René Thomas (pilote)

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René Thomas

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Date de naissance 7 mars 1886
Lieu de naissance Périgueux
Date de décès 23 septembre 1975 (à 79 ans)
Lieu de décès Colombes
Qualité Pilote automobile et pionnier de l'aviation

René Thomas (né le 7 mars 1886 à Périgueux - mort le 23 septembre 1975 à Colombes) est un pionnier français de l'aviation et un pilote automobile.

Biographie[modifier | modifier le code]

De formation carrossier, il commence quelques compétitions motocyclistes dès 1903, et débute dans la vie professionnelle chez les motoristes Lacoste et Battmann (lieu où il rencontrera une première fois son mécanicien Laly, en 1905, alors qu'il débute sur quatre roues lors de la Coupe des Voiturettes)[1].

Un pionnier de l'aviation[modifier | modifier le code]

René Thomas obtient le brevet de pilote d'aéronef numéro 116, le 21 juin 1910 sur avion Antoinette[2].

Dès lors, il en réalise la promotion dans divers meetings d'importance tels que la 2e semaine aéronautique de Champagne à Reims du 3 au 10 juillet 1910 ou la Grande semaine d'aviation Bordeaux Beau-Désert du 11 au 18 septembre.

Le 1er octobre 1910, il entre en collision avec le biplan Farman du capitaine Bertram Dickson lors du Milano Circuito Aereo Internazionale. Ce dernier est sérieusement blessé, et ne pourra plus revoler avant son décès en 1913[3],[4],[5].

En décembre 1910, il effectue deux tentatives pour la Coupe Michelin Internationale où il s'agit d'effectuer "la plus grande distance en circuit fermé sans contact avec le sol" [6]: le 25 décembre, il parcourt 210 km en 2h35 avant d'être contraint d'abandonner à cause de la pluie [7] . Une nouvelle tentative infructueuse est effectuée le 30 décembre. En 1911, il devient directeur de l'École des Pilotes Civils et Militaires de Mourmelon.


Meeting de Reims, 1910.
La première collision aérienne entre deux avions (représentation datée de janvier 1911)[8].

Course automobile[modifier | modifier le code]

Dès 1914, il termine deuxième du Tour de France automobile.

René Thomas a remporté les 500 miles d'Indianapolis en 1914 (et une belle médaille ainsi que son mécanicien). Au volant de sa Delage semi-officielle (Louis Delage, ne cautionnant pas la participation de sa marque à l'épreuve américaine, avait exigé que René Thomas et son coéquipier Albert Guyot se portent acquéreurs de leurs montures), il double à deux reprises après le 200e kilomètre ses concurrents français les plus sérieux (Goux et Boillot), malgré l'obligation de changer un pneu éclaté en évitant de peu la sortie de piste, puis va s'imposer avec en fin de course la fixation cassée du collier de fixation de son tuyau d'échappement, obligeant son mécanicien embarqué (Robert Laly) à maintenir ce dernier sous son bras avec les risques de brûlures que l'on imagine[9]. Les quatre premiers pilotes sont alors francophones, et représentent six des quinze premiers classés. Les quatre premières voitures sont de marques françaises (deux Delage intercalées avec deux Peugeot), Barney Oldfield cinquième étant le premier pilote arrivé sur un véhicule américain. Cette victoire permet à Thomas de terminer troisième du championnat des États-Unis (US AAA National Championship Trail)[10].

Il participera à trois reprises supplémentaires à l'Indy 500, et glanera notamment une pole position en 1919, et une deuxième place à l'arrivée en 1920 sur Ballot.

En 1922 et 1923, il remporte la Course de côte du Mont Ventoux, sur Delage Sprint. En 1923 il remporte également la Course de côte Limonest - Mont Verdun et celle de Nice - La Turbie avec sa Delage 5,15 L. 6 cylindres[11].

Le 6 juillet 1924 à Arpajon, toujours au volant d'une Delage (La Torpille), René Thomas a également été le dernier français à établir un record du monde de vitesse sur terre, en atteignant 230,64 km/h.

Au total sa carrière en compétition automobile s’est étalée de 1905 à 1927, essentiellement en course de côte au plan national. Son bilan est de 52 podiums, dont plus de 30 victoires pour Delage entre 1922 et 1927.

Dès l'arrêt de son activité en sports mécaniques, Thomas est devenu le Président de l’Amicale des coureurs automobiles de vitesse français, alors qu'il travaille désormais chez Jaeger.

Deux ans avant sa mort, le 28 mai 1973, il effectue quelques tours d'honneur à Indianapolis en avant-première de la course dans son véhicule victorieux, alors assis sur le siège de son mécanicien.

Il faut attendre 86 ans avant de revoir un pilote possédant la nationalité française remporter à nouveau l'Indy 500, avec Gil de Ferran.

Sa Delage 1914, au Motor Speedway Hall of Fame Museum.
Vainqueur des 500 miles d'Indianapolis (30 mai 1914).
Grand Prix de France, 1914.

Autres victoires en courses de côte[12][modifier | modifier le code]

  • Gaillon (Rouen): 1919 sur Ballot Indy 1919 4,9 L., 1920 sur Sunbeam 18,3 L., 1923 et 1925 sur Delage DH 12 cylindres (seul quadruple vainqueur de l'épreuve);
  • Mont Agel (Nice): 1922 et 1923, sur Delage "Sprint I" 5 L;
  • Le Camp (Cuges/Marseille): 1922 et 1923, sur Delage "Sprint I" 5 L;
  • Fougères (Mayenne): 1922, sur Delage 5.2-liter 6 cylindres;
  • Pont-Réan (Rennes): 1922, sur Delage 5.2-liter 6 cylindres;
  • Mayenne: 1922, sur Delage "Sprint I" 5 L;
  • Val Suzon (Dijon): 1922, sur Delage "Sprint I" 5 L;
  • Mi-Corniche (Monaco): 1923, sur Delage "Sprint I" 5 L;
  • Les Dunes (Poitiers): 1923, sur Delage "Sprint I" 5 L;
  • Pic Montaigu (Bourges): 1923, sur Delage "Sprint I" 5 L;
  • Alouette (Tours): 1923, sur Delage "Sprint I" 5 L;
  • Vendranges (Roanne): 1923, sur Delage "Sprint I" 5 L;
  • Val Suzon (Dijon): 1923, sur Delage "Sprint I" 5 L;
  • Laffrey (Grenoble): 1923, sur Delage "Sprint I" 5 L;
  • Griffoulet (Toulouse): 1923, sur Delage DH 12 cylindres;
  • Allauch (Marseille): 1924, sur Delage "Sprint I" 5 L;
  • Château-Thierry (Reims): 1924, sur Delage DH 12 cylindres;
  • Poix (Amiens): 1924 et 1925, sur Delage DH 12 cylindres;
  • Saint-Martin (Boulogne-sur-Mer): 1924, sur Leyland Special;
  • Pailladou (Marseille): 1925, sur Delage DH 12 cylindres;
  • Allauch (Marseille: 1925, sur Delage DH 12 cylindres.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Courte biographie de René Thomas sur Mini.42.
  2. « La Grande semaine d'avaition de Bordeaux 1910 » (consulté le 8/11/2014)
  3. « Aeroplanes in Collision », Popular Mechanics,‎ janvier 1911, page 91 (lire en ligne)
  4. « The Milan Aviation Meeting, Italy, 1910. », Science Museum Pictorial, Science and Society Picture Library,‎ 1910
  5. « Continental Flight Meetings », Flight,‎ 8 octobre 1910, page 828–829 (lire en ligne) :

    « ...the Antoinette monoplane crashed on to the biplane, both machines falling to earth a mass of broken planes and tangled wires. »

  6. Michelin et l'aviation 1896-1945 : Patriotisme industriel et innovation, Antoine Champeaux, p. 64
  7. « Contre les records », Le Petit Parisien,‎ 26 décembre 1910
  8. Popular Mechanics, January 1911, page 91
  9. Si la course vous était contée, Roger Labric, chapitre Hispano, Delage et Bugatti, éd. NEL (Nouvelles Éditions Latine), janvier 2008, p.79, (ISBN 978-2723310697).
  10. 1914 AAA National Championship Trail
  11. Épreuves de montagne de 1897 à 1949, sur laberezina.com (dates du calendrier international - page 1915-1923)
  12. (fi) Hill Climb winners : 1897-1949

Liens externes[modifier | modifier le code]