Friedensreich Hundertwasser

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Friedensreich Hundertwasser Regentag Dunkelbunt, nom japonais : (hyaku-sui)

Description de cette image, également commentée ci-après

Hundertwasser en 1998 en Nouvelle-Zélande.

Nom de naissance Friedrich Stowasser
Naissance
Vienne (Autriche)
Décès (à 71 ans)
à bord du Queen Elizabeth 2
Nationalité Autriche
Activités Peintre, penseur et architecte
Formation Die Kunsterschule à Vienne
Mouvement artistique Rococo
Influencé par Antoni Gaudi et L'eau (les gouttes, les larmes, la pluie)

Friedensreich Hundertwasser Regentag Dunkelbunt LiebeFrau (né à Vienne, le  ; mort à bord du Queen Elizabeth 2, le ), dont le nom civil était Friedrich Stowasser, était un artiste autrichien.

Principes[modifier | modifier le code]

Friedensreich Hundertwasser était un artiste, un peintre, un penseur et un architecte ou plutôt comme il l'a dit dans son manifeste du 24 janvier 1990 : un médecin de l'architecture. Il avait une passion pour l'eau et pour les couleurs

Friede signifie « paix » et Reich « le royaume » ou bien reich « riche », Friedensreich se traduit donc par le « Royaume de la paix ». Sto étant le mot [en slave] pour « cent » (Hundert en allemand) et eau se traduisant par « wasser » en allemand, Hundertwasser veut donc dire « cent eaux ». Dans le premier cas, la mise bout-à-bout des deux termes donne : « Le royaume de la paix (aux) cent eaux ». Hundertwasser aimait souvent citer la traduction japonaise de son nom (hyaku-sui). Bien qu'il soit né et ait grandi en Autriche, la patrie de choix de Hundertwasser était la Nouvelle-Zélande, et sa principale maison le navire Regentag (jour de pluie), un ancien navire de commerce réorganisé.

Son message est profondément, viscéralement écologiste et s'exprime très tôt par des performances remarquées, des manifestes écologiques, artistiques et architecturaux. Ce message est visible dans toutes ses réalisations (peintures, affiches, timbres, maisons, architectures, livres…). La fenêtre où il affirme que dans un habitat collectif, l'habitant est maître de tout ce qu'il peut atteindre de sa fenêtre autrement dit, le concepteur doit tenir compte des désirs de l'utilisateur. Pour une société sans déchet, La folie du nettoyage, La toilette-humusetc. Il se soucie de « l'empreinte écologique » du citoyen et du citadin moderne. En conséquence, il crée des immeubles avec des arbres aux fenêtres (l'arbre-locataire), conçoit et réalise en ville et à la campagne des maisons dont les toits sont recouverts de verdure et de végétaux, des sols à niveau inégal et encourage les propriétaires et les ouvriers à être créatifs et à apporter une touche personnelle à leur travail, par exemple grâce à la mosaïque. Il aime l'asymétrie et tout ce qui vient rompre l'ordre et la monotonie de la géométrie pure.

Son œuvre picturale est caractérisée par le foisonnement organique des formes et repose sur la brillance des couleurs. Couleurs (souvent plus douces) qu'il emploie fréquemment en architecture comme l'Or, emprunt au style baroque rococo.

On peut affirmer que Hundertwasser est un artiste inclassable, marqué par un immense amour de la nature et l'un des grands pionniers d'une architecture humaniste, écologique et d'un design moderne et particulier qui le distingue des autres architectes.

En 1954, il développe une théorie plastique dérivée du surréalisme qu'il nomme « transautomatisme ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Hundertwasser était l’enfant unique de l'ingénieur au chômage Ernst Stowasser et de sa femme Elsa. Son père décéda treize jours après son premier anniversaire à cause d’une appendicite, et sa mère était obligée de s'occuper seule de son fils. A l’âge de six ans, il est entré à l'école Montessori à Vienne. Là, les enseignants d'art lui attestaient «un sens inhabituel pour les formes et la couleur ». Bien que de mère juive, Hundertwasser a été baptisé à l’église en 1935. Après l'annexion de l'Autriche en 1938, il participait aux groupes de la jeunesse hitlérienne. Pour ne pas attirer l’attention, dont les étudiants d’écoles privés étaient concernés, Elsa Stowasser envoya son fils à l'école publique à Vienne.

Après avoir obtenu son diplôme de baccalauréat de l'école secondaire de Horn en 1948, il a assisté à la session d'hiver 1948/49, pendant trois mois, de l'Académie des Beaux-Arts de Vienne. Là, il a commencé à signer ses travaux avec le pseudonyme Hundertwasser. Il a abandonné ses études peu après. Hundertwasser a voyagé en avril 1949 pour la première fois en Italie où il fait connaissance avec l'artiste français René Brô. En 1950, ils voyagent ensemble vers Paris. Puis Hundertwasser fait d’autres voyages au Maroc (premier semestre 1951), en Tunisie, en Sicile et la « Bürgeralm » (refuge) à Aflenz en Syrie.

Le solitaire Hundertwasser a voyagé toute sa vie. Il a appris l'anglais, le français et l'italien. Il a aussi parlé un peu de japonais, russe, tchèque et arabe. Il avait toujours une boîte miniature de peinture sur lui pour pouvoir dessiner tout le temps et partout. Hundertwasser a fait ses premières expositions en 1952 et 1953 dans sa ville natale de Vienne, puis en 1955 à Milan, en 1954 et 1956 à Paris.

En 1957, Hundertwasser a acquis une ferme au bord de la Normandie. En 1958, il a épousé Herta Leitner à Gibraltar. Ils ont divorcé deux ans plus tard. En1960, Hundertwasser a voyagé au Japon, où il a reçu en 1961 lors de la 6e Exposition Internationale d'Art de Tokyo, le prix Mainichi. En 1962, il a épousé la japonaise Yuko Ikewada, mais le mariage est rompu en 1966. Au Japon, il a commencé à utiliser le nom Friedensreich (Royaume de la Paix).

Après sa ferme en Normandie, Hundertwasser a acheté en 1964 la « Hahnsäge » une scierie mise hors service dans une région forestière et peu peuplée en Basse-Autriche. Loin de toute bousculade et au sein de la nature, il a aménagé un nouveau logement. En 1964, ses œuvres ont été présentés à la Documenta III de Kassel, dans le département de peinture.

De 1969 à 1971, il a travaillé avec le réalisateur Peter Schamoni pour le film "Hundertwasser Regentag". Celui-ci était, après le film documentaire Hundertwasser par Ferry Radax (1966), le deuxième film sur la vie de l'artiste. Dans le film, il s’agit d’un vieux cargo, avec qui Hundertwasser a navigué de la Sicile à Venise en 1968 et qui est devenu après des rénovations le "Regentag" (jour de pluie).

En 1972, Hundertwasser a fondé le "Grüner Janura AG" (société anonyme) en Suisse, qui a été rebaptisé "Namida AG" en 2008. Par cette société anonyme Hundertwasser a géré ses droits d’auteurs littéraires et artistiques.

Dans les années 1970, Hundertwasser a acquis dans la Bay of Islands en Nouvelle-Zélande plusieurs propriétés, qui comprenaient avec une surface totale de 372 ha, toute la vallée "Kaurinui". Là, il a réalisé son rêve de vivre et travailler dans la nature et entre autres dans le "bottle house" qu'il avait conçu. Il y a installé des capteurs solaires, une roue à eau et une station de traitement de l’eau par les plantes ce qui lui permettait de vivre en autarcie. Il a aussi expérimenté la technique des toits plantés.

En 1979, Hundertwasser a acquis, par l’intermédiaire de sa société suisse, le „Giardino Eden" à Venise, un grand jardin de 15.000 m² avec palazzo.

Hundertwasser a conçu une des affiches d'artistes éditées pour les XX jeux olympiques de 1972 à Munich.

En 1975, il a commencé à concevoir des timbres-poste. En 1982, il a redessiné la façade de la fabrique "Rosenthal" à Selb. Un an plus tard, la première pierre de la maison d'Hundertwasser à Vienne a été posée et le 17 février 1986 les locataires ont reçu la clé. Dans les années suivantes, Hundertwasser a travaillé pour de nombreux projets architecturaux en Allemagne, en Autriche, en Suisse mais aussi en Californie, au Japon et en Nouvelle-Zélande.

En 1984, il a participé activement à l'occupation de Hainburger Au, une réserve naturelle du Danube, pour empêcher la construction de la centrale électrique. Il a même déchiré devant la caméra son Grand Prix de l’État autrichien.

En 1993, il a été appelé pour concevoir le design artistique de la nouvelle édition du dictionnaire d'école latin-allemand "Der kleine Stowasser" de Joseph Maria Stowasser, "comme don à la jeunesse" (formulation de l'éditeur). Cette édition jubilée du dictionnaire a été diffusée dans les pays germanophones et publiée en 1994 exactement en cent versions différentes ( par variations de couleur). Le dictionnaire est encore ainsi aujourd'hui.

En 1995, la "Hundertwasser Bibel" a été publiée. Ce livre de 1688 pages est illustré avec trente collages, créés spécialement pour cette édition, et une cinquantaine d’œuvres d'art. Les couvertures sont faites à la main et chacune est unique.

Friedensreich Hundertwasser est décédé le 19 février 2000 lors de son retour d'Europe pour la Nouvelle-Zélande à bord du "Queen Elizabeth 2" à cause d’une insuffisance cardiaque. Selon son dernier désir, il a été enterré dans sa propriété en Nouvelle-Zélande sous un arbre de tulipe, sans cercueil, nu et enveloppé dans un "Koruflagge" (drapeau qu'il a conçu pour la Nouvelle-Zélande)

D’après son manager, Joram Harel, Hundertwasser était sans aucune fortune et sa succession a été surendettée à cause de son style de vie couteux. D'autre part, les amis de Hundertwasser disent qu'il a vécu très modestement et ne dépensait même pas d'argent pour couper ses cheveux.

Art et Architecture[modifier | modifier le code]

Spirale[modifier | modifier le code]

Dans les images de Hundertwasser la forme d'une spirale est très souvent présente.

Friedensreich Hundertwasser disait :

"La spirale est exactement là où la matière inanimée se transforme en vie.

Je suis convaincu que l'acte de création s’est fait sous forme de spirale.

Notre terre décrit le déroulement de la spirale. Nous tournons dans un cercle, mais nous ne revenons jamais au même point, le cercle ne se ferme pas, nous venons seulement à proximité de l’endroit où nous avons été. Ceci est typique pour la spirale qui apparemment est un cercle qui ne se ferme pas.

La vraie et équitable spirale n'est pas géométrique, mais végétative, elle a des renflements, parfois plus mince et parfois plus épaisse et coule autour des barrières qui se dressent sur son chemin.

La spirale signifie la vie et la mort dans toutes les dimensions. A l’extérieur elle se dirige vers la naissance, vers la vie et puis par une dissolution apparente dans le surdimensionné, dans l’extraterrestre, dans des zones non mesurables.

Vers l’intérieur, elle se condense par concentration vers la vie et devient par après dans des petites régions infinis, ce que nous appelons la mort, car ceci dépasse notre perception qui tente à mesurer.

La spirale pousse et meurt végétative, c’est à dire que les lignes spiroïdales se déroulent tels que les méandres des fleuves et suivent loi de la croissance des plantes. Elle n’ oblige en aucune façon le déroulement, mais elle se laisse diriger. En conséquence, il lui est impossible de faire des erreurs."

Art[modifier | modifier le code]

Le Grand Chemin est une des œuvres majeures d'Hundertwasser. La toile est datée en de 1955 et mesure 1.62m x 1.60m. Hundertwasser a utilisé à bon escient dans ses peintures des couleurs complémentaires pour donner une plus grande luminosité à ses images. Dans le Grand Chemin dominent les couleurs rouge, bleu et vert qui forment une spirale. Pour Hundertwasser, cette forme symbolise la loi de la nature. Le chemin entre la naissance et la mort. La forme de la spirale a délibérément de petits renflements qui semblent comme les lacs ou les clairières. "La ligne droite est athée et immorale"(Hundertwasser, dans Pierre Restany Friedensreich Hundertwasser, p.7)

Architecture[modifier | modifier le code]

Autriche

  • Maison Hundertwasserhaus à Vienne, 1983-1986
  • Mierka Getreidesilo Krems, 1982-1983
  • Rupertinum, Salzbourg, 1980-1987
  • Église St.-Barbara, Bärnbach, 1987-1988
  • Musée du village de Roiten, 1987-1988
  • Fabrique de textile Rueff, Muntlix, 1988
  • Fernwärme (l'incinérateur) Vienne, 1988-1997
  • Aire d'autoroute, Bad Fischau, 1989-1990
  • Maison de l'art, Vienne, 1989-1991
  • Maison de Hundertwasser-Krawina, Vienne, 1990-1991
  • Brunnenanlage, Zwettl, 1992-1994
  • Pavillon de la DDSG, Vienne, 1992-1994
  • SpiralflussTrinkbrunnen, Linz, 1993-1994
  • Hôpital de Graz, 1993-1994
  • Village thermal de Blumau, 1993-1997
  • Usine à Zwischenwasser
Lycée Martin-Luther à Lutherstadt Wittenberg.
Citadelle verte de Magdebourg.

Allemagne

  • Fabrique Rosenthal, Selb, 1980-1982
  • Halte-Garderie, Francfort, 1988-1995
  • « Dans les prés », Bad Soden am Taunus, 1990-1993
  • « Habiter sous la pluie », Plochingen, 1991-1994
  • Lycée Martin-Luther à Lutherstadt Wittenberg, 1997-1999
  • Maison à Plochingen, 1999
  • Résidence Waldspirale, Darmstadt, 1998-2000
  • Gare d’Uelzen, 1999-2000
  • Citadelle verte de Magdeburg, 1999-2000
  • Maison Ronald McDonald d'aide aux enfants, à Essen
  • Kuchlbauer Turm, Abensberg.

Japon

  • Countdown 21st Century Monument for TBS Tôkyô, 1992
  • Kid's Plaza Ōsaka, 1996-1997
  • Maishima Incineration Plant Ösaka, 1997-2000
  • Maishima Sludge Center Ōsaka, 2000

É.-U.

  • Quixote Winery Napa Valley, 1992-1999

Israël

  • SpiralflussTrinkbrunnen II Tel Aviv, 1994-1996

Suisse

  • Halles du marché d’Altenrhein, 1998-2000

Nouvelle-Zélande

  • Toilette publique Kawakawa, 1999

Citations[modifier | modifier le code]

  • DROIT À LA FENÊTRE : « Un locataire doit avoir le droit de se pencher à sa fenêtre et de changer tout ce qu'il veut du mur extérieur, aussi loin que peut aller sa main. Et il doit avoir le droit de prendre un long pinceau et – aussi loin que peuvent aller ses bras – de tout peindre en rose, afin que l'on puisse voir de loin depuis la rue : là vit un être humain qui se distingue de ses voisins, le bétail frustré ! » (Manifeste de la moisissure contre le rationalisme en architecture, 1958)
  • « Certains disent que les maisons sont faites de murs. Je dis qu'elles sont faites de fenêtres. »
  • « Les Beaux-arts doivent être beaux mais les peintres ne doivent pas forcément savoir peindre »
  • « Si quelqu'un rêve seul, ce n'est qu'un rêve. Si plusieurs personnes rêvent ensemble, c'est le début d'une réalité ! »
  • « Nous vivons aujourd'hui dans le chaos des lignes droites, dans la jungle des lignes droites. Que celui qui ne veut pas le croire se donne la peine de compter les lignes droites qui l'entourent et il comprendra car il n'arrivera jamais au bout. (…) Cette jungle de lignes droites, qui nous enferment comme dans une prison, nous devons la supprimer. » (Manifeste de la moisissure contre le rationalisme en architecture, 1958).
  • « Le véritable analphabétisme n'est pas dans l'incapacité de lire et d'écrire, mais dans l'inaptitude à créer. »
  • " L'art véritable doit être expressif. L'art véritable doit donner aux choses une vie différentes" (Discours prononcé au Leopoldskron en 1949)

Photographies de ses œuvres[modifier | modifier le code]

Autriche[modifier | modifier le code]

Village thermal de Blumau[modifier | modifier le code]

Ville de Bärnbach[modifier | modifier le code]

Village de Roiten (Rappotenstein)[modifier | modifier le code]

Maison Hundertwasser à Vienne[modifier | modifier le code]

Allemagne[modifier | modifier le code]

Darmstadt (Hesse)[modifier | modifier le code]

Plochingen (Bade-Wurtemberg)[modifier | modifier le code]

Autres travaux[modifier | modifier le code]

Certaines peintures d'Hundertwasser reproduites sur timbres-poste ont été peintes par l'artiste spécialement pour être reproduites sur ce support[1], qui le fascinait : en 1983, il affirme que « pendant longtemps, je fus malheureux et insatisfait parce que les tableaux que je peignais ne pouvaient soutenir la comparaison avec les timbres[2] ».

Ses premières œuvres originales pour timbres sont émises en Autriche en 1975 et au Sénégal en 1979[3]. Dès 1975, Hundertwasser a travaillé une vingtaine de ces timbres avec le graveur autrichien Wolfgang Seidel[4]. Il aimait Roger[Qui ?] comme un frère. L'ensemble de son travail comporte 14 œuvres.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les deux exceptions sont un timbre de Cuba de 1967 et l'illustration des deux timbres pour le Conseil de l'Europe émis par la France en 1994, d'après Frédérique Fasser, « F. Hundertwasser, un peintre qui aimait les timbres », publié dans Timbres magazine no 82, septembre 2007, pages 40-43.
  2. Cité dans Frédérique Fasser, « F. Hundertwasser, un peintre qui aimait les timbres », publié dans Timbres magazine no 82, septembre 2007, page 40.
  3. D'après la liste des timbres d'Hundertwasser dans Frédérique Fasser, « F. Hundertwasser, un peintre qui aimait les timbres », publié dans Timbres magazine no 82, septembre 2007, page 40.
  4. Entretien avec Wolfgang Seidel, publié dans Timbres magazine no 82, septembre 2007, page 41.

Weblinks[modifier | modifier le code]

Traduction Wikipedia Allemand https://de.wikipedia.org/wiki/Hundertwasser

http://www.kunsthalle-bremen.de/uploads/cms/files/schulen_und_kitas/7_die_spirale_das_ultimative_symbol.pdf

Traduction d'une citation http://www.hundertwasser.at/deutsch/werk/malerei/malerei_diespirale.php

Livre[modifier | modifier le code]

Hundertwasser Pierre Restany

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Liens externes[modifier | modifier le code]

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