleurs pilotes mondiaux du moment en s'imposant à la Coupe de l'Auto, au Circuit de Provence[2], et surtout une deuxième fois consécutivement au GP de l'ACF, cette fois disputé à Amiens.

Il est le premier triple vainqueur de la Course de côte du Mont Ventoux, en 1910, 1912 et 1913, toujours sur des véhicules Peugeot.

Boillot en 1914 (au centre).

En 1914, Boillot part aux États-Unis pour y disputer les 500 miles d'Indianapolis, épreuve que Jules Goux a survolé l'année précédente. Meilleur temps des qualifications (frôlant pour la première fois le mur des 100 miles à l'heure, avec 160.70 km/h pour un nouveau record de vitesse mondial), Boillot confirme la supériorité des Peugeot et fait figure de grand favori de l'épreuve. Mais le jour de la course, handicapées par une monte pneumatique inadaptée, les Peugeot sont loin d'être aussi irrésistibles que prévu: Boillot mène une lutte acharnée avec son compatriote René Thomas (sur Delage semi-privée) pour la tête de la course... avant d'être expédié dans le décor par une crevaison. Son frère cadet participera par trois fois à cette épreuve, cinq ans après avec le même constructeur.

Quelques semaines plus tard, l'éclatement de la Première Guerre mondiale signe la fin de sa carrière. Il devient tout d'abord le chauffeur attitré du général Joffre, puis sous-lieutenant dans l'armée de l'air. Il est abattu le 19 mai 1916 dans un combat aérien face à cinq avions allemands Fokker, parvenant à en mettre un hors d'usage près de Bar-le-Duc, avant d'être évacué dans un hôpital militaire de Vadelaincourt où il décède peu après[3],[4].

Son frère André, de sept ans son cadet, fut également un brillant pilote automobile.

Son fils Jean devint directeur général de Peugeot-Talbot Sport, et fut l'un des responsables de l'implication du groupe PSA en rallye en 1981.

En l'honneur de Georges, plusieurs rues françaises portent son nom ainsi qu'une école à Montlhéry.

Autres victoires en courses de côtes[5][modifier | modifier le code]

  • Laval (La Flèche): 1913, sur Peugeot (organisée par l'A.C. de la Sarthe);
  • Saint Symphorien (Tours): 1913, sur Peugeot;
  • Mont Lombert (Boulogne-sur-Mer): 1914, sur Peugeot;
  • Colembert-La Chapelle: 1914, sur Peugeot;
  • Pont de Bainethun (Boulogne-sur-Mer): 1914, sur Peugeot.

Distinctions posthumes[6][modifier | modifier le code]

Galerie photos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]